‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 253 sur 329 · LEÇON LUI. LIBÈRE; AN · texte numérisé non relu

LEÇON LUI. LIBÈRE; AN

temps de Dèce, lorsque la lutte devitit mortelle (LXV, 5); en d'autres termes, nous entendons Je Catholicisme tel qu'il existe encore aujourd'hui dans l'Église i*omaîtie, avec ses dogmes et ses institutions'.

4. Julien, irrité au delà de toute mesure de cet échec humiliant, jura d'exterminer les Chrétiens et le Christianisme à son retour de la guerre des Perses. C'était là que Dieu attendait l'apostat couronné : Julien mburiit, dans cette guerre (363), d'une mort dont les circonstatices ne sont pas toutes également certaines, mais qUe tous I6s siècles ont constatnment regardée comme une éclatante punition du ciel. Julien écrivit une Satire des Césars, des Lettres et des Discours, et un ouvrage contre la religion, réfuté plus tard par saint Cyrille d'Alexandrie.

Julien l'Apostat a été dans tous les temps jugé de la manière la plus contradictoire, trop loué par les uns et peut-être trop déprimé par les autres. Pour nous, nous résumons toute sa vie dans les deux grands rôles qtf il à joués par goût, savoir : le rôle de philosophe, qui lui imposait une grande régularité, une sorte d'âdstérité de conduite, et le rôle de prêtre et de restaurateur du Paganisme, qui explique son fanatisme, ses ridictiles et ses ftireurs. Ajoutez ses talents naturels très-réels poUr l'administfa-

i* PKOBLAm*

Lé fait miraculeux dês êrtmblemënts de terre $t â9$ globes de feu ^ui fteni échouer l'entreprise de Julien est-il authentique?

four la négative : tous les Déistes, qui aiment mieux nier l'éTideaca hiilo« ri^ue qii'à?ofaer un fait qui emporte avec lui la divinité du Christianisme et <le régUse ; — Baioag», Ëiet. dee Jfiifii Ht. VIII, eh. f, 4ui affaiblit autant qu'Û peut les preuves du fait saitf le nier eatièmiMt. Il était es oelâ plut dàl^Ot^ que les autres Protestants.

Pour l'af/irmatite : Les ftutéurâ catholiques, et généralement tous ceax qoi admettent la révélation chrétienne. Nous indiquerons seulement Lefrano de Pompigaan, évèque du Puy, l'Incréduliti convaincue par les prophétietf ch. «• Il traite excellemmefit ée pottif d*M«toîre ; — tillem., i. V<I, Peràécut. de Julien^ art. 85 ; — Warlm^toii, qoi à réfàté Basnagè dans sa ÙiééèrL sur les tremblements de terre, etc.

MACÉDONiaiffe. APOLLIîlAtllSltÉS. LUfeiPÉRIENS. 4«

lion, la guerre et les lettres^ et vous àtil'ez Julien tou< entier *.

1. Le brave jovien sauva Tarmée qui l'avait élu. Cf prince chrétien et catholique s'empressa de réparer le.^ malheurs du règne précédent, en rendant aux Chrétiens la paix et la liberté, et aux églises, au clergé, aux vierges e< aux veuves leurs immunités et les distributions d'usage; il prit également des mesures pour rétablir la foi de Nicép en Orient. Nous avons vu les évêques orthodoxes rappelé? par Julien, tls rentrèrent sur leurs sièges aux acclamation? des peuples, et s'occupèrent sans délai de remédier aux maux de FËglise« Saint Athanase assembla un concile auquel saint Èusèfce deVerceil assista (362). En proclamant de nouveau la foi de Nicée, les Pérès consacrèrent la consubstantialité des trois personnes divines, ce qui emportait la divinité du Saint-Esprit, et, pour éviter toute équivoque, ils déterminèrent les deux sens attachés au terme d'Aypostase sous lequel les Latins entendaient la substance, et les Grecs la personne. Le concile établit encore l'existence . de l'âme en Jésus-Christ et la vérité de son incarnation. Ces premiers actes du concile d'Alexandrie nous révèlent l'apparition de deux nouvelles hérésies. La première niait ia divinité du Saint-Esprit, et n'était que le développement du principe de la non-consubstantialité. Le malheureux siège de Constantinople^ devenu le siège principal de

1 . Sur Julien l'Apostat et son règne, après les anciens Pères, ses contempotaifU, sabt Gtêgéifé éV9Siii&Bié et saint VMe, les coridfâdpleit à Aihèâès, étc.^ Toir Tiltem., t. Yfl ; -^ et £«np., t. IT} — • hoi ItistOtieuâ ëtëiidus; ^ fituckef, de Seeta èeUctiea, | i8 ) -^ Mbsheim, H(èt. ëcblei;^ ftée. i*i <]al lé ^éint avec nue juste sétérité; — M. Prat, Hitt, de l'Éclectieme, U U, p. 138, été.

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