‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 252 sur 329 · FIN DE JULIEN · texte numérisé non relu

FIN DE JULIEN

phiste. Il lut nos saintes Écritures, en fit une critique perpétuelle, s'eiforçant d'y trouver des contradictions, des difficultés. Une prophétie le frappa surtout ; celle de Jésus- Christ sur la ruine du temple de Jérusalem. Julien eut la pensée de. lui donner un démenti public en rétablissant ce temple; et quoi de plus facile au maître de l'empire romain! Plein de cette idée, le sophiste tout-puissant s'adressa aux Juifs, les enflamma de zèle et leur promit son appui et ses trésors. Il donna tous les ordres nécessaires pour cette grande entreprise, dont il confia la direction à son ami Alypius. De leur côté, les Juifs, accourus de toutes parts, se mirent à l'œuvre avec enthousiasme; mais lorsqu'on eut creusé de nouveaux fondements, de façon qu'il ne resta plus cette fois pierre sur pierre de l'ancien édifice, des orages, des tourbillons de vent et un tremblement de terre emportèrent tous les premiers préparatifs. Les Juifs opiniâtres recommencèrent les travaux : alors des globes de feu, sortis des fondements, s'élancèrent sur les travailleurs, en brûlèrent un grand nombre, consumèrent les matériaux et les outils des ouvriers, et rendirent, en se renouvelant, le lieu inaccessible. Tel est le récit d'un historien païen, AmmienMarcellin^ La nuit suivante, ajoutent saint Grégoire de Nazianze et les historiens chrétiens, des croix mefifaçables apparurent sur les vêtements des Juifs, et même sur les vêtements de tous indistinctement, et durant le jour on vit une grande croix de lumière dans les airs, comme un trophée de la victoire de Jésus-Christ. — Ce fait, évidemment miraculeux, est en même temps l'un des faits les mieux prouvés de l'histoire. Or, de ce fait ainsi démontré, il suit avec non moins d'évidence que le Christianisme est divin. Et nous entendons ici le seul Christianisme en cause au temps de Julien, et même dès le

I. Metuendi i^obi, fltmmaram prope fundamenta crebris assoltibns eroin* pentef , fecere locum «uitis, aliquotiet onerantibus^ inaeceisiiin» Amniian, Marcel!., lib, XXIII, cap. I.

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