‹ Cours d'histoire naturelle fait en 1772Chapitre 73 sur 201 · CLASSE DES CRUSTACÉS. — USAGES · texte numérisé non relu

CLASSE DES CRUSTACÉS. — USAGES

battre. Quelques personnes appliquent le lait du figuier sur les piqûres des araignées.

La plupart de ces animaux, tout hideux qu’ils paraissent, doivent nous intéresser à quelques égards.

L’araignée fournit ainsi que sa toile beaucoup d’aleali volatil et d'huile.

On sait que sa toile est astringente et qu’elle fait à peu près l’effet de la vesse de loup, qu’elle arrête le sang étant appliquée sur les petites plaies récentes, comme lescoupures ordinaires.

On a essayé de tirer de ses fils le même parti que lon tire de la soie. M. Bon, de la Société royale de Montpellier, envoya, en 1709, à l’Académie royale des sciences de Paris, des mitaines et des bas faits de fils d’araignée : ils étaient gris de souris, aussi beaux et presque aussi forts que ceux que l’on fait avec la soie ordinaire, et cette soie peut prendre toutes sortes de couleurs.

Ces ouvrages furent faits avec les ovaires ou les coques qui renferment les œufs des araignées bien battues, bouillies , cardées et filées ; car pour les toiles, même celles de Paraignée de jardin, dont le fil roulé en spirale est beaucoup plus fort que dans les autres espèces, M. de Réaumur , qui suivit beaucoup ces expériences , trouva qu’ils étaient trop délicats et trop faibles pour être mis en œuvre, et qu’il en fallait au moins quatre-vingt-dix et même cent pour faire un fil égal en force à celui que file le ver à soie, et dix-huit à vingt mille pour faire un fil à coudre aussi fort que ceux de ces vers, et qu’en supposant la chose praticable cette soie coûterait beaucoup plus cher que celle du ver à soie. D'ailleurs cette soie d’araignée est beaucoup plus crêpée et moins unie, moins lustrée et par conséquent moins belle que celle du ver à soie.

M. de Réaumur tenta les mêmes expériences sur la soie

dorée de l’araignée de la Louisiane et de celle du Sénégal, dont les fils sont les plus forts que l’on connaisse, et il y trouva constamment les mêmes dificultés et les mêmes défauts, de sorte qu’il reste bien constant que l’usage qu’on voudrait faire de la soie de l’araignée serait plus dispendieux que celui de Ja soie du ver à soie et beaucoup moins agréahle.

Les écrevisses, les cloportes, les crabes, etc., sont incisifs et toniques, on en boit le bouillon dans les inaladies de la peau causées par un sang âcre , épais et échauffé, auquel ils rendent la ténuité, la fluidité.

On sait que, lorsqu'on a coupé à un faucheur, opilio, ou à une araignée une patte, elle conserve encore son mouvement longtemps après sa séparation , et que les enfants se donnent souvent cet amusement innocent.

M. Linné a confondu , comme nous Pavons dit, les crustacés avec les insectes, dont il forme la septième section qu’il appelle aptères, c’est-à-dire insectes sans ailes. Il en reconnait deux cent quatre-vingt-six espèces qu’il partage en quatorze genres, savoir :

1° Pedibus 6. Capite a thorace discreto.

1° LEpisMA, caudu setis exsertis.

2° Pouura, cauda bifurca inflexa, saltatrix.

3° TERMES, 0s maxillis duabus.

4° PepicuLus , os aculeo exserendo.

5° PULEX, 0s roslro inflexo cum aculeo. Pedes saltatorii.

2° Pedibus 8 ad 14. Capite thoraceque unitis.

Oculi. Pedes.

6° ACARUS, 2 8 7° PHALANGIUM, 4 8 80 ARANEA, 8 8 92 ScORPIO, 8 8 10° CANCER, 2 10 11° MonocuLzus, 2 12 12° Oxiscus, 2 14

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