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DOCTRINE. INSTITUTIONS. ETAT MONASTIQUE

)ression. Cette théologie, considérée dans sa première 3ériode^ celle des Pères, atteignit son apogée dans saint Basile pour la vie religieuse, dans saint Ghrysostome pour la morale, dans saint Jérôme pour les divines Écritures, et ians saint Augustin pour la philosophie et le dogme.

7. État monastique. — Malgré les exceptions assez rares dont nous venons de parler, à propos de la décadence des mœurs, on peut dire que le quatrième siècle fut aussi le grand siècle de Tétat monastique en Orient. A peine saint Antoine eut-il ouvert les déserts, et saint Pacôme les communautés à leurs disciples, qu'une multitude de solitaires et de moines se précipita à leur suite. Ils peuplèrent les solitudes et remplirent les villes mêmes en Egypte. Ainsi la grande ville d'Oxyrrhynque compta jusqu'à dix mille religieux et vingt mille vierges, religieujses ou ascètes. — Saint Hilarion fonda les premiers monastères en Palestine, où ils se multiplièrent singulièrement, surtout aux environs de Jérusalem. Saint Jérôme et sainte Paule, RuflSn et Mélanie l'Ancienne achevèrent ce grand mouvement. Bientôt les déserts de la Syrie se peuplèrent de cénobites et d'anachorètes. Us s'étendirent rapidement dans la Mésopotamie, et saint Basile, avec sa famille et ses amis, (Contribua puissamment à les répandre dans le Pont et la Cappadoce. De la* Mésopotamie , le régime monastique s'étendit avec le Christianisme dans l'Arménie et dans la Perse.

Les monastères de religieuses se multipliaient en proportion des communautés d'hommes, et suivaient en quelque sorte leurs destinées. Ordinairement ils étaient fondés et dirigés par. les parentes des propagateurs du régime monastique : saint Antoine, saint Pacôme, saint Basile, avaient leurs propres sœurs à la tête de communautés de vierges. Leurs monastères étaient toujours à une distance convenable et, si la localité le permettait, séparés par une rivière. Quelques religieux prêtres choisis parmi les plus éprouvés étaient chargés de la direction de ces maisons, et

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on prenait toutes les précautions nécessaires pour éloigner jusqu'au soupçon.

Quel était le régime ou la règle suivie dans ces différents monastères de l'Orient ? Le fond de cette règle consislait à partager le temps entre la prière commune et particulière, \e^ travaux manuels et l'étude pour plusieurs, surtout l'étude des saintes lettres, et enfin, le repos et les autres soins nécessaires au corps. Les moines s'engageaient à une parfaite obéissance envers les supérieurs et à garder la continence. Tout y respirait la pauvreté dans les vêtements, la nourriture, le logement. En un mot, si les trois vœux de religion ne se trouvaient pas exprimés dans celte règle avec la précision qu'on y a mise depuis, avec toutes les peines canoniques contre les transgresseurs, ils y existaient de fait et étaient pratiqués avec une ferveur qui remplaçait excellemment la lettre. Pour les règlements qui devaient fixer le tenips et les heures de chaque chose, de la prière, du travail, des repas, du sommeil, etc., ainsi que les offices, les emplois, les .usages, etc., ils demeuraient à la disposition des fondateurs de chaque monastère. Nous ne pouvons donc donner aucun règlement comme représentant l'intérieur des monastères à cause des variétés qu'on rencontre dans les maisons diverses. Cependant, eQ prenant la règle de saint Pacôme, la première dans Tordre des temps, pour point de départ de ce mouvement monastique, et les grandes règles de saint Basile pour marquer l'état des idées et des monastères vers la fin du quatrième siècle, on peut se faire une notion assez exacte du régime des communautés durant ce même siècle. Os trouve déjà dans saint Basile, ou plut6t dans les traditions qu'il se plaisait & recueillir, les points qui se retrouvent encore aujourd'hui dans toutes nos règles religieuses, tels que le r^oncement à tout, le noviciat, le silenéd, te compte de conscience, le renoncement aux parents et la communauté en toutes choses, les devoirs des économes, la nécessité du travail, la préférence à donner aux

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