‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 313 sur 329 · FIN DU CINQUIÈME SIECLE · texte numérisé non relu

FIN DU CINQUIÈME SIECLE

588 LEÇON hXX. SAINT SYMMAQUE. AN 501-505.

1 . L'Église romaine commença le sixième siècle au milieu des nouveaux troubles suscités par les schismatiques du parti de Laurent. Ne pouvant plus attaquer Symmaque sur son élection, ils Taccusèrent lui-même de plusieurs crimes devant Théodoric. Le roi barbare se conduisit dans cette circonstance avec une modération et une sagesse qu'on ne saurait trop remarquer. Pour mettre fin à cette malheureuse affaire et rétablir la paix, dans Rome, ce prince, sur la demande de Symmaque lui-même, convoqua les évoques à Rome (601). Le concile de la Palme, ainsi fut-il appelé, fit Tenquête en vertu du pouvoir que lui en avait donné par son consentement le pape accusé, constata la fausseté des accusations et déclara Symmaque innocent, en réservant néanmoins toute la cause au jugement de Dieu : Totamqve causam Det judicio réservantes^. On ne peut voir toutes les démarches des évêques auprès de Théodoric, qui s'obstine lui-même à ne point juger, sans être frappé de leur extrême embarras en cette circonstance. C'est au point qu'après avoir fait les informations, reconnu Tinnocence de l'accusé, ils n'osent encore le juger, pas même pour l'absoudre 1 Et, malgré cette réserve, les évêques des Gaules ne purent apprendre qu'un concile avait été assemblé à Rome, pour juger le pape, sans s'alarmer. L'illustre saint Avit*, archevêque de Vienne, écrivit à ce sujet, en leur nom, une fort belle lettre qu'il adressa à Rome aux deux plus illustres membres du sénat. Voyant dans le pape l'autorité même qui gouverne l'Église universelle, principatum generalis Ecclesiœ^ saint Avit demande comment le supérieur a pu être jugé par ses inférieurs.

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