DONATISTES. CONFÉHENCB DE CARTHAGE. SYNESIUS
disparurent toutefois qu'au septième siècle, sous les ruines mêmes de l'Afrique ^
4. L'Orient, qui avait subi les ravages des Huns, puis ceux des Isaures, respirait sous le sage gouvernement d'Anthémius, tuteur du jeune Théodose, depuis la mort d'Arcadius (408)^. Pulchérie, la seconde fille d'Arcadius, et le prodige de son siècle par ses grandes qualités et sa vertu, se trouva chargée, dès l'âge de quinze ans, de l'éducation de son frère; elle fut déclarée auguste lorsqu'elle n'était que dans sa seizième année (414)*. — Synésius tlorissait alors dans la Libye, d'abord comme philosophe, puis comme évêque de Ptolémaïs. Ennemi des affaires et de tout ce qui pouvait troubler son repos, Synésius objecta tout ce qui lui fut possible, jusqu'à protester qu'il ne se séparerait point de sa femme, pour échapper à l'épiscopat. Mais on passa outre, et le changement qui s'opéra en lui, les vertus et toutes les qualités qui en firent un grand évèquo, prouvèrent que, s'il y eut quelque chose d'irrégulier dans son ordination, elle n'était pas moins l'œuvre de Dieu. Synésius eut aussi ses épreuves; il souffrit beaucoup du gouverneur Andronique, et se vit assiéger dans Ptolémaïs par des Barbares, les Ausuriens, qui ravagèrent toute la Libye (412)*.
5. Durant les bouleversements de l'empire d'Occident, saint Jérôme poursuivait ses travaux sur le texte des saintes Écritures, dont il donna une version plus conforme au texte hébreu. Elle lui coûta un immense travail, et ne laissa pas de lui attirer d'abord de graves critiques. Saint
<• Yoy. ces Actes de la conférence de Carthage, Gesla collalionis Carthagine koÔJte, dans Labbe, t. Il, col. 1335, et Mansi, t. IV, col. 7; — Tillem., t. YI, h (88, etc.; — Baron, et Saccar., an 41i.
%• Procope, Hiit. de la gvierre det Perses, liv. I, ch. ii, et plusieurs anciens tutenrt qai l'ont suivi, racontent qu'Arcadius mourant avait confié la (uteile de ion 6U à Isdegerde, roi des Perses, qui s'en était acquitté généreusement. Mais TiUemont {Emp., t. VI, p. 1 et 597) et Basnage rejettent ce récit comme invraisemblable, Sacearelll, an 408, tient le fait pour douteux.