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FAMILLE DES GLUTELLES. — COCCINELLE

En mai il sort de terre, ronge les bourgeons, les coupe, ainsi que les jeunes grappes, puis ronge les feuilles, ce qui fait quelquefois mourir le nouveau bois.

Lorsque le raisin est mûr, cet insecte le pique pour y insérer ses œufs qui le détruisent et le font sécher.

Les larves, parvenues à leur grandeur, descendent dans la terre ou le fumier, en juillet et août, pour s’y métamorphoser en nymphes.

Pour les détruire on met le feu , à la fin de l'hiver, aux fumiers qui sont au pied de la vigne.

On extermine par ce moyen le gribouri, la bêche et beaucoup d’autres insectes nuisibles , et les cendres de ce fumier sont un engrais aussi favorable à la vigne que le fumier.

On prétend qu’en semant des fèves dans les vignes le gribouri quitte la vigne pour se rendre sur ce nouveau feuillage qu’on enlève pour le brûler sur le lieu.

Le cossonx, cossonus, Ad., la calandre, mylahis, Geoffr., 1, p. 267, ne diffère presque du genre du gribouri que parce que ses yeux sont échancrés.

J'en connais environ trente espèces.

Celui qui ravage nos pois en Europe y est pondu, en juillet et août, dans la gousse même sur pied. Chaque pois coutient une larve qui y vit depuis le mois d’août jusqu’en hiver, où il se forme une coque au dedans du pois pour se métamorphoser en nymphe, et en sortir au printemps en insecte ailé qui perce le pois d’un petit trou rond fermé par un couvercle qu’il fait sauter.

Le CAPRICORNE, cerambyx, Plin., forme un genre d’insecte comprenant douze à quinze insectes qui se reconnaissent à leur corselet épineux.

Leur larve vit dans l’intérieur des bois mous ou pourris, où elle se métamorphose en nymphe et en insecte ailé.

On en trouve, en juin et juillet, sur le saule, aux envi-

rons de Paris, une grande espèce verte qui répand une odeur de rose assez agréable et assez forte pour se faire sentir de loin. Lorsqu'on la prend entre les doigts, elle rend une es-

pèce de eri produit par le frottement de son corselet sur le collet de son ventre.

je Famizce. LES GLUTELLES OU BÊTES A DIEU, GLUTELLÆ.

Les insectes de cette famille se reconnaissent à ce qu'ils n’ont que {rois tarses à chaque patte.

J'en connais cinq genres, parmi lesquels la glutelle ou bête à Dieu se fait principalement remarquer.

La GcLUTELLE, glutella, Goed., ou béte à Dieu, vache à Dieu, coccinella, Lin., parait d’abord sous la forme d’une larve courte, hérissée, noirâtre, bariolée de jaune et de blane , qui vit de pucerons sur les feuilles des plantes où elle se colle pour se métamorphoser en nymphe qui, au

bout de quinze jours , se fend sur le dos et devient volatile ou insecte parfait.

Cet insecte semble aimer l’homme, il affecte de voltiger sur lui, et les enfants en élèvent pendant des mois entiers, et les accoutument à monter à l'échelle sur leurs doigts, et à venir manger dans leurs mains : c’est de là que leur est venu le nom de béte à Dieu; c’est presque le seul insecte qui devienne aussi familier, et qui paraisse susceptible d’une sorte d'éducation.

La femelle pond sous les feuilles des œufs jaunes oblongs.

5° Famizze. LES SAUTERELLES, LOCUSTÆ.

Les insectes de cette famille ont les ailes membraneuses, en feuilles, nues, deux mâchoires et plus de onze articulations aux antennes. On sait que leurs nymphes marchent et mangent aussi bien que leurs larves et leurs volatiles.

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