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mèneraient du V e siècle, permettez que je m'arrête un moment sur le but même de ce travail. Ces mots , état moral, ont, aux yeux de beaucoup de gens, une apparence un peu vague. Je voudrais les déterminer avec précision. On accuse aujourd'hui les sciences morales de manquer d'exactitude, de clarté, de certitude; on leur reproche de n'être pas des sciences. Elles peuvent, elles doivent être des sciences tout comme les sciences physiques , car elles s'exercent aussi sur des faits. Les faits moraux ne sont pas moins réels que les autres : l'homme ne les a point inventés, il les a aperçus et nommés; il les constate et en tient compte à toutes les minutes- de sa vie; il les étudie comme il étudie tout ce qui l'entoure , tout ce qui arrive à son intelligence par l'entremise de ses organes. Les sciences morales ont, s'il est permis de parler ainsi, la même matière que les autres sciences ; elles ne sont donc nullement condamnées par leur nature à être moins précises ni moins certaines. 11 leur est plus difficile, j'en conviens, d'arriver à l'exactitude, à la clarté, à la précision. Les faits moraux sont , d'une part, plus étendus, plus vastes, et de l'autre , plus profondément cachés que les faits matériels; ils sont à la fois plus complexes dans leur développement et plus simples à leur ori-
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gine. De là une plus grande difficulté de les observer, de les classer, de les réduire en science. C'est la véritable source des reproches dont les sciences morales ont été souvent l'objet. Remarquez, je vous prie, en passant, leur singulière destinée : ce sont évidemment les premières dont legenre humain se soit occupé; quand on remonte au berceau des sociétés , on rencontre partout les faits moraux qui , sous le manteau de la religion ou delà poésie, attirent l'attention, agitent la pensée des hommes. Et cependant, pour réussir à les bien connaître , à les connaître scientifiquement, il faudra tout le savoir-faire, toute la pénétration, toute là prudence de la raison la plus exercée. Telle est donc la nature des sciences morales qu'elles sont à la fois , dans Tordre chronologique, les premières et les dernières ; les premières dont le besoin tourmente l'esprit humain, les dernières qu'il parvienne à élever à ce degré de précision , de clarté et de certitude , qui est le caractère scientifique. Ne nous étonnons donc pas et ne nous effrayons pas davantage des reproches qu'elles ont encourus; ils sont naturels et illégitimes : sachons bien que ni la certitude , ni la valeur des sciences morales n'en sont le moins du monde atteintes ; et tirons-en cette utile leçon que , dans leur étude , dans l'observation et la
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devait voir que le» situations , les institutions ne sont pas tout, ne décident pas de tout dans la vie des peuples; que d'autres causes peuvent modifier, combattre, surmonter même celles-là, et que , si le monde extérieur agit sur l'homme , l'homme à son tour le lui rend bien. Je n'insiste pas davantage Messieurs; je ne voudrais pas, tant s'en faut, qu'on crût que je repousse l'idée que je combats ; sa part de légitimité est grande : nul doute que l'état social n'exerce sur l'état moral une puissante influence. Je ne veux pas seulement que cette doctrine soit exclusive ; l'influence est partagée et réciproque; s'il est vrai de dire que les gouvememens f<jnt les peuples, il n'est pas moins vrai que les peuples font les gouvernemens. La question qui se rencontre ici est plus haute et plus grande encore qu'elle ne paraît : c'est la question de savoir si les évènemens , la vie du monde social , sont , comme le monde physique, sous l'empire de causes extérieures et nécessaires, ou si l'homme lui-même, sa pensée, sa volonté, concourent à les produire et à les gouverner ; quelle est la part de la fatalité et celle de la liberté dans les destinées du genre humain. Question d'un intérêt immense, et que j'aurai peut-être un jour occasion de traiter comme elle le mérite; je mi puis aujourd'hui que la poser à
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sa place, et je me contente de réclamer pour la liberté , pour l'homme lui-même , une place , et une grande place dans la création de l'histoire , parmi les auteurs des évènemens.
Je reviens à l'examen de l'état moral de la société civile et de la société religieuse dans les Gaules, aux IV e et V e siècles.
Si les institutions pouvaient tout faire, si les moyens fournis par la société et les lois suppléaient à tout , l'état intellectuel de la société civile gauloise , à cette époque, aurait été très-supérieur à celui de la société religieuse. La première , en effet, possédait seule toutes les institutions propres à seconder le développement des esprits, le progrès et l'empire des idées. La Gaule romaine était couverte de grandes écoles : les principales étaient celles de Trêves, Bordeaux , Autun , Toulouse, Poitiers, Lyon, Narbonne, Arles, Marseille , Vienne , Besançon , etc. Quelquesunes étaient fort anciennes : celles de Marseille et d' Autun , par exemple , dataient du premier siècle ; on y enseignait la philosophie , la médecine, la jurisprudence , les belles-lettres, la grammaire, l'astrologie, toutes les sciences du temps. Dans la plupart des autres écoles, on n'enseigna d'abord que la rhétorique et la grammaire; vers le IV e siècle seulement , des professeurs de
philosophie et de droit fiirent partout introduits» Non-seulement ces écoles étaient nombreuses et pourvues de plusieurs chaires , mais les empereurs prenaient sans cesse en faveur des professeurs de nouvelles mesures. Leurs intérêts sont , depuis Constantin jusqu'à Théodose le jeune, l'objet de constitutions fréquentes, qui tantôt étendent, tantôt confirment leurs privilèges; voici les principales ;
Constantin Auguste à Volusianus. 1 (en 3a 1.)
Nous ordonnons que les médecins, les grammairiens, et les autres professeurs ès-lettres, soient, ainsi que les bien-? qu'ils possèdent dans leurs cités, exempts des charges municipales , et qu'ils puissent être revêtus des honneurs*. Nous défendons qu'on les traduise (indûment) en justice, ou qu'on leur fasse quelque tort ; si quelqu'un les tourmente, qu'il soir poursuivi parles magistrats, afin qu'euxmêmes ne prennent pas cette peine, et qu'il paie cent mille pièces au fisc; si un esclave les a offensés, qu'il soit frappé de verges par son maître , devant celui qu'il a offensé ; et si le maître a consenti à l'outrage, qu'il paie vingt mille
1 Probablement préfet du prétoire.
■ On distinguait dans les cités les munera , fonctions municipales d'un ordre inférieur et qui ne conféraient pomt Ue privilèges ; et les honores, fonctions supérieures, magistratures véritables, auxquellesccr'tains privilèges étaient attaché*.
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pièces au fisc, et que son esclave reste en gage jusqu'à, ce que toute la somme soit livrée. Nous ordonnons de rendre aux dits professeurs leurs traitemens et salaires ; et comme
ils ne doivent pas être chargés de fonctions onéreuses
nous permettons qu'on leur confère les honneurs quand ils le voudront, mais nous ne les y forçons point 1 .
Constantin Auguste, au peuple, (en 335.)
Confirmant les bienfatis de nos divins prédécesseurs, nous ordonnons que les médecins et les professeurs èslettres, ainsi que leurs femmes et leurs enfans, soient exempts de toutes fonctions et charges publiques; qu'ils ne soient pas compris dans le service de la milice, ni obligés de recevoir des hôtes, ou de s'acquitter d'aucune charge , afin que par lu ils aient plus de facilité pour instruire beaucoup de gens dans les études libérales et les arts susnommés 8 .
Gratien Auguste, d Antoine, préfet du prétoire des Gaules.
(en 376).
Qu'au sein des grandes cités qui , dans tout le diocèse confié à ta Magnificence , fleurissent et brillent par d'illustres maîtres, les meilleurs président à l'éducation delà
1 Coil. Théod., Jiv. 3, tit. 3, I. 1.
» lbid,\.ô.
jeunesse ; nous voulons parler des rhéteurs et des grammairiens, dans les langues attique et romaine ; que les orateurs reçoivent du fisc, à titre d'ômolumens, vingt-quatre rations* ;vme le nombre moins considérable de douze rations soit, suivant l'usage, accordé aux grammairiens grecs et latins. Et afin que les cités qui jouissent des droits de métropoles choisissent de fameux professeurs , et comme nous ne pensons pas que chaque cité soit libre de payer suivant son gré ses rhéteurs et ses maîtres, nous voulons faire pour l'illustre cité de Trêves quelque chose de plus : ainsi donc que trente rations y. soient accordées au rhéteur, vingt au grammairien latin, et douze au grammairien grec, si l'on peut en trouver un capable*.
Valentinien , Honorius, Théodose II, rendirent plusieurs décrets semblables. Depuis que l'empire était partagé entre plusieurs maîtres, chacun d'eux s'inquiétait un peu plus de la prospérité de ses États et des établissemens publics qui s'y rencontraient. De là une amélioration momentanée dont les écoles se ressentirent ; particulièrement celles des Gaules, sous l'administration de Constance Chlore, de Julien et de Gratien.
A côté des écoles étaient placés en général
, Ann<ma> une certaine mesure de blé, d'huile et d'autres denrées, probablement ce qu'il en fallait pour la consommation journalière d'une personne, ti/^t^ninoï.
1 Cod. i héod., liv. i3, lit. 5., 1. n.
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d'autres établissemens analogues. Ainsi, il y avait, à Trêves, une grande bibliothèque «du palais impérial, sur laquelle aucun renseignement spécial ne nous est resté, mais dont nous pouvons juger par les détails qui nous ont été conservés sur celle de Constantinople. Celle-ci avait un bibliothécaire et sept scribes, constamment occupésrquatre pour le grec et trois pour le latin ; ils copiaient, soit les ouvrages anciens qui se détérioraient, soit les ouvrages nouveaux. Il est probable que la même institution subsistait à Trêves et dans les grandes villes de la Gaule.
La société civile était donc pourvue de moyens d'instruction et de développement intellectuel. Il n'en était pas de même de la société religieuse : elle n'avait , à cette époque , point d'institution spécialement consacrée à l'enseignement; elle ne recevait de l'État aucun secours dans ce but particulier. Les chrétiens pouvaient , comme les autres , fréquenter les écoles publiques; mais la plupart des professeurs étaient encore païens, ou mdifférens en matière religieuse, et, dans leur indifférence, assez malveillans pour la religion nouvelle. Ils attiraient donc fort peu les chrétiens. Les sciences qu'ils enseignaient , la grammaire et la rhétorique, païennes d'origine , dominées par le vieil esprit païen ,
Digiti
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n avaient d'ailleurs que peu d'intérêt pour le christianisme. Enfin , ce fut long-temps dans les classes inférieures , parmi le peuple , que se propagea le christianisme, surtout dans les Gaules ; et c'étaient les classes supérieures qui suivaient les grandes écoles. Aussi, n'est-ce guères qu'au commencement du IV e siècle qu' on voit les chrétiens y paraître, et encore y sont-ils rares.
Aucune autre source d étude ne leur était ouverte. Les établissemens qui devinrent peu après, dans l'église chrétienne , le refuge et le foyer de l'instruction, les monastères, commençaient à peine dans les Gaules : ce fut seulement après l'an 56o que les deux premiers furent fondés par saint Martin, l'un à Ligugé, près de Poitiers, l'autre à Marcnoutiers , près de Tours; et ils étaient consacrés plutôt à la contemplation religieuse qu'à l'enseignement.
Toute grande école , toute in stitu tion spécialement vouée au service et aux progrès de l'intelligence , manquait donc alors aux chrétiens; ils n'avaient que leurs idées mêmes, le mouvement intérieur et personnel de leur pensée. U fallait qu'ils tirassent tout d'eux mêmes; leurs croyances et l'empire de leurs croyances sur la volonté, le besoin quelles avaient de se propager, de prendre possession du monde, c'était là toute leur force.
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Cependant l'activité et la puissance intellectuelle des deux sociétés étaient prodigieusement inégales. Avec ses institutions, ses professeurs, ses privilèges, l'une n'était et ne faisait rien; avec ses idées seules, l'autre travaillait sans relâche et s'emparait de tout.
Tout atteste , au V e siècle , la décadence des
écoles civiles. Les beaux esprits contemporains , Sidoine Apollinaire et Mamert Claudien, par exemple , la déplorent à chaque page , disant que les jeunes gens n'étudient plus , que les professeurs n'ont plus d'élèves , que la science languit et se perd. On essayait, par une multitude de petits expédiens, d'échapper à la nécessité de longues et fortes études ; c'est le temps des abiévialeurs , abréviateurs d'histoire, de philosophie, de grammaire, de rhétorique; et ils se proposent évidemment, non de propager l'instruction dans les classes qui n'étudieraient pas, mais d'épargner le travail de la science à ceux qui pouvaient et ne voulaient pas s'y livrer. C'étaient surtout les jeunes gens des classes supérieures qui fréquentaient les écoles : or, ces classes étaient, vous l'avez vu, en pleine dissolution. Les écoles tombaient avec elles; les institutions subsistaient encore, mais vides; l'âme avait quitté le corps.
L'aspect intellectuel de la société chrétienne
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est bien différent. La Gaule était, au V e siècle , sous l'influence de trois chefs spirituels dont aucun ne l'habitait; St. Jérôme 1 à Bethléem, St. Augustin 1 à Hippone, St. Paulin 5 à INole: celui-ci seul gaulois d'origine. Ils gouvernaient véritablement la chrétienté gauloise , c'était à eux qu'elle s'adressait , en toute occasion , pour en recevoir des idées , des solutions , des conseils. Les exemples abondent. Un prêtre, né au pied des Pyrénées, et qui s'appelait Vigilance, avait voyagé en Palestine ; il y avait vu St. Jérôme, et s'était pris avec lui de controverse sur quelques questions de doctrine ou de discipline ecclésiastique. De retour dans les Gaules , il écrivit sur ce qu'il regardait comme des abus; il attaqua le culte des martyrs, leurs reliques, les miracles opérés sur leur tombeau, les jeûnes fréquens , les austérités , même le célibat. A peine son ouvrage était publié, qu'un prêtre, nommé Ripaire , qui habitait dans son voisinage , probablement le Dauphiné ou la Savoye, en informa saint Jérôme, lui rendant compte en gros du contenu du livre et de son danger, disait-il.
1 Né en 33 1, mort en 420.
a Né en 354, ,nort en 43o.
3 Né en 354, mort e « 43i.
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Saint Jérôme répond sur le champ à Ripaire , et sa réponse est une première réfutation qui en promet une seconde plus détaillée. Aussitôt, Ripaire et un autre prêtre voisin, Didier, envoient à Bethléem , par un troisième prêtre , Sisinnius , l'écrit de Vigilance ; et , moins de deux ans après le commencement de la querelle , Saint Jérôme fait passer dans les Gaules une réfutation complète , qui s'y répand avec rapidité. Le même fait avait lieu, presque au même moment , entre la Gaule et saint Augustin , au sujet de l'hérésie de Pélage, sur le libre arbitre et la grâce : même soin de la part des clercs gaulois d'informer de tout le grand évêque; même activité de sa part à répondre à leurs questions , à lever leurs doutes , à soutenir , à diriger leur foi. Toute hérésie qui menaçait , toute question qui s'élevait, devenait, entre les Gaules d'une part, Hippone, Bethléem et Noie de l'autre, l'occasion d'une longue et rapide succession de lettres , de messages , de voyages, de pamphlets. Il n'était pas même nécessaire qu'il s'élevât une grande question, qu'il s'agît d'un intérêt religieux général et pressant. De simples fidèles , des femmes étaient préoccupés de certaines idées, de certains scrupules; les lumières leur manquaient : ils recouraient aux
j5 2 cours mômes docteurs, aux mêmes remèdes. Une femme de Bayera, Hédibie, et au même moment une femme de Cahors, Algasie, rédigent, pour les adresser à saint Jérôme, l'une douze, l'autre onze questions sur des matières philosophiques , religieuses , historiques ; elles lui demandent l'explication de certains passages des livres saints; elles veulent savoir de lui qu t lles sont les conditions de la perfection morale; ou bien quelle conduite on doit tenir dans certaines circonstances de la vie. En un mot, elles le consultent comme un directeur spirituel quotidien et familier; et un prêtre, nommé Apodème, part du fond de la Bretagne , chargé de porter ces lettres au fond de la Palestine et d'en rapporter la réponse. La même activité, la même rapidité de circulation régnent dans l'intérieur de la chrétienté gauloise ; saint Sulpice Sévère, compagnon et ami de saint Martin de Tours , écrit une Vie du saint encore vivant ; en quatre ou cinq ans , de l'an 5g 7 à l'an 402 , elle est partout répandue, dans la Gaule, en Espagne, en Italie; on en vend des copies dans toutes les grandes villes; les évêques se l'envoient avec empressement. Partout où se manifeste un besoin , une affaire , un embarras religieux , les docteurs travaillent, les prêtres voyagent, les
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écrits circulent. Et ce n était pas, Messieurs, une chose facile que cette activité, cette vive et vaste correspondance. Les moyens matériels manquaient; les routes étaient peu nombreuses, périlleuses; il fallait porter bien loin les questions , attendre bien long-temps les réponses ; il fallait que le zèle actif, que la patience immobile ne s'épuisassent point; il fallait enfin cette persévérance dans les besoins moraux , qui est de tout temps une vertu rare , et qui peut seule suppléer à l'imperfection des institutions.
Du reste les institutions commençaient à naitre et à se régulariser parmi les chrétiens de la Gaule. A la première moitié du V e siècle appartient la fondation de la plupart des, grands monastères des provinces méridionales. On attribue à saint Castor, évêque d'Apt jusques vers 4 22 » celui de saint Faustin à Nîmes , et un autre dans son diocèse. Vers le même temps , Cassien fondait à Marseille celui de saint Victor; saint Honorât et saint Caprais celui de Lérins , le plus célèbre du siècle , dans l'une des îles d'Hières ; un peu plus tard naquirent celui de Coudât ou saint Claude en Franche-Comté , celui de Grigny dans le diocèse de Vienne , et plusieurs autres de moindre importance. Le caractère primitif de ces monastères gaulois a été tout autre que celui des mo-