‹ Cours d'histoire naturelle fait en 1772Chapitre 65 sur 201 · FAMILLE DES RAIES. — LAMPROIE · texte numérisé non relu

FAMILLE DES RAIES. — LAMPROIE

espèces ci-dessus, B, C, D, E, dont la première a un pied de longueur.

La peau de la vraie roussette ne doit presque jamais être rude au toucher.

Les gainiers l’emploient pour garnir les étuis. Le galuchat, si estimé à Paris, est fait avec ces peaux teintes en vert.

La LAMPROIE forme un genre de raie qui se reconnait au premier abord à ce qw’elle à de chaque côté du corps sept trous aux ouïes; elle n’a point de nageoires pectorales, de ventrales ni d’anales, mais seulement deux dorsales, et une à la queue. On en connaît deux espèces qui sont :

1° La lamproïe de mer, lampetra. 2 Le lamprillon de rivière,

La lamproie, lampetra, Rond., mustela, Plin., a le corps cylindrique de languille, sans écailles, bleuâtre, à ventre blanc. Sa bouche est ronde, armée de denticules insensibles et semblable à un sucçoir; elle n’a point de langue. Son intestin est cylindrique, droit, simple, étendu de la tête à la queue. Son cœur est enveloppé dans un cartilage auquel le foie est attaché.

C’est un poisson de mer qui remonte les rivières au printemps pour y déposer ses œufs; il préfère les eaux vives et les rochers et se trouve dans toute l’Europe.

Il vit de bourba, c’est-à-dire de ce mucilage qui recouvre les pierres et les terres grasses qu’il semble sucer continuellement.

La lamproie nage au-dessus de l’eau en serpentant, comme les serpents.

Elle ne vit que deux à trois ans.

Elle est sujette à porter aux yeux un petit insecte ou cloporte à deux pieds qui suce leur mucosité et les aveugle.

Le mâle est préféré à la femelle, et celle des eaux vives est meilleure que celle des eaux stagnantes et bourbeuses, Sa chair est molle et visqueuse.

Les lamprillons qui ne sont pas plus grands que des vers de terre se nomment chätillons à Toulouse et sept-œils à Rouen.

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