FAM. DES LOMBRICS. — NÉRÉIDE, PHYSALE
paralysies. Leur infusion dans le vin blanc est apéritive et pousse aux urines, On lemploie pour guérir les panaris en le roulant autour du doigt, le recouvrant d’un linge et lassujettissant avec un fil.
Les NÉRÉIDES, ou scolopendres de mer, sont des vers à corps très-allongé, qui porte un faisceau de poils sur chaque côté de ses articulations. Ils vivent sur les plantes marines ; ce sont les flambeaux ou porte-lanternes de la mer. Ils sont aussi lumineux pendant la nuit que les scolopendres terrestres, lumineuses à cent pieds.
La PHYSALE, ou faupe de mer, forme un autre genre qui en diffère en ce qu’il a le corps court et qu’ii s’enfle comme un œuf pour flotter sur les eaux.
On le trouve également dans la Méditerranée et l'Océan.
Il est un autre genre qui à un éventail à la queue comme la sangsue et qui suce la torpille.
8° Famizze. LES PINCEAUX, PENICILLA.
Les pinceaux ont le corps articulé comme les sangsues et les vers, mais il est recouvert d’un tuyau fixe, membraneux dans les uns, cartilagineux dans les autres, pierreux dans d’autres, et mêlé de sable et de coquillages dans d’autres.
On leur donne le nom de pinceaux parce que tous ont au sommet de la tête un nombre de filets dont l’assemblage forme pour l’ordinaire une espèce de pinceau.
Tous les auteurs ont confondu jusqu'ici ceux qui ont des tubes pierreux avec les tubes du vermet, qui est un limacon operculé, comme nous le dirons ci-après.
Le DENTALE de l’Océan se donne comme absorbant.
h8h DIX-NEUVIÈME SÉANCE.
4° Famizze. LES POUSSE-PIEDS, POLLICIPEDES , BALANES OÙ GLANDS DE MER.
Ces animaux se reconnaissent à ce qu’ils n’ont d’articulé que les cornes qui leur servent de bras. Leur corps est recouvert en tout ou en partie par cinq à trente pièces de coquilles ; ils sont vivipares.
Cette classe comprend quatre genres, qui sont : 1° Le GLAND DE MER, balanuts ; 3° Le poussE-Piep, polliceps, Belon ; 2° Le roryLopos, Klein. 4° Le PoLYcLON, Adans.
Le GLAND DE MER, balanus, comprend sous lui les espèces que l’on nomme dans les cabinets le turban, la tulipe ou la clochette, la côte de melon, le glaudray, le pou de baleine et de tortue.
C’est un coquillage consistant en cinq pièces de coquille, dont la plus grande, qui est fixée sur les rochers, sur les coquillages, sur les bois des vaisseaux, sur la peau des poissons durs comme la tortue ou la baleine, à la forme d’un cône plus ou moins allongé, ouvert par-dessus, qui se bouche par quatre pièces de coquilles triangulaires, ce qui fait en tout cinq pièces.
Dans la cavité de la pièce conique est contenu un animal mou, qui se reconnait par deux faisceaux, chacun de huit paires, de filets cartilagineux articulés, qui sont dans un mouvement continuel qui les porte dehors en remontant, el qui les retire successivement dans le fond de la coquille en tirant en même temps les quatre battants qui ferment exactement la coquille.
C’est cet animal qui en s’attachant, ainsi que le poussepied, en quantité sous les vaisseaux en retarde la marche, comme le remora, ou sucet.
Sa chair est glaireuse, en petite quantité, et mauvaise.
FAM. DES BALANES. — POUSSE-PIED, POLYCLON. hS5
Le pousse-piep, polliceps, Belon, appelé aussi bernacle, ou conque «natifère, par quelques auteurs qui prétendent, contre toute vraisemblance, que le cravant, espèce de canard nommé aussi barnache, fait son nid dans les plantes marines, mange le poisson de ce coquillage, et met à sa place ses œufs, qui y éclosent.
C’est un coquillage à cinq pièces de coquille, comme le balanus, mais toutes plates, et surmontant un tuyau charnu qui fait le corps de lanimal, et qui est susceptible de contraction et de dilatation au point qu’il peut s'étendre jusqu'à six pouces de long; il est de la grosseur du doigt, et est fixé, comme le balanus, sur les rochers, sous la carène des vaisseaux ; ils contiennent deux faisceaux, chacun de six paires, de filets qui sortent et rentrent, comme ceux du gland de mer.
Cet animal est vivipare, et souvent ses petits s’attachent sur son tuyau, de manière que quelques auteurs Pont cru ramipare, comme le polype.
Le PoLYLoPos, ou soulendao du Sénégal, ne diffère du pousse-pied qu’en ce que, au lieu de cinq pièces de coquille, son tuyau en porte une trentaine.
Son tuyau, qui est chagriné, est plein d’une chair jaune orangée, presque aussi délicate que celle de Pécrevisse, et qui se mange.
Il paraît que c’est cette espèce et la précédente dont Lentulus, au rapport de Macrobe, fit servir des blancs et des noirs dans le festin qu’il donna lors de sa réception parmi les prêtres du dieu Mars.
Le PoLYCLON ne diffère du pousse-pied que parce que son tuyau est ramifié.
5° Famize. LES DOUVES, DOVÆ.
Animaux à corps mou articulé, avec une bouche seulement, et quelquefois des parties génitales, sans autres membres. Quatre genres forment cette classe.
La DOuvE , dova, Ad., se trouve dans les canaux intérieurs du foie des moutons, du cheval et d’autres animaux.
C’est un animal elliptique, semblable à une feuille brune, long de deux à trois pouces, trois ou quatre fois moins large, ayant trois ouvertures vers l’extrémité antérieure, dont la première est la bouche ; la deuxième laisse sortir la partie masculine; la troisième, et postérieure, paraît être Panus.
La SANGSUE-LIMACE, vitta, Ad., est de deux espèces, la blanche et la noire. On les trouve toutes deux sous les pierres , dans les eaux tranquilles des étangs et des ruisseaux ; leur bouche est placée sous le milieu du ventre, et l’anus un peu derrière. Elles paraissent avoir chacune deux yeux, ou deux points noirs; elles ont un pouce à un pouce et demi de longueur. Toutes pondent par lPanus, chaque mois, un ovaire sphéroïde , d’une ligne de diamètre, brun noir, contenant chacun dix petits, qui sont deux mois à éclore lorsqu'ils ont été pondus en octobre.