‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 289 sur 329 · Voy. Tillem., t. xn, p. 356 ; — Emp., t. V, p · texte numérisé non relu

Voy. Tillem., t. xn, p. 356 ; — Emp., t. V, p

VANDALES EN AFRIQ. S. eERM. D'AUX. STE GENEVIEVE. 521

dispositions des Semi-Pélagiens de la Gaule méridionale. Mais les évêqiies gaulois les poursuivaient d'autant moins qu'ils se déclaraient plus sincèrement contre les erreurs de Pelage; car ce fut dans le temps même des premières discussions sur certaines parties de la doctrine de saint Augustin que ces évêques, réunis en concile, désignèrent saint Germain *, évêque d'Auxerre, et saint Loup, évêque de Troyes, pour aller combattre le Pélagianisme, qui envahissait la Grande-Bretagne, et que le pape saint Célestin désigna Germain comme son légat dans cette mission (429). Les deux apôtres eurent les plus grands succès, plus encore par les miracles de saint Germain que parleur parole. Tels furent les commencements de saint Germain, que sa sainteté, ses miracles et sa doctrine rendirent si célèbre de son vivant et après sa mort '. Ce fut dans ce premier voyage en Angleterre que le grand évêque vit l'illustre bergère de Nanterre, sainte Geneviève, encore enfant, que sa vertu et son humilité rendirent si célèbre elle-même*. 8. Dans les premières années du cinquième siècle, la vie monastique fit de grands progrès dans les Gaules. Nous avons vu ses commencements en Occident (LX, 6). Ils ifurent faibles d'abord; mais au commencement du cinquième siècle, Ruftîn ayant traduit en latin la règle de saint Basile, et saint Jérôme celle de saint Pacôme, la vie religieuse y prit le plus grand essor, principalement dans la Gaule méridionale, où Cassien vint se fixer après avoir recueilli dans ses voyages toutes les traditions monastiques de l'Orient. Tandis qu'il bâtissait deux monastères à Marseille, saint Honorât fondait l'abbaye de Lérins (410). Cette célèbre maison eut successivement pour abbés saint Honorât, son

I. Sur saint Germain d'Auxerre, voir Tillem., t. XY; — Longueval^ Ut. ni et IV; — >et sar saint Loup, Tiilem., t. XVI, p. 126 ; — Longueval, ihid,

t, Voy. Tlllem., t. XV, p. i, et t. XVI, p. Itô.

8. Sur saiolè GeneTiève, voir sa Kt>, édit. da P. Charpentier; — Bollandns; — TUlem., t. XVI, p. 6ti ; — Longueval, liv. III et IV; — surtout sa Vie réeeote, par !• ?• SaintiTes.

52a LKÇON LXin. SAINT OÊLESTIN. AN 430-437.

fondateur; saint Hilairç» qui lui succéda également sur le siège d'Arles; saint Maxime et Fauste, qui furent de même successivement évêques de Ries. Parmi les hommes illustres qui en sortirent, nous nommerons seulement saint Loup» évêque de Troyes; Vénérius, évêque de Marseille; Rustique, archevêque de Narbonne; saint Eucher, évêque de Lyon, et le plus connu de tous, saint Vincent de Lérins, dont nous parlerons plus loin. Les fondations de Condat ou Saint-Claude et de la Baume par saint Romain et saint Lupicin, dans les montagnes du Jura, et une multitude d'autres suivirent de près, tandis que saint Patrice élevait les premiers monastères en Irlande, dont il fut l'apôtre ^ Cette énumération incomplète des plus célèbres établis* sements qui remontent à la première moitié du cinquième siècle nous montre un grand mouvement monastique, surtout à Marseille et à Lérins. Une telle activité et une telle ferveur contribuèrent sans doute à la réaction qui éclata dans cette partie de la Gaule méridionale contre certains points de l'enseignement de saint Âugustm. Il est certain du moins que la doctrine de la Prédestination poussée à l'exagération désespérerait la ferveur, loin de l'exciter. Elles expliquent aussi comment, parmi tant d'hommes recommandables, plusieurs, tels que Gassien, Fauste de Ries, peut-être saint Vincent de Lérins ^ se jetèrent dans le système serôi-pélagien, et comment les évêques ne crurent pas devoir les inquiéter. Loin de là, ils continuèrent d'honorer la vertu et les lumières de ces hommes vénérés, de ôes saints, comme les appelle saint Prosper lui-même*; les papes ne les condamnèrent pas davantage; ils ont même autorisé le culte qui a été rendu

t. Voy. Bist. abrégée de l'ordre de Saint'BenoU, par D. Bulteau, liv. I; — Tillem., t. XV et XYI, où Ton trouve les Vies de ces différents personnages; le P. Longueval, liv. ni et IV, et Mabillon, Praefatio in prim, S. Bened., § I.

2. Voy. le card. Noris (Hwl. Pelag., lib. II, cap. xi), qui l'accuse de sewipélagianisme, contre le sentiment commun qui l'absout.

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