DE L\ LETTRE
réformer humblement, je n'ai jamais été, avec la grâce de Dieu , obstiné dans mon erreur, ni confiant dans mon sentiment; je puis me rendre sans peine à un meilleur avis, car il a été dit, je le sais, qu'il faut se servir plus souvent <Ie ses oreilles que de sa langue. Je supplie donc votre sagesse de penser que je lui écris non comme à un disciple, mais comme à un juge, et que je lui adresse mes humbles idées, non comme à quelqu'un qui ignore, mais comme à quelqu'un qui doit corriger. .,
Sur le cours du soleil et les phases de l'année; sur l'hérésie de Félix, évêque d'Urgel.
Sur l'astronomie et la chronologie; il répond à plusieurs questions que lui avait adressées une femme, probablement Gisia , la soeur de Charlemagne.
Sur l'astronomie ; il répond à plusieurs questions de Charlemagne sur le cours du soleil, les constellations, etc.
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Sur l'état des affaires ; il l'engage à un peu de douceur envers les Saxons.
H s'excuse d'accompagner Charlemagne à Rome ; il allègue sa mauvaise santé.
Lettre de compliments; il lui envoie quelques calculs astronomiques.
Il le remercie de s'être fait lire le traité qu'il avait écrit contre l'évêque Félix; il lui envoie des essais d'orthographe et d'arithmétique.
Il le console de la mort de sa femme I.intgarde, et lui envoie une petite épitaphe.
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Il le félicite sur ses victoires; l'exhorte à la clémence; lui parle de la santé du pape Léon , s'excuse de ne lui avoir pas écrit, et refuse d'aller à Rome.
Il se réjouit du retour de Charlemagoe (d'Italie).
Il dit qu'ayant cherche longtemps quel présent il pourrait faire à Charlemagne digne de la puissance et de l'affection <|u'il lui porte, il lui envoie un exemplaire des saintes Ecritures corrigé par lui.
Il s'excuse sur sa vieillesse pour ne pas aller à la cour.
Il s'afflige de la mort de Mainfroi, demande des constructions pour l'église de Saint-Pierre de Bénévent, et prie Charlemagne de bien prendre garde aux dangers de l'expédition de lîénévent.
« Ouoi<|ue mon affection puisse paraître insensée , du moins on ne pourra la taxer d'infidélité, ni dans les petites choses, ni dans les grandes; et la confiance quej'ai en votre humilité éprouvée m'a donné la hardiesse d'écrire ceci.
» Peut-être quelqu'un dira-t-il : Pour- (|uoi se mêle-t-il de ce qui lui est étranger? Celui-là ignore que rien de ce qui touche votre prospérité ne m'est étranger, car je déclare qu'elle m'est plus chère que la santé de mon corps ou la durée de ma vie. Tu es le bonheur du royaume, le salut du peuple, l'honneur des églises, le protecteur de tous les fidèles du Christ ; c'est sous l'ombre de ta puissance et l'abri de ta piété que la grâce divine nous a acrorilé de prati-