LES CARPES , LES MUGES , LES SAUMONS , LES SILURES, LES RAIES
Dans la séarice précédente nous avons examiné dix familles de poissons dont les uns comme 1° les anguilles, 2° les coffres, n’ont pas de nageoires ventrales, tandis que d’autres comme 5° les soles, 4° les baraneous , 5° les morues, en ont deux qui sont placées au-devant des pectorales, et que les autres comme 6° les scares, 7° les rémores, 8° les spares, 9° les perches, 10° les maquereaux les ont placées au-dessous de ces mêmes pectorales. Dans celle-ci, nous allons parler des cinq familles restantes qui ont ces nageoires ventrales placées sensiblement bien loin derrière les pectorales, telles que 11° les carpes , 12° les muges , 13° les saumons , 14° les silures, 15° les raies.
11° Famizce. LES CARPES , CARPIONES.
Les poissons de cette famille se reconnaissent à ee que : 1° les deux nageoires ventrales sont placées loin derrière les nageoires pectorales; 2° ils n’ont qu’une nageoire sur le dos, ou bien ils n’en ont point du tout; 5° ils ont la queue fourchue. Ces poissons forment environ vingt-sept genres :
1° Le Traor , ou poisson doré dela 6° La BRÈME, brama;
Chine ; 7° Le STEIN-BRASSUN d’Amb.:
2° Le PLEKOSTOMUS, Gronov.; 8° L'EKERBIRO d'Amb.; 30 Le BARPEAU, barbus : 9° Le GARDON, gardus ; 4° La CARPE, cyprinus, une épine 10° Le LAVARET, lavaretus : dorsale et une pectorale : 11° L'ARGENTINE, argenlina :
5° La TANCHE, tinca ; 12° Le 20oorsH4AKk d‘Amb.;
13° L’ALOSE , alosa , Gaz., thrissa, 21° Le BROCHET, esox, Plin., lu-
Arist.; cius ; 74° Le Kripviscn d’Amb.; 22° Le coLomeo d’Amb.; 15° Le BANDT-HO0FT d’Amb.; 23° Le PETIMBREATA du Brés., pois- 16° Le LAYER d'Amb., le voilier ; son-trompette, Caselb, solenosto- 17° Le MUGE VOLANT, EXOCŒIUS, mus, Gronov.;
Arist.; 240 Le veLt, Ad.;
18° Le pETanIS, Ad., pegasus, 25° Le caouwEer-Laki d'Amb., Ad.; Hoefl. Piscicul volant, Ruysch; 96° Le uococenrrus, Arted., M.S., 19° L’ORPHIE , raphis coppi, Belon,, Gron.; Arist., acus , Arist.; 27° Le MaRAK d’Amb.
20° Le PLATTANG d’Amb.;
Le TaoR, ou poisson doré de la Chine, confondu mal à propos avec le kin-yu ou le poisson rouge du même pays, qui est une espèce de carpe, doit former un genre différent de celui de la carpe et de tous les autres de cette famille, en ce qu’il n’a pas de nageoires sur le dos; elle disparaît vraisemblablement pour se confondre avec celle de la queue qui se replie en deux pour former une espèce de toit comme la queue de la poule , il a trois osselets aux ouïes comme la carpe et deux épines à la nageoire de l'anus.
Ce poisson est fort petit, grand à peine comme un hareng, et jaune doré, plus pâle dans les femelles.
Il se trouve naturellement dans les étangs limoneux et herbeux de la Chine, où il vit de vers et de plantes.
Il fraie au mois de mai sur les plantes aquatiques.
Les grands seigneurs chinois se plaisent à élever ces poissons dans des bassins profonds, garnis d’une touffe de jonc, et d’un pot renversé et percé de trous, afin qu’ils puissent se mettre à l'abri du soleil. On renouvelle cette eau deux fois par semaine. En le changeant de bassin il ne faut pas le toucher avec les doigts, mais le prendre au filet; il est aussi sensible au moindre contact qu’au bruit du tonnerre , du canon , et aux odeurs fortes.
On en à vu cinq en 1755, chez M. Tesdorpf, fameux négo-