I. BpUt. 4 Ivàû ad Orientales, apud Mansi, t. II, col. it3l
426 LEÇON h. SAINT JULÈS I. AN 347-352.
Nicée ; maiS) désirant mettre fin à tant de dispensions;^ ils demandèrent un nouveau concile où seraient eonVoqués les éTéques des deux parties de Tempire.
3( Ge concile s'assembla à Sardique (347), sous la présidence d'Osius de Cordoue et des deux prêtres légâtn du pftpe* Les Eusébiens n'y parurent que pouf s'«a séparer et se retirer à Philippopolis, sous prétexte qu'Athanase et lei autres évêques qu'ils avaient déposés siégeaient irréguiiè* rement au concile comme évêques % Les catholiques pas' sèrent outre, et» après avoir reconnu eux-mêmes l'inno*' cence des évêques accusés, ils les déclarèrent de nouveau absous^ et condamnèrent leurs adversaires^ notamment les évêques intrus mis à leur place. Ils dressèrent ensuite vingt et un canons^ la plupart contre les actes abusifs des Eusébiens, pour empêcher à l'avenir de semblables désordres. Les plus remarquables de ces Canons sont lee troisième^ quatrième et septième^ dans lesquels^ consacrant le droit d'appel à Rome, les Pèreis recotinaissàieot au pape le droit de oonfirmer la première sentence, ou dé la casser et de donner de nouveaux juges. Gette première formule du droit d'appel fut nécessairenleiit vagué stir là manière de procéder à une nouvelle enquête; mbis en approuvant la conduite de Jules dans l'affaire de sftint Athanase et des autres évêques en catue cotnme lui^ ils disaient assez clairement qu'ils n'entendaient pas refUser au pape le droit d'évoquer les causes à son propre \vi^ bunal. *^ Plusieurs oritiquos^ tels que de Maroai ËUies Dupin, Fébroniub^ etOi» ont voulu voir dans ces eano&s de Sardique un droit nouveau créé pàf les Pôfes de ce coU'^ cile ; mais cette opinion tombe évidemment devant les faits et devant le bon sens^ Ge serait dene en faveur du pape^ usui^pateur d'un droit qu'il n'avait pas encore^ que les Pères de SardiqUe auraient établi ce môme droit * I
1 . Sur le concile et les canons de Sardique, outre les liistoriens anciens, Sozom., 11b. III, cap. tiii; Théodore!, lib. II, cap. iv, et les Lettres de Jules et des Orientaux dans MatiSi, t. Il, dM» 1 1?8> tôt» Iju^, fH ClnH. StfhH'Ci , f. Ir p, 134.
4. Le concile de Sattliquë, sdUsbrit par trois cettt quarântenjuatl^ éVêqueà, bieii qu'il ti'y en eût qiiè cent soixante enviroti présents, tous compris, est t^egardé gôriêralement coDQme œciiméûique * * mais il ne M qu'Un appendice et cofliffle uu cottipiëtoent dd concile de Nicée pài» sels canôill de discipline. -^ PoUî» lefe ibiiiltitè-sëize Ëuséblèïià fetifê^ à Philippopoliô^ ild eUrent TaUdacé de m prétendre le v^Ai concile de Sardiquê, d'écrire etî eè séiiô une espèéé d6 lettre feynodale où ild ét&lèi['ent tous leuri gMefs conti^è lé^ évêques catholiques, et, 6e quî sUfpâîise tout, d'eicômrtltt* nier, atec les principaux évêqUës du èôndie, le pâpô JuléSi - Dès ce moment, rOHéttt, entièrement dominé p^t le§ évoques éttsébietts, qUoiqtt'bn y comptât encore grand nombre de Catholiques, se trouva ct^mme séparé de YOt^ cident, où 11 y avait tl^s-peu d'Ariens.
5. Aprèà le condle de Sftfdique, les Occidentaux iê réunirent h Milan et y reoufeflt l'hypocrite abjuration que deux jéunes évèque* ariens, Urëace et Valons^ firent pôuf consemi" leufs siégea Situés ëh PàttUonië, sOUs l'autorité de Gotistant; Ils S'occupèrent diiisUite de Photiîl, éVéqué de Siwiito, H lë éondattinèfént cottinie tenant éffëfctiVeinëttt
-'Euehtfias, Ahtti-Éebtùttm, lib; Ul, paHt I, 6ap. n.-^ièl IHItM ^alt^ini^ opf' SiLeonii, t. 11$ àf^tervat^ iH Dissert t F» — <^itesneUi) cftp* ▼ et vi. — Palma, Prxlect, HisU ecclea., t. I, cap. xui. — Tilîemont^ i. VI, p, 33 3, et <. Vlli, p. 88, «ifoéi AlèiWdfé, 4* séc.» dissert. XXVU.
^ ^étU âé ^dtn^ ne fit4t ^vti 8atmûi^9¥ tth vêHîdhtè ^U é*appéî, ^iàtnvifUiwrf
^^^r h négative : Ellies Dupin, de Harca, Tiilemont, t. YÏI, p. 108, Febronius, buguet, dîssëH. tXVtî, elc. (îes auteurs sont défavorables au droit d'appel, «rtom th droit d'èVdfcàtioU.*
^^^ l'of/lrMdltve ; Les aAtUtnt hisioriéns, ZkëehflHftà^ les ît&m llalterifiti tapug, qui discute la question des ftppels. — Noël Alexandre, dissert. XXYIII, où il met toutefois cette restrictiob à la concession du droit d'appel : Salha con' ^^^' QèHéttil u'Uctûtiiatey i-ëstHctioil à Uqueitè a^tifémëtit leS fkté^ de M^ ^que ue songèrent pas, et qui est réfutée dans les savantes notes de Roncaglia et de Maosi à la suite de cette <lissertation.
1. tbtf iiôël Atetâtidre, disserl. XXtit, éï Mans!, qiii défendent celle œcuîné* nicité contre de Marca et Basdâgè.
rhérésie sabellienne. Cette sentence, confirmée par le pape, répondait au reproche de sabellianisme que les Ariens osaient faire aux Catholiques. — En Afrique, il fallut envoyer des soldats contre les Circoncelltons, On appela ainsi des fanatiques furieux qui s'élevèrent au milieu des Donatistes, dès le temps de Constantin. Us couraient par bandes, et, jaloux d'être honorés comme martyrs, ils se jetaient dans les précipices et du haut des rochers, ou se faisaient tuer par ceux qu'ils rencontraient, les menaçant de mort s'ils ne le faisaient pas. Ils arrivèrent bientôt à n'être plus que des bandits, pillant, commettant des meurtres et tant de violences, qu'on fut obligé d'implorer le secours des soldats, qui ne purent les réprimer. Les Donatistes, qui désavouaient ordinairement ces misérables, résistèrent, eux aussi, aux efforts que fit l'autorité civile pour les rappeler eux-mêmes à l'unité ; et la plupart de leurs évêques, entre autres leur fameux Donat, faux évèque de Carthage, préférèrent l'exil. Les évêques catholiques, qui n'approuvaient point ces rigueurs, s'assemblèrent à Carthage (348), sous l'évêque Grotus, et condamnèrent l'erreur de la rebaptisation, que les Donatistes avaient reprise, et leurs Circoncellions •.
En Mésopotamie, Audée et ses disciples les Audiens, autres fanatiques ignorants, jouèrent d'abord le rôle de censeurs rigides de tout ce qui ressentait la mollesse et les richesses dans le clergé, et finirent par tomber dans l'erreur grossière de Y anthropomorphisme^ qui attribue à Dieu un corps humain, et dans celle des Quartodécimans.
6. La Perse était alors le théâtre d'une longue et cruelle persécution. Sapor, en guerre avec les Romains, voulut aussi étemdre leur religion dans ses États. Poussé d'ailleurs par ses mages et les Juifs, il publia en 345, le vendredi saint, un édit qui fut le signal d'un carnage uni-
. t. Sur les Circoncellions, voir saint Optât, lib. UI. — Tiilemont, t. lU, p. 118, •t les auteurs cités plus haut, p. 834, sur les Donatistes.