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FAMILLE. LES CANTHARIDES, CANTHARIDES

Les insectes de cette famille se distinguent de ceux de la famille des scarabées, qui ont comme eux des ailes en étuis, en ce que leurs quatre pattes antérieures ont cinq tarses, pendant que les deux pattes postérieures n’en ont que quatre. Is comprennent vingt-six genres, parmi lesquels on peut remarquer la cantharide proprement dite, et le méloé, ou scarabée des maréchaux.

La CANTHARIDE, cantharis, Offic., ou mouche d’Espagne, se reconnait à sa forme allongée et à son corselet, qui est cubique et plus étroit que le ventre.

Elle varie beaucoup pour la couleur et pour la grandenr.

Certains mâles ont à peine cinq lignes de longueur, pendant qu’on voit des femelles qui ont jusqu’à onze lignes.

Leur couleur ordinaire est un très-beau vert luisant, mais qui est doré dans quelques-uns, ou bleu tirant sur lazur dans d’autres.

La larve d’où provient la cantharide est allongée comme une chenille et reste dans la terre, surtout autour des fourmilières, pour se nourrir de fourmis et de leurs nymphes.

L'espèce en est répandue dans toute l’Europe, mais elle est beaucoup plus commune dans les provinces méridionales. C’est en mars qu’elle se métamorphose en insecte ailé, en cantharide; c’est alors qu’elle s’accoupile sur les arbres, surtout pendant les plus grandes chaleurs du jour et au soleil. La femelle, quoique pleine d'œufs, monte quelquefois sur son mâle, comme il arrive à quelques autres insectes.

On trouve ces insectes plus communément sur le lilas, sur le troëne et sur le frêne, qu’ils dépouillent de leurs feuilles; quelquefois ils y sont réunis en si grand nombre que leur odeur les fait reconnaître d’assez loin. ù

Cette odeur, qu’on pourrait comparer à celle de la souris, est aussi désagréable que pénétrante. On la sent surtout les soirs aux approches du coucher du soleil. Les parties volatiles qui la composent sont si corrosives qu’il suffit de s’endormir sous un lilas ou sous un autre arbrisseau couvert de cantharides, ou d’en respirer longtemps l’odeur, pour être attaqué de la fièvre.

Ceux qui ramassent sans précaution avec les mains nues une grande quantité de ces insectes, ou qui en tiennent pendant quelque temps enfermés dans le creux de la main, sont attaqués d’une ardeur d’urine si vive que quelquefois elle est suivie d’un pissement de sang. On à vu des personnes empoisonnées pour avoir avalé de ces insectes; en pareil cas, on leur sauve la vie avec lhuile d'olive ou

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