Epiât, ad Avg., n. 3, Voy. aussi n. î
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à plusieurs dans leurs églises, et notamment à Cassien, dans son monastère de Saint-Victor à Marseille. D'ailleurs les Semi-Pélagiens purent soutenir de bonne foi leurs erreurs jusqu'au concile d'Orange (529), qui lés condamna formellement, et dont la décision fut sanctionnée par le pape Boniface.
Nous avons dit que déjk, dans ces discussions assez vives sur l'article de la Prédestination, plusieurs esprits se jetèrent dans l'excès opposé au Pélagianisme*; mais ces premiers Prédestinatiens parurent peu, et nous en parlerons plus tîird. — - Il est temps d'aborder la seconde secte qui sortit de l'école rationaliste de Théodore de Mopsuète^ c'est-à-dire le Nestorianisme*.
I. ^NestoriuSj né en Germanicie dans la Syrie, se fit le disciple de Théodore de Mopsuète, puis religieuTt dans le monastère de Saint**£uprèpe, près d'Antioche. Il y trouva deux hommes qui devinrent célèbres : Jean, depuis évoque d'Antioche, et Tbéodoret, qui fut évoque de Cyr, et se lia dès lors avec eux d'une amitié dont nous verrons les suites, Nestorius, ordonné prêtre par l'évêque Théodose, fut envoyé par Jean, son successeur, à Gonstantinople, pour occuper oe grand siège, sur la demande de l'empereur lui<* même. Le nouveau pontife afficha tout d'abord un zèle ardent contre les hérétiques^ en même temps qu'il accueillait les évêques pélagiens condamnés en Occident et chassés d'Italie. Croyant le moment venu, il essaya d'introduire une doctrine nouvelle sur l'Incarnation^ d'abord
1. Les moines d'Adrumette donnèrent déjà, an moins implicitement, dans le Prédestinâtianisme en niant le libre arbitre. V07. Sactai^lli^ an 424, n. 3, t. Vltl, p. t64. Saecarelli n'est pat ttispeet ici.
i. Sur le Nestorianiame, Toir les auteurs cités plus bas, p. 43f •
par deux de ses disciples, puis ouvertement par lui-même. Il enseignait que le Verbe ne s'était pas uni hypostatiquement, mais moralement à la nature humaine. C'était là le point capital, le pivot de tout son système. Il s'ensuivait clairement : i** qu'il y avait deux personnes en Jésus- Christ, que Jésus-Christ n'était pas Dieu proprement dit, mais seulement le temple de la Divinité, et le Fils de Dieu par adoption; 2® que Marie n'avait pas enfanté un Dieu, le Fils de Dieu, mais seulement un homme déifié, et qu'en conséquence Marie ne devait pas être appelée Mère de Dieu, etoToxoç, mais bien Mère du Christ, X/xvtot^xoc. — Ce système d'erreurs, qui ruinait le mystère de l'Incarnation, appelait comme de lui-même toute la doctrine pelagienne. Que devenait, en effet, le mystère de la grâce et son efficacité? Que devenait la Rédemption elle-même? D'ailleurs tes évêques d'Occident reprochèrent aux Nestoriens d'enseigner les erreurs pélagiennes sur le libre arbitre, et d'expliquer l'union du Verbe, ou plutôt son association avec notre nature, par la dignité de la volonté humaine^.
2. Le clergé et le peuple de Gonstantinople ne purent entendre les blasphèmes de Nestorius contre la divinité de Jésus^hrist et la maternité divin.e de Marie, sans pousser un cri d'horreur. Loin de rentrer en lui-même devant cet avertissement, l'hérésiarque chercha, au contraire, à répandre ses erreurs par ses écrits jusqu'en Egypte. Mais Dieu avait placé là, sur le grand siège d'Alexandrie, un défenseur énergique du dogme catholique. Saint Cyrille', élevé sous les yeux de son oncle, le trop fameux patriarche Théophile, se livra avec ardeur à l'étude des saintes lettres, et s'attacha d'une manière particulière à la tradition. Ayant succédé à son oncle (412), il conserva encore plusieurs années. les préjugés dont il avait été nourri, dès