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FAMILLE DES PUNAISES. — PUCERON

bord des feuilles de cet arbre, sous la forme d’une sphère ou d’un croissant rougeâtre de huit à neuf lignes de diamèetre. M. Granger nous à appris que les Turcs, habitants de Damas en Syrie, mêlent trois parties de la poudre de ces galles avec une partie de cochenille, pour faire leur écarlate ou leur teinture de cramoisi sur la soie. Celles qu’on emploie en Chine, pour les mêmes teintures, leur ressemble aussi, selon M. de Réaumur. Quel avantage pour le commerce si on s’appliquait à multiplier ces galles sur les térébinthes de la Provence! on épargnerait deux tiers sur la cochenille, que l’on ne tire qu’à grands frais de PAmérique.

Les cornafis où pucerons à deux ou trois tuyaux en cornes au derrière, rendent continuellement par leurs cornes une eau sucrée et mielleuse qui attire les fourmis qui viennent la sucer. Les aphis qui n’ont pas ces cornes rendent cette liqueur par anus; enfin le mallos a, au lieu de cornes, un duvet blanc, qui parait n'être autre chose que cette liqueur, qui suinte et transpire de son corps.

Parmi ces insectes il y en à une espèce dont la trompe s’allonge , au point que, lorsqu'elle la couche entre ses jambes, elle passe deux à trois fois la longueur de son corps.

Les pucerons font en général beaucoup de tort aux plantes qu'ils attaquent ; les unes sont défigurées par le coquillement de leurs feuilles, les autres souffrent par la perte des sues qui en sortent. On a tenté divers moyens pour les détruire, mais toujours inutilement. Cet insecte est si fécond que, pour peu qu’il en échappe un seul, il a bientôt reproduit une autre peuplade. Un des moyens qui semblent devoir réussir serait de mettre sur les plantes qui en sont alttaquées quelques larves de la bête à Dieu ou glutelle, appelée barbet, ou le lion des pucerons, ou des vers des mouches aphidivores, qui s’en nourrissent et en détruisent d'autant plus qu’elles sont très-voraces, et qu’elles

prennent leur accroissement en très-peu de temps et souvent en moins de quinze jours. Les fourmis ne leur font aucun mal et ne les détruisent pas en leur suçant Pintérieur du corps, comme l’ont avancé quelques auteurs; elles se contentent de recueillir les petits grains de sucre ou les gouttes de la liqueur mielleuse qui sort de leur corps.

La COCHENILLE, cochenilla, dont on fait usage pour la teinture, comme écarlate cramoisi, a été prise longtemps pour le fruit d'une espèce de figuier d'Inde, opantia, sur laquelle on le recueille.

C’est un genre d’insecte de la famille des punaises qui ne différe presque de celui du puceron, aphis, qu’en ce que 1° son corps est duveté comme celui du mallos, mais d'un duvet plus long; 2° elle pond ses œufs dans un amas de duvet ; 5° le mâle a deux ailes verticales.

On en connait quatre espèces, parmi lesquelles les plus remarquables sont : 1° la cochenille d'Amérique; 2° celle de Pologne.

La cochenille d'Amérique est un petit insecte sphéroïde, d'environ trois lignes de diamètre, rouge noir, qui, en se desséchant, devient hémisphérique.

ILest vivipare.

Cet insecte est originaire du Mexique, où on le trouve sur diverses plantes, et surtout sur la grande espèce de figue d’Inde ou raquette, opuntia. On Pa transporté depuis à la Jamaïque et dans d’autres îles de l'Amérique, où on le multiplie avec grand soin, parce qu’il est d’un rapport considérable.

On le sème, pour ainsi dire, sur lPopuntia. Pour cela on a, autour des habitations, des jardins plantés uniquement en opuntia de Pespèce appelée domestique où pencas, qui à, beaucoup moins d’épines que le sauvage. On fait avec de la mousse, ou du foin, ou de la bourre de coco, des petits nids

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