‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 47 sur 329 · FIN DU PREMIER SIÈCLE · texte numérisé non relu

FIN DU PREMIER SIÈCLE

4. Le deuxième siècle chrétien s ouvre par la persécuiion de Tràjan^ Ce prince, grand homme de guerre, porta la gloire et la puissance du nom romain à leur apogée. Aux vertus morales qui lui ont mérité les éloges des historiens païens, il mêlait des vices qui l'eussent déshonoré dans le Christianisme; sans parler de l'orgueil et de l'ambition qui lui firent entreprendre des guerres difficiles à justifier, il était adonné au vin et à des habitudes infâmes. Trajan ne vit les Chrétiens qu'à travers les préjugés qui grandissaieni contre eux. Les passions de la multitude irritée des progrès de TÉglise; le zèle qu'il affectait luimême pour le culte des dieux auxquels il attribuait ses victoires; le devoir spécieux de maintenir les lois romaines, dont l'une des plus anciennes défendait absolument de reconnaître aucun dieu sans l'approbation du sénat, tout contribua à rendre Trajan contraire à la nouvelle reUgion. Son caractère et peut-être sa politique l'empêchèrent de publier un édit sanglant : il se contenta donc

I. Sur Tnyan et cette persécution, voir TUlem., £mper., t. U, — D. Ruinart» Àeta martur» — La lettre de Pline, lib. X, ep. 97.

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