EE. A
devenir insectes parfaits ou ailés. On ne voit rien de tout cela dans la mouche araignée ; elle pond, non pas un œuüf, mais une nymphe, sous sa peau de ver, aussi grosse qu’elle, semblable à une lentille, blanche d’abord, ensuite noire, dans laquelle elle devient réellement nymphe, puis volatil, semblable à sa mère et en état de pondre. J’en ai cependant quelquefois trouvé sans ailes au Sénégal, où on les appelle pou du bœuf, ce qui semblerait annoncer que cette mouche serait nymphipare et quelquefois vivipare; mais dans ces deux cas la singularité n’en subsiste pas moins. L’insecte, en voyant le jour, ne parait que dans son second état, et n’a qu’une seule métamorphose à subir ; il est done connu, démontré, que cet insecte vit d’abord sous l’état de larve dans le ventre de sa mère, et qu’il s'y métamorphose en nymphe sous sa première peau de ver, telle qu’elle est pondue.
Dans la prochaine séance nous examinerons la huitième classe. celle des vers et la neuvième, celle des coquillages