‹ Cours d'histoire moderne (volume 2)Chapitre 3 sur 40 · BIST. MOD · texte numérisé non relu

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leté pratique , verses dan» l'intelligence de toutes les conditions de la vie extérieure , dans Fart de conduire et de manier la société; mais ces deux classes d'hommes et de faits sont demeurées étrangères l'une à l'autre. Les hommes à idées générales, les esprits spéculatifs ne se sont point cru la mission , ni peut-être le droit d'agir sur la société ; confians même dans la vérité de leurs principes, ils ont douté de leur puissance. D'autre part , les hommes d'affaires , les maîtres de la société n'ont tenu presque aucun compte des idées générales; ils n'ont presque jamais ressenti aucune envie de régler , selon certains principes, les faits placés sous leur empire. Les uns et les autres ont agi comme si la vérité n'était bonne qu'à connaître et n'avait rien à demander ni à faire de plus. C'est là, au XV e siècle comme plus tard, le côté faible de la civilisation de l'Italie ; c'est là ce qui a frappé d'une sorte de stérilité, et son génie spéculatif et son habileté pratique; les deux puissances n'y ont point vécu en confiance réciproque, en correspondance, en action et en réaction continuelles.

Il y a un autre grand pays dont en vérité je parle par égard , par respect pour un peuple noble et malheureux, plutôt que par nécessité ; je veux dire l'Espagne. Ni les grands esprits,

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