FAMILLE DES SPARES. — PAGRE
Sa chair n’est pas bien succulente.
Le genre du PAGRE, pagrus, Arist., ne diffère de celui du
spare, qu’en ce que son corps est médiocrement allongé. Il y en à treize espèces, savoir :
1° Le pagre, pagrus ; 7° Le herrara, mormyrus ;
2° Le bogue, rarel, boops ; 8° Le chopaz , en Espagne, salpa ;
3° Le synagris, synodon, dentex, 9° Le bezugo, en Espagne, louverne, Plin., denton, Ad.; de Naples ;
4° La chouelle, erythrinus , Arist., 10° Le busongle de Marseill.; Pagel, en Esp., Rond., Frangolin, 11° La dorade, aurata, chryso-
Rond.; phrys, Arist.; 5° Le jarel, mœna, Arist.; 12° Le bogue, boke, Arist.; 6° Le marmo ; 13° Le bogue.
Le pagre, pageon, pagrus, phagrus, Arist., est un poisson rouge pâle, commun dans la Méditerranée, qui aime la chaleur, qui fréquente pendant l'été les rivages et même lPentrée des rivières bourbeuses, et qui, pendant l'hiver, gagne le fond des grandes eaux. Il est solitaire.
Il se nourrit de canadelle et autres petits poissons, et de sèches et vermisseaux qui vivent dans la vase.
Il a des pierres dans la tête, et la vessie d’air fort grande.
Sa chair se cuit difficilement, mais elle est très-nourrissante. Elle est meilleure au printemps.
C’est un poisson sacré chez les Égyptiens, habitants de Syène, selon Oppien.
Le dentex,Gvid., Plin, synodon, Athen., denton des Espag., synagris, Arist., bocinigre, des Espag., est un poissou rouge pé.e qui vit en troupe dans la Méditerranée comme le pagre, c’est-à-dira cherchant pendant lPété les rivages et mème Pentrée des rivages herbacés et limoneux, et qui, craignant le froid pendant l'hiver, va au fond des eaux.
Il vit de plantes marines, de chair, d’insectes et de poissons , souvent même son ventre en est si ferme qu’il semble crever.
I à deux pierres dans le cerveau, et le fiel collé sur les intestins.
La chouelle, erythrinus, Arist., rubellio, Théod., fragolino, à Rome, arbore, à Venise, appelé improprement pagel par Rondelet, est rouce de sang autour de chaque écaille qui est jaunâtre. |
Il est particulier à la Méditerranée, dont il habite ie fond en hiver. En été, il approche du rivage où on le prend.
Il a des pierres dans la tête.
Comme on trouve plus de femelles que de mâles. Aristcte dit que cette espèce n’a pas de mâles.
Sa chair est blanche, de bon suc, mais laxative.
Le jarel, Mœna, Arist., Pline, Haler, Gaz, jusele, Narton, est un petit poissen cendré noir, mêlé de rouge, plus foncé pendant l'été.
Il vit en société dans la Méditerranée, sur les rivages herbeux.
C’est le plus fécond des petits poissons; il fraie en hiver.
Il est peu estimé, ou moins que le spare, mais plus que le goujon de mer ; il est plus gras dans la saison du frai. On le sale ordinairement, et il sert d’amorce pour prendre ja dorade.
Le marmo, mormyrus, Arist., herrera, Espagne, morme, de France, marmolo, de Napi., ainsi nommé paree qu’ilmurmure comme l'eau , est un poisson peint, c’est-à-dire varié de couleurs.
Il vit dans la Méditerranée, sur le rivage sablonneux où ii se cache.
Il fraie l'été.
Sa chair est nourrissante , mais de peu de mérite.
L’auratu, et par corruption la dorade, aurata, Columel., chrysophrys, Arist., orata, Nal., est un poisson jaune doré à dos cendré, de la Méditerranée, qui craint le