FAMILLE DES OESTRES. — FAM. DES TIPULES
L’OESTRE , ou le VER bu NEZ des moutons, est déposé dans les lèvres du nez de ces animaux par la mouche, qui y entre en avril ou mai pour y pondre ses œufs; ils éclosent peu après, et causent aux moutons des douleurs si aiguës qu’on les voit quelquefois bondir et se frapper la tête contre les pierres, les arbres, les murs, etc.
Lorsque ces vers sont près de leur métamorphose en nymphe, ils se laissent glisser avec la mucosité qui sort abondamment du nez du mouton, et entrent dans la terre, où ils deviennent nymphes, puis oestres.
Les vers du fondement des chevaux et des tumeurs du dos des bœufs sont différents.
24e Fame. LES BIBIONS OU TIPULES, BIBIONES.
La BIBION, OU MOUCHE SAINT-MARCG, ainsi appelée parce qu’elle paraît communément vers la Saint-Marc, pond ses œufs dans les bouses de vaches.
La larve qui en sort à l’air d’une chenille à tête écailleuse, et reste sous terre pendant un an, jusqu’en mars, où elle devient aiiée.
La Tipuce diffère du bibion en ce qu’elle a quatre antennules à la bouche au lieu de deux.
Il y en a plus de quinze espèces aux environs de Paris.
Leurs larves ont le corps long, cylindrique, très-vif, avec quatre stigmates, dont deux antérieurs et deux postérieurs, en tuyaux imitant des moignons de pattes. Elles habitent dans l’eau où elles se filent une espèce de fourreau fixe et horizontal, où elles se retirent comme les demi-teignes.
Leurs nymphes nagent dans l’eau avec vivacité, et vont à la surface où elles se soutiennent pour respirer par leurs deux tuyaux, qui ressemblent à des cornets.
Les femelles diffèrent des mâles en ce que leurs antennes
ne sont pas crochues, en panache, et elles pondent sur Peau leurs ovaires en batteau de plus de deux cents œufs, dont les petits plongent à mesure qu'ils éclosent.
Le MoucuERoN, moscinus, Ital., diffère de la tipule en ce qu’il porte ses ailes en toit et non pas horizontales, eroisées.
25° Famire. LES MOUCHES.
Les insectes de cette famille ont une trompe molle et deux antennules.
Elle comprend quinze genres, dont les plus remarquables sont : la couturière, sartor, la mouche armée, mirio, le télescope de Gambie , telops, la mouche, la trapanière, trupanis, le vaspion, vaspio, à queue de rat, et Paphidivore, ou mangeur de pucerons.
La COUTURIÈRE, sartor, Goed., est ainsi nommée parce que ses pattes sont si longues qu’elles semblent se croiser pour coudre en volant; ce sont comme des échasses qui leur facilitent le moyen d’enjamber les herbes des prairies.
Ce genre, qui contient plus de trente espèces, et qui a été confondu jusqu'ici avec les tipules, en diffère non-seulement comme genre, mais encore il se range dans une autre famille, à la vérité très-voisine. Sa trompe, qui est au bout de sa tête, porte deux antennules, chacune de dix à quinze articulations.
Sa larve, qui est comme épineuse, à tête variable, vit d’herbes naissantes dans la terre humide et légère, à l'ombre, dans les prés et äans le tan des arbres; vit deux à trois ans en terre avant de devenir nymphe, qui s'enfonce en terre verticalement, la tête débordant un peu avec ses deux stigmates en corne.
Pen ai trouvé une espèce à Sainte-Geneviève qui se fait une coque comme de bave pour devenir nymphe.