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Il nous reste un mot seulement à dire sur les points

I. Voy. Prolegomena m cwrtum Theohgiae comp/elum, part. I, eap. i, édité par M. Mîgne.

•lAMC. I. 32

566 LEÇON LXIX. ÉTAT PB VtOihl&E AU CINQUIEME SIECLE.

suivants ; 1° Sur la dUcipline, Elle fat la même que celle du quatrième siècle^ avec quelques développements assez faibles. Les décrétales des papes et les nombreux conciles d'Afrique avant l'entrée des Vandales, ceux des Gaules et des autres provinces , ne cessent de remédier aux abus et de faire revivre les règles canoniques souvent oubliées au milieu des guerres et des invasions. -^ V Sur Vétat du Paganime. Les partisans d^ l'ancien cuUe cherchèrent do plus en plus h en pallier Tabsurdité, surtout en Orieot, où ce Paganisme amendé fut combattu par saint Cyrille d'Alexandrie et Tbéodorat. En Occident, les païens ne firent entendre que des récriminations, à l'occasion des calamités publiques; Orgse, mn\ Augustin et Salvien leur répondirent en donnant le& raisons morales et chrétiennes de ces calamités. Ce furent \h comme les dernières plaintes du Paganisme expirant, -^ 3° S^r in phitosophie et ks lettres, La philosophie, entendue au sens ordinaire, est nulle et n'exerce désormais aucune influence. Les lettres chrétiennes se soutiennent durant la première moitié du cinquième siècle. Saint Cyrille d'Alexandrie et Théodoret dominent tout en Orient, Parmi les Pères latins, nous trouvons encore saint Jérôme, qui était à son déclin; saint Augustin, au contraire, venait de commencer sa carrière épiscopale, et mourut dix ans avant l'élection de saint Léon. L'illustre pape termina ce grand siècle de la littérature chrétienne, qui embrasse la dernière moitié du quatrième siècle et la première du siècle suivant. -^ Parmi les poêles chrétiens, nous devons encore compter Prudence et saint Paulin, qui composèrent une grande partie do leurs ou' vrages dans la première moitié du cinquième siècle. Nous mentionnerons ensuite Luentius, l'ami et le disciple de saint Augustin; saint Prosper d'Aquitaine, surtout pour son poème des Ingrats, dont l'ingrate matière, la réfutation des Semi-Pélagiens, n'a point empêché la beauté de la versification; Sédulius, l'un des poètes les plus dignes de ce nom à celle époque; Dracontius, Marius Victor, Claudicn

CHUTB DU PAGANISME. LITTÉRATURE. PROBL. HIST. 567

Mamert, Paulin de Périgueux; enfin, saint Avit devienne, qui fut le précurseur de Milton^

PROBLÈMES HISTORIQCES.

lo Sut* lefl deUk Buffln, p. 6ûd \

30 Sur le pape saint Zoiime, p. 519 ;

30 Sur la ooDBéquence qUe l'on peut tirer des conciles odcuméniquâi

d'Ëphèse et de Chalcédoine touchant rinfailllbilité du pape,

p. 528 et 538; 4<* Sur le Prédestinatianisme, p. 548; h^ Sur Âcâce de Gonstantînople, p.. 5 5 4.

«UJET8 DE DISSERTATIONS.

1» L'authenticité du Sacramentaire et du décret de Oélase, p. 559 1

2** Les droits de haute juridiction entre Arles ot Vienne au cinquième siècle;

3" Appréciation de la conduite de saint Léon à regard de saint Hilairô d'Arles. -^ Voli* ponr Cés deux sujets de dissertations Qucsnel, dissert. V, dans son édition de saint Léon i c'est un plaidoyer pour saint Hilaire d'Arles et pour les droits de sou siège. -^ Tiilemont, t. XV, Sûint HUairt d'ÀrUtt art. 8 et suir. , art« 1 4 et suiv.; -^ U XVJ, Saint Mamtrt, p. 104 : il est généralement dans le sens de Quesnel. — Cacciari, Nota in Epist. 1 0 S, LéoniSy et Ballerini, Ânnotationes in Dits. 5 Quœsnellianam^ et surtout Observationes, réfutent Quesnel et relèvent saint Léon. Voir surtout les ^alîerlni, qui traitent à fond la double quesllouj ainsi que le droit d'appel, l. LV Patr» latin. ^ col. 430, «dit. Migne ; -- et P. Longaeval, llv. IV*

4<' Appréciation imparUaie du vrai caractère des Barbares, que l'opinion juge ordinairement avec sévérité d'après le souvenir des ravages qu^ils ont faits, en Occident. — Parmi les anciensi Cassiodore, Jornandès, Orose, Salvien, etc.; et parmi les modernes, le Beau, Pinkerlon, du Roure, l/wr. de Théodonc le Grand, etc., sont Irès-f^vofablcs aux Barbare», et, nous croyons, plus Justes. Voy. les indi<^ation« stipfo, p« SOI»

I. Yoy. M. CoUombet, Hist. des Lettres latines, cli. t; — ^ les poésies de Prudence et de Draconce, dans les t. Llï et tt, Pair, latiu. de M. Migae, et le t. XiX pour celles de Juvencus, Sédulius et quelques autres.

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