Joan., UI
2. Orose, prêtre espagnol, était lié avec saint Jérôme et saint Augustin. Soo principal ouvrage est une histoira contre 1m païens, en sept litre». V^y. Neêl Alex., sœc. 50, cap. it, art. 6.
LES PEXiAGIKNS. 511
rendre favorable. Il fut plus dissimulé encore devant le concile de Diospolis (415), où ses accusateurs Héros et Lazare, évêques gaulois, et Orose ne purent se trouver. L'hérésiarque, n'ayant en face aucun contradicteur initié à ses subtilités, dit tout ce qu'il voulut. Le concile le dé-* clara catholique et condamna en réalité le Pélagianisme, | que Pelage, dit saint Augustin, avait condamné lui-même^ Le novateur et ses disciples s'en glorifièrent toutefois comme d'une victoire, ce qui ne fit que ranimer le zèle des docteurs catholiques. Saint Jérôme écrivit alors contre eux ses Dialogues ; les évêques d'Afrique, réunis en concile à Carthage et il Milève en Numidie (41 6) , condamnèrent de nouveau Pelage • et Célestius, et envoyèrent leur jugement au pape. Innocent le confirma, sépara de la communion de l'Église les deux sectaires et mourut peu de temps après cet acte d'autorité (417). Ce saint pape avait gouverné l'Église durant près de seize années, et toujours avec un zèle aussi actif qu'éclairé. Ses lettres et décrétâtes dans l'affaire de saint Jean Ghrysostome, celles contre Pelage et Célestius et sur divers points de discipline, en sont la preuve^.
5. Après le jugement du pape Innocent contre les Péiagiens, saint Augustin avait dit cette parole souvent répétée depuis : « Deux conciles ont envoyé leur sentence au « siège apostolique, qui a répondu en la confirmant. La « cause est finie; plaise à Dieu que l'erreur soit finie elle- « même I Causa finita est, utinam aliquando finiatur er- « ror^ I » Hélas! il n'en fut pas ainsi. Le pape Zozime, qui succéda à saint Innocent, fut aussitôt circonvenu par Célestius, qui se trouvait à Rome, en même temps qu'il reçut
de Pelage, encore en Palestine, une profession de foi, accom-