Ibid
maiiitnnant les témoignages de Thistoire^ nous répotidrons : 1° que son silence ne prouverait rien contre Forigine apostolique des ordres inférieurs; â** que Tertullien parle positivement des lecteurs et des exorcistes, et qu'il en parle par occasion et comme d'une institution établie, reçue même chez les hérétiquesS ce qui la montrait ancienne, et par conséquent apostolique; 3' qu'au milieu du troisième siècle, rétablissement des ordres inférieurs avait pris déjà un développement considérable qui le fait remonter certainement au deuxième siècle. Nous en jugeons par une lettre du pape saint Corneille à Fabien, évéque d'Antioche, dans laquelle il lui fait cette énumération du clergé romain, savoir i 44 prêtres, 7 diacres, 7 sous-diacres, 42 acolytes et 52 exorcistes, lecteurs et portiers^.
En ce qui coticerne les diaconesses, ministres, ^tàiioval, on ne peut douter de leur origine apostolique : saint Paul à donné lui-môme les règles pour en faire le choix en décrivant les qualités qu'elles devaient réunir. Ces diaconesses étaient des veuves d'un âge avancé, de soixante ans au moins, dit ^Apôtre^ qui n'avaient été mariées qu'une fois, iinivirœ, et d'une vertu éprouvée. Elles étaient chargées, pour la bienséatice chrétienhe, de remplir auprès des personnes de leur sexe, surtout à l'égard des catéchumènes, certains devoirs dont les diacres et les ministres inférieurs s'acquittaient envers les hommes. On voit plus tard qu'elles recevaient une bénédiction particulière, et peut-être Ylmposition des mains, comme le pensent plusieurs critiques, entre autres, de l'Aubespine. Mais cette espèce de consécration, quelle qu'elle fût, ne donnait aux diaconesses, non plus qu'à leurs fonctions, aucun caractère ecclésiastique. Les Constitutions apostoliqties traitent de païenne la pratique de conférer le sacerdoce aux femmes*, et Ter-