Décrive'^ sommairement l'Egj'pte et la vallce du Nil
L'Egypte est une contrée allongée du sud au nord, qui occupe l'angle nord-est de l'Afrique ou, comme disaient les anciens, de la Libye. Elle est bornée au nord par la mer Méditerranée, à l'est par
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la mer Rouge et l'isthme qui la fait communiquer avec l'Asie, au sud par la Nubie, appelée autrefois Ethiopie, et à l'ouest par les déserts africains. La vallée du Nil est resserrée entre deux: plateaux élevés qu'on appelle la chaîne Arabique à l'est et Libyque à l'ouest. Dans sa partie supérieure, qui était comprise dans l'ancienne Ethiopie, elle est extrêmement étroite et sa largeur ne dépasse guère cinq à six kilomètres. Elle devient ensuite un peu plus spacieuse et présente dans sa partie moyenne de vingt à vingt-cinq kilomètres. Enfin, au-dessus de Memphis, la vallée cesse tout à fait et est remplacée, par une vaste plaine, qui est appelée Delta, à cause de la ressemblance que présente sa forme avec la lettre grecque qui porte ce nom. La fertilité exceptionnelle de l'Egypte tient aux crues périodiques du fleuve qui, en se retirant, dépose un limon sur les terres qu'il a inondées. (Fig. i.)
La civilisation égyptienne est tout entière sur les rives du Nil : en dehors de la vallée qu'il arrose, il n'y a jamais eu que de la barbarie. La conformation géographique du pays indique que des tribus nomades en furent les premiers habitants. Au milieu des déserts que parcouraient ces hordes errantes, se tiKèrent à l'origine des bateliers et des pêcheurs. La lutte entre les habitants sédentaires de la vallée et les tribus nomades dut exister de bonne heure ; elle semble se résumer dans l'histoire si vaeue de la
l'Egypte d
domination des pasteurs. Cet antagonisme se retrouve du reste dans la nature elle-même, où la mer brûlante des sables envahissants contraste avec l'humidité féconde de la vallée.
La civilisation, qui s'établit promptement dans la