Voy. IPossidius, in Vita Aug,^ cap. zm
S« Sur les biens eeclétdastiqueS) sor les dîmes et les prémices aa quatrième siècle, voir Noël A.lex., ssc. 40, cap. r, art. il; -^SeWag., tib. I, part. S, cap. vin» t. n, p. i5S ; — Bingh., Origin,^ lib. V, cap. ir; — surtout ThomaM., Discipline f part. 3, liv. I, ch. n et iii, etc. Voy. aussi liy. II et III. — Bingham, ibid., cap. ▼, et quelques autres auteurs ont prétendu que les Pères aTaient cni les dîmes de droit divin. Cette opinion, fondée sur quelques textes d'Origène et de plusieurs Pères pris trop à la lettre, est réfutée par l'opinion commune qui met l'obligation des dîmes seulement au cinquième siècle, opinion éTidenunent incompatible avec celle de Bingham. Voir les auteurs indiqués ci-dessus.
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€lergé spécialement chargé de cette gestion^ souâ lé ndtn à' économe \
Les richesses qui arrivèrent ainsi aux ecclésiastiques par ces différentes sources exercèrent »ut* un certain nombre d'entre eux, déchus de l'antique ferveur, une fâcheuse influence : ils prirent des habitudes mondaines et se créèrent des besoins que ne connaissait pas la pauvreté évangélique, plastiquée encore alors par le plus grand nombre. Ils en vinrent jusqu'à user de leur influence sur les personnes pieuses, pour se ménager des legs dans leurs testaments. Pour arrêter cet abus, Valentinien fit Une loi qui annulait les donations et les legs de ces solutés de personnes en faveur des clercs et des moines liés avec elles: Les Pères, saint Ambroise, saint Jérôme, etc., tout en sentant ce que cette loi avait d'humiliant pour le clergé, ne s'en plaignirent nullement; ils déplorèrent seulement les captations et les abus qui Pavaient rendue nécessaire*.
5. 3* Décadence des mœurs. ^— Le relâchement qui s'introduisit dans les mœurs, à la suite des richesses, fut sensible dans la masse des fidèles. Toutefois un grand nombre se soutinrent, et l'élite se réfugia dans les monastères. Là encore l'esprit du monde les poursuivit, et déjà, sur la fin du quatrième siècle, plusieurs moines sans vocation ou dégénérés déshonorèrent, par une vie plus séculière que religieuse, cette divme philosophie, comme l'appellent tous les Pères^ qu'ils avaient embrassée. Nous venons de voir le relâchement du clergé, mais c'était le petit nombre. La plupart des ecclésîastiqtieSi et notamment les évêques, et les plus éminentSj avaient professé la vie ascétique ôq monastique avant leur ordination, et la continuaient ensuite dans tout ce qui n'était pas incompatible avec leurs fonctions. Tels nous avons vu saint Athanase, saint Basile,
I Sur eet éeonùmi^ Yoy. le Concilie de Cbalcédoine) cao. 1 5. U en supiioke l'existence bien antérieure. — Bingham, lib. III, cap. xii.
2. Sur cette loi et cet abus, yoy. Thomass. et les autres auteurs indiqués plus tiaat.
488 LEÇON LIX. ÉTAT DS L*iGLISS AU QUATRIÈME SIECLE.
les deux saints Grégoire, saint Chrysostome, saint Épiphane, saint Jérôme, saint Martin, saint Paulin, saint Augustin, etc.
6. 4® Doctrine. Institutions. — Nous ferons seulement remarquer comment les discussions contre les hérétiques fournirent aux Pères l'occasion de mettre en lumière les dogmes attaqués, l'unité de substance ou la consubstantialité des personnes dans la Trinité, la divinité du Verbe et du Saint-Esprit, la divinité de Jésus-Christ et l'intégrité de la nature humaine en lui; enfin la virginité perpétuelle de Marie. — Parmi les témoignages que ces dogmes reçurent dans ce siècle, nous devons signaler celui de Julien l'Apostat. Il reproche aux chrétiens d'adorer Jésus comme Dieu, d'appeler Marie Mère de Dieu, esoTôxoç, d'adorer même la croix, de la graver sur leurs portes, d'honorer les reliques des martyrs, ajoutant que tout cela remontait jusqu'aux Apôtres. — Nous avons vu également comment le même Julien atteste, à sa manière, l'antiquité de nos institutions ecclésiastiques, en les proposant pour modèles à ses pontifes païens^. — Ainsi, non-seulement les dogmes et les institutions de l'Église romaine existaient au quatrième siècle, comme les Protestants en conviennent, mais il est prouvé de toutes manières qu'ils étaient reconnus de tous, amis ou ennemis, pour anciens et apostoliques.
Si la doctrine et les institutions fondamentales venaient des Apôtres, la science, la langue théologique venaient du temps et des hommes. Nous la voyons se développer largement dans ce siècle sur tous les points discutés. Nous ne citerons, pour exemple, que le progrès sensible qu'elle fit contre les Ariens sur la divinité du Fils, et contre les Macédoniens sur la divinité du Saint-Esprit. Nous avons dû signaler dans le texte historique tous les illustres docteurs qui remplirent la deuxième moitié du quatrième siècle et donnèrent à la théologie catholique sa plus noble ex-