Comiueiit les iiiipôls étaient-ils perçus en Egypte
En Egypte, où l'argent monnayé n'était pas en usage, tous les impôts se payaient en nature. Les redevances qu'on devait payer à l'Etat se réglaient d'après la nature du sol, qui était divisé en trois
catégories. Les terres cultivées devaient fournir une quantité déterminée de grains, les prairies des têtes de bétail, et les canaux des poissons. Ce système était dans sa naïveté assez conforme aux besoins du pays, et l'Etat payait ses salariés de la même façon. Chaque employé, chaque soldat, recevait souvent, en place d'une somme' d'argent, une mesure de blé, de viande, etc.
L'immense corporation des scribes, qui était chargée de la perception des impôts, formait une administration très nombreuse et extrêmement paperassière. La comptabilité était tenue avec une admirable régularité, jusque dans les plus petits détails. Un assez grand nombre de papyrus renferment des rapports administratifs ou des fragments de comptes relatifs aux deniers publics.
Les scribes étaient continuellement requis pour toutes les affaires publiques ou privées, et on les voit sans cesse apparaître dans les scènes agricoles représentées dans la décoration des tombeaux. (Fig. ii.) Pour assurer le contrôle et éviter les erreurs, il y avait souvent deux scribes chargés d'enregistrer les mêmes choses. Il est probable d'ailleurs que chacun de ces scribes représentait des intérêts contradictoires et que l'un relevait du propriétaire du domaine, tandis que l'autre était préposé à l'impôt qui se payait touiours en nature.
Lu guerre ctait une source de revenus très considérable pour les Pharaons, dépositaires et possesseurs absolus du trésor public. Les Éthiopiens et tous les peuples habitant le voisinage de la vallée du Nil