‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 87 sur 329 · LEÇON XXIII. SAINT ZÉPHTRIN. AN · texte numérisé non relu

LEÇON XXIII. SAINT ZÉPHTRIN. AN

4. Dès le moment que Tertullien eut embrassé la foi chrétienne, il Fétudia avec ardeur et Taima avec une sorte d'enthousiasme. Il était également entraîné, et par Téclat de la vérité qui ravissait sa grande âme, et par la puissance de renseignement d'autorité qui devait plaire à son génie essentiellement dogmatique. Aussi nul n'a fait triompher avec plus d'éloquence et d'énergie, et la supériorité de la doctrine contre les païens, et la règle de foi contre les hérétiques; nul surtout n'a mieux saisi le caractère de cette règle, et ne s'en est pénétré plus fortement. Peu fait pour les raisonnements abstraits et pour la philosophie, qu'il détestait, Tertullien se concentra tout entier dans la doctrine, dans l'Église, dans l'autorité, dans la tradition, dans les institutions, les usages et les pratiques du culte et de la vie chrétienne. Il devait en être le détenseur et le témoin le plus important; c'était là sa double mission, et il ne put s'y soustraire. Il put se laisser entraîner par une secte de visionnaires, ou plutôt d'imposteurs dont l'austérité le séduisit; il put devenir fanatique avec eux, ennemi de l'Église romaine et des Catholiques; mais il n^ abandonna pas, dans un sens absolu, un seul principe, pas une vérité dogmatique; il n'abandonna pas même, croyait-il du moins, l'Église qu'il déchirait. C'était toujours, selon lui, la même Église : Semel dtxerimy una Eccksia sumus • ; toujours il tint les Catholiques romains pour orthodoxes, par opposition aux hérétiques*. Seulement ces chrétiens orthodoxes étaient, selon lui, demeurés en arrière dans les imperfections du premier âge de l'Église; c'étaient des grossiers, des animaux, des Psychiques en un mot, qui, en refusant de reconnaître le Paraclet et la mission de Montant se privaient des nouvelles lumières et des institutions pratiques qui achevaient le dessein de

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