Longueval, liv. V, 1. 11^ p
â. Voy. les soixante et onze cano&s de ce concile dans labbe, t. IV, et Haosi, t. VIII, col. 310; — LongucT., tftid., p. 23â,
4. Sur saint Césaire, voir sa Vie, écrite par ses disciples dans Mabillon, 8apc. 10, Bén., t. î, Aôt SS. Ben., et à là tMé de Tédit. de sèsOKttvTés, t. LXVII Pair, latin, de M. Migne.
s. CÉSAÎRE. PERSÉOt/T. t)Ê9 VAND. è. FULGENCE. 571
près d'Arles, il fut élu (502), pour succéder à Tévêque même de cette ville, saint Éone, qui l'avait désigné aux suffrages du clergé et du peuple avant de mourir. L'illustre pontife eut toutes les vertus d'un grand saint, le zèle et la kcience d'un grand ôvêque. L'année qui suivit le concile d'Agde, Clovis attaqua en effet Alaric, qu'il défit dans la •bataille de Vouillé (507), près dô Poitiers, et tua de sa main. Les Visigothâ se retirèrent en Espagne; mais Théodoric envoya une armée qui défit les Francs soui^ les murs d'Arles, et demeura maître de la Provence et du Languedoc (509).
Lorsque ces choses âe passaient dans les Gaules, Thrasamond, successeur de Gotltâmond et roi des Vandales en Afrique, renouvelait la persécution en défendant aux Catholiques d'élire des évêques (508). N'ayant point été obéi, il exila leé évêques et les ecclésiastiques , dont les uns furent jetés dans les déserts voisins, et d'autres en grand nombre transportés en Sardaigne. Parmi ces illustres exilés sô trouvait saint Fulgence\ le plus illustre de tous. Né en Afrique, d'une famille sénatoriale, Fulgence devint habile danfe les lettres grecques et latines, quitta le monde pour entrer dans un monastère, dont il fut élu abbé, et d'où il fut tiré pour être placé, malgré sa résistance, sur le siège de Ruspe; ce qui arriva peu de temps avant son exil (508). Saint Eugène, primat de Carlhage, que ses longs travaux et ses souftVances ont rendu célèbre , avait été exilé datis les Gaules, et était mort h Alby dès l'année 505 •. — Nous placerons ici la mort d'uti autre Africaiîi, Vigile, évêque de Thapse, dont la date est incertaine. Non-seulemeni il confessa la foi catholique et souffrit pour elle, mais il la défendit par ses doctes écrits, en Afrique
1. Sur saint Fulgence, voir sa Vie, par un de fies disciples; on la IrotiVè à la tète de ses OKuYtes, t. IXV, Pdlr. ta^n,; — D. Cellier, t. XVI.
2. Sur saint Eugène de Carthage et les principaux confesseurs et mariyrs sous les Vandales, en Afrique, jusque sm l'an 508, Voir tillem., t. XVI, Saint EugènCy p. 492 et 800.
la
contre les' Ariens, à Constantinople contre les Eutychiens et les Nestoriens*. — La persécution ne cessa qu*à la mort de Thrasamond (523), sous Hildéric, qui rappela les exilés.
4. Dans les Gaules, les Catholiques souffraient surtout des guerres souvent renouvelées entre les Barbares qui l'avaient partagée, ce qui entraînait des abus et nécessitait des conciles. Les deux principaux furent ceux d'Orléans (511) dans les États de Glovis, qui mourut à Paris dans la même année, et d'Épaone (517), dans le royame de Bourgogne. Ils firent de nombreux canons ^ par lesquels on peut apprécier la discipline de Tépoque en Occident. Le concile d'Épaone marque de plus Theureuse époque. de la conversion des Bourguignons. Le fils du roi Gondebaud, plus généreux que son père, avait abjuré publiquement TArianisme (513), et les peuples suivirent en foule son exemple, surtout à la mort de Gondebaud, en 517.— Hormisdas gouvernait alors TÉglise depuis trois ans, ayant succédé à Symmaque en 514. Le saint pape Symmaque fit paraître une grande charité dans le soin qu'il prit des évêques d'Afrique exilés en Sardaigne. Il vénérait saint Césaire d'Arles, qu'il déclara son vicaire dans les Gaules et en Espagne, en lui donnant le pallium (513) '. Parmi les œuvres qui recommandaient alors le saint archevêque d'Arles à la vénération universelle, nous placerons la fondation d'un monastère de vierges gouvernées par sa sœur Gésarie. Il leur donna une règle sage, dans laquelle nous remarquons la clôture perpétuelle, une grande solitude, des
1. Snr vigile de Tht|>fe, Toîr TiUem., t. XVI, Sdtnl £i^èiie, art. 51 et sut., p. 61 4. — Le?. Chifflet a recherché les écrits de VigUe, la plupart peeiidoiifiiies, et en a donné une bonne édition, reproduite aree tooi lei appendieef^ dans le t. LXII, Pair, latin*, éd. Mig., col. 93.
î. Voy. Labbe, t. IV ; — Mansi, t. VIII, col. 847 et 585 ; — Longueyal, lir. V, 1. 11^ p. i6i et 188.
3. Sur Mint Symmaque, ▼oirMansijt.VIII, col. ÎM:— labbe, t. IV: t.iXH, col. 99, Patr. latin.