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FAMILLE DES CIGALES. — PORTE-LANTERNE

ces insectes sont parfaits, s’accouplent, et pondent comme la cigale.

Leurs œufs n’éclosent qu’au printemps suivant, et les larves de la plupart se couvrent d’une écume, au milieu de laquelle elles se métamorphosent en nymphe et en insecte parfait sans quitter les plantes, sans se mettre en terre; lorsqu’on les a dépouillées de cette écume, elles en ont bientôt produit de nouvelle qui les couvre entièrement.

D’autres espèces n’ont point cette écume, couvent et sautent sur les plantes, dont elles pompent les sucs.

Le PORTE-LANTERNE , lampis, Arist., ne doit pas être confondu avec le coucouine ou cucujus, qui est un genre d’élater ou de ressort de la famille des scarabées, lumineux comme le porte-lanterne, par deux espèces d’yeux qu’il porte sur le corselet.

Le porte-lanterne forme un genre qui ne diffère de la procigale que parce que sa tête est prolongée en une espèce de corne ou de masque qui est lumineux dans Pobscurité.

On en connaît trois espèces, dont une de Surinam et les deux autres des Indes.

L'akudia ou Île vielleur, de Surinam, est la plus grande espèce de porte-lanterne ; il à trois pouces et demi de longueur, On lappelle vielleur parce que le bruit qu’it fait imite le son d’une vielle.

Il est jaune varié de rouge, et porte un œil rouge de feu sur chacune de ses ailes inférieures.

La forme de sa lanterne est un ovoïde long d’un pouce et relevé en dessus de deux bosses.

Cette lanterne est lumineuse dans l’obseurité, et plus qu'aucun autre insecte connu. Mademoiselle de Mérian assure qu’une seule lui a suffi pour peindre pendant la nuit les figures qui sont gravées dans son ouvrage sur les insectes de Surinam. On lit et on écrit avec un seul porte-lanterne aussi facilement qu’avec une chandelle allumée.

On dit que ces insectes vivent de cousins, et que cette lumière, qui les attire, leur donne la facilité de les attraper.

Les Américains tirent un double avantage de ces deux bonnes qualités de cet insecte. Pour se délivrer des cousins et pour s’éclairer la nuit, ils en prennent plusieurs, qu’ils enferment et laissent courir en liberté dans leurs maisons. Ces insectes ne vivent guère plus de quinze ou vingt jours, ainsi prisonniers; leur lumière s’affaiblit peu à peu et s’éteint entièrement en mourant.

Pour prendre les porte-lanternes, on sort dès la pointe du jour avec un tison allumé avec lequel on fait la roue sur une hauteur. Ces insectes , attirés par la lumière et par les cousins qui la suivent, sy rendent aussi, et on les prend en les abattant à coups de feuillages.

Lorsque les Américains vont de nuit à la chasse de lagouti, ils attachent un porte-lanterne à chaque pied et en tiennent un à la main; ils n’ont pas d’autre flambeau pour faire cette chasse.

I n’est pas inutile de faire remarquer que cette lanterne ne doit guère éclairer l’insecte pendant qu’il vole; comme elle est beaucoup plus large que le lieu de la tête où sont placés les yeux, elle doit faire leflet d’une flamme plus large que notre front et qui en partirait; on sait que celui qui porte une lumière pendant la nuit voit moins bien que ceux qui sont à une certaine distance de Jui.

7° Famize. LES PUNAISES, CIMICES.

Les insectes de cette famille ont une trompe en aiquillon, comme ceux de la famille des cigales, et ils n’en diffèrent essentiellement que parce qu'ils #ont pas de petits yeux lisses sur la tête.

Les méthodistes modernes, à l'exemple de M. Linné, qui

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