ÉTENDUE GEOGRAPHIQUE DB L'^GLISS, DES LE II« S
«a vie «ociale. La question de la Pâque eut seule assez d'éclat pour retentir dans Thisloire : elle servit à mettre au jour ta régularité et la force de l'organisation ecclésiastiquâi on vit des conciles s'assembler, à la voix du pape, en Orient et en Occident , et le pape lui-même prpnoncer une sentence conti^ les Asiatiques rebelles.
8. Voyons maintenant quelle élait, dès le deuxième àkki rétendue géographique de TÉglise. En remontant à forigine de la prédication apostolique, nous trouvons saint Pierre, dana le cénacle^ adressant le premier la parole à des Juifs religieux de toutes hs n^ktiom qui sont sous k ciel^y o'e8t-à-»dire de toutes les notions connues alors des Romains. La dispei^ion des Juifs depuis la ruine du royaume d'Israël et la captivité de Babylone permet, d'entendre cette paroje à la lettre. Ces Juifs, qui entendirent Pierre et les Apôtres, devinrent eux-mêmes, sinon les apôtres, du moins les précurseurs de la foi dans leur pays. Les Apôtres ne tardèrent pas d'y pénétrer euxmêmes; et, dès le premier aiècle, TEvangile avait en quelque sorte débordé au delà de toutes les frontières de l'empire. Ces premières semences, jetées si loin ducentre^ et au sein de la Barbarie, ne prospérèrent pas également partout. Elles purent être étouffées en plusieurs endroits; mais il est certain qu'elles se soutinrent en beaucoup de lieux. Durant le deuxième siècle, ces faibles chrétientés eureot la facilité de se renouveler et de recevoir des secours, lurtout S0U9 le règne du pacifique Antonîn. Nous avons vu les Indiens (de l'Ethiopie, ou de l'Arabie, ou d'ailleurs) demander le célèbre Pantbène pour apôtre. Il fut plus facile aun Apôtres et aux hommes apostoliques de fonder et d'alimetiter dçs établiiîsenients réguliers parmi les populations aoumises aux Romains. Aussi nous voyons, au deuxième siècle, des églises régulièrement constituées sur tous les points dé l'eiîipire. Elles sçnt citées par s^int Justin,