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FAM. DES LOMBRICS. — LOMBRIC. RSA

produisent de même depuis un jusqu’à quatre petits vers semblables à eux.

Le Lomeric, lumbricus, ou ver de lerre, n'offre pas autant de merveilles dans sa reproduction; elle se fait tout simplement par une génération qui est le produit d’un accouplement antérieur. Tous les individus ayant les deux parties sexuelles et se les introduisant en même temps pendant Paccouplement, et tous produisant également après cet accouplement un œuf, il n’est pas douteux que ce sont de vrais hermaphrodites ; leurs organes sexuels sont placés, comme dans le strongle, à peu près vers le tiers de la lonsueur du corps, au dixième et vingt-huitième anneau, un peu plus près de la tête que le renflement du corps; mais ces organes diffèrent de ceux du strongle en ce qu’ils sont doubles , assez écartés les uns des autres pour laisser voir leur quatre ouvertures, au lieu que dans le strongle ces parties sont simples.

Cet accouplement se fait depuis le mois de septembre jusqu’en mars et avril, entre six heures et dix heures du matin , le corps de l’un et de lPautre enfoncé de moitié en terre; les deux têtes ne sont pas tournées du même côté, mais elles regardent la queue l’une de Pautre. Ils restent si fort unis qu’on peut les transporter et garder ainsi longtemps.

L’œuf qui est produit peu après l’accouplement est long de quatre lignes, large de deux, membraneux, très-mince, lisse, luisant, rouge clair, à une seule loge, contenant un seul ver long de neuf lignes sur une ligne de largeur, roulé de trois tours de spirale sur lui-même, et qui en sort par un petit couvercle qu’il fait sauter. L'animal produit ainsi jusqu’à deux cents œufs.

Le corps du lombric se fait reconnaitre par un renflement

composé de six articulations sans filets, qui forment une IL. A

h82 DIX-NEUVIÈME SÉANCE.

espèce d’anneau entre la trente-deuxième et là trente huitième articulation de son corps, qui en contient cent dixhuit, qui tous ont quatre rangs, deux de chaque côté, de soies doubles qui leur tiennent lieu de pieds, et qui leur servent à sortir aisément de leurs trous ou à y rentrer, et à ramper en tous sens, c’est-à-dire également sur le dos ou sur le ventre, sur la terre.

Ces animaux ne vivent que des parties les plus grasses de la terre , dont leur estomac est toujours rempli. Ils supportent des jeûnes de neuf mois, surtout lorsqu'on les à coupés.

On n’en voit guère que dans PEurope. Ils font dans la terre des trous verticaux, profonds d’un à deux pieds, au fond desquels ils restent cachés pendant l'hiver. Ils sortent dès le mois de mars et quelquefois en janvier, quand le temps est doux. Ils sortent de terre quand il pleut, ou lorsqu’on marche assez pesamment pour qu'ils s’en apercoivent. Aussi les pêcheurs, qui en font des appâts, se serventils de moyens semblables pour les prendre. Ils trépignent sur la terre des lieux humides, ou bien ils Pébranlent avec un bâton enfoncé profondément qui agit en tout sens; les vers, qui croient sentir la taupe, en sortent aussitôt; ils larrosent avec une eau amère par ébullition avec des feuilles de chanvre ou de noyer qui les fait sortir.

La reproduction des parties coupées du ver de terre se fait, mais lentement et avec beaucoup de peine. La nouvelle partie est d’abord très-eflilée, puis elle grossit peu à peu, comine il arrive dans la végétation des plantes.

On dit que les Indiens sont très-friands de ces vers et les mangent crus. Les taupes en font leur nourriture ordinaire, les lézards et les oiseaux en détruisent aussi beaucoup.

On en retire beaucoup d'huile et de sel volatil. L'huile dans laquelle on les a mis infuser se met en usage dans les

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