LEÇON I. L'ÉGLISB AVANT JÉSUS-CHRIST
Perses, des Grecs et des Romains, subissent Taltemative des consolations et des épreuves; leur temple est vénéré des Gentils et leur loi traduite en grec' sous Ptolémée en Egypte/ vers Tan 273 avant Jésus-Christ, tandis que la guerre et de longues persécutions suivent le règne d'Alexandre le Grand. Alors éclatent l'héroïsme des Machabées et la constance des Juifs spirituels, les vrais Israélites. Les Asmonéens (ou Machabées) régnent jusqu'à l'avènement d'Hérode l'Iduméen, quarante ans avant Jésus-Chriist. Le sceptre s'échappait ainsi des mains de Juda, et les temps marqués pour la venue du Désiré des nations allaient s'accomplir.
4. Si nous reprenons l'intérieur même de la religion, nous trouvons la loi traditionnelle formulée et écrite par le doigt de Dieu même sur le Sinaï. Outre ses prescriptions, la loi naturelle s'était empreinte d'une grande pensée d'expiation depuis la chute, et d'un sentiment profond des dangers de la concupiscence. De là l'idée de perfection s'est attachée à l'austérité de la vie et à l'éloignement du monde. Cette idée se soutint dans la vie simple, lal^orieuse et frugale des patriarches, particulièrement dans la famille d'Abraha:m. La loi la consacra par l'institution du nazaréat. Ceux qui faisaient le vœu temporaire ou perpétuel des Nazaréens s'abstenaient de vin et de tout ce qui peut enivrer; ils ne coupaient point leurs cheveux, et évitaient avec un soin particulier les souillures légales. Ce régime austère conduisait à la continence que plusieurs Nazaréens ont observée. Tel était le genre dévie des hommes que la loi ellemême et toute la nation tenaient pour les plus parfaits, par suite des idées traditionnelles des premiers temps que les prescriptions de Moïse supposent évidemment^.
5. Lorsque la vie patriarcale eut cessé chez les Hébreux réunis en corps de nation, elle se conserva parmi les Arabes,
1. Sur les Nazaréens t Toyez les Nombr9ê,c. ti.~ Becgier, J>iclt<mn.,v.Ara* saréma*