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GÉNÉRALITÉS SUR LES INSECTES, — PONTE

donne réciproquement aux mâles et aux femelles le moyen de se rapprocher dans les prés et les buissons où ils sont pendant les nuits de Pété.

Dès que la femelle est fécondée, elle choisit le lieu le plus convenable pour y pondre ses œufs ou pour y faire ses petits, car il Y en à quelques espèces vivipares, comme la grande mouche grise à yeux rouges; le cacrelat gris du Sénégal et le puceron sont tantôt vivipares, tantôt ovipares.

En général, le lieu que la mère préfère pour placer ses petits est celui où ils doivent trouver abondamment la nourriture qui leur est le plus convenable. C’est ainsi que les insectes carnassiers, qui se contentent des substances animales cadavéreuses ou pourries, comme certaines mouches, certains scarabées, y déposent leurs œufs, et même dans les matières les plus sales, tels que les excréments, les fumiers des animaux; d’autres préfèrent les animaux vivants : c’est ainsi que certaines espèces de taons piquent Péchine du dos des bœufs pour déposer sous leur peau leurs œufs, qui doivent y trouver une nourriture abondante, en les tourmentant cruellement, pendant que d’autres les placent de même sous la peau du renne, d’autres dans le fondement ou le gosier des chevaux, d’autres dans les narines des brebis; certains ichneumons les placent dans œuf d’un papillon ou sous la peau d’une chenille; les teignes, les dermes et autres scarabées les posent aussi sur des malières animales, mais plus sèches, sur les poils et les plumes des animaux. Le fourmi-lion Îles pose dans le sable, à l'abri d’une côte bien exposée au midi; le pulsan dans les vieux bois et les vieux livres.

Les insectes qui vivent sur les végétaux ou de matières végétales sont au moins aussi nombreux que ceux qui se nourrisseut de matières animales, et, quoiqu'il ne soit pas vrai qu’il nv à pas de plante qui ne nourrisse son insecte

particulier, et même plusieurs sortes d'insectes (comme l'ont avancé quelques auteurs qui ignoraient sans doute que la botanique fournit au moins quinze mille espèces de plantes, au lieu que l’entomologie en montre à peine la moitié de ce nombre), il n’en est pas moins certain que les végétaux en nourrissent une quantité prodigieuse. Combien d’espèces de chenilles et de fausses chenilles ne voyons-nous pas sur leurs feuilles, qui en sont dévorées quelquefois jusqu’à leurs bourgeons au premier printemps! On sait le ravage que les hannetons occasionnent alors à celles des marronniers et des érables. Le puceron, en posant ses œufs sur les feuilles de l’orme, du peuplier, etc., y occasionne des gales ou des boursouflures en forme de poches qui se remplissent d’une quantité considérable d’eau ou de sucs qui leur servent de nourriture. D’autres, comme certains charancçons, certaines mouches, les déposent dans le parenchyme des feuilles entre leurs deux épidermes, où les petits vivent en minant la substance qu'ils recouvrent. Le figipte, psylla, Geoffr., occasionne des gales d’un autre ordre en posant les siens sur les feuilles du buis ou de la véronique, quise creusent en calotte et servent de berceau à la larve , qui y vitet s’y métamorphose ; une autre espèce de figipte en cause de pareilles sur les branches du sapin en y plaçant ses œufs qui, peu après, se trouvent renfermés dans des tubérosités écailleuses. Les larves et la nymphe de ces figiptes déposent par lanus une matière blanche et sucrée comme de la manne. La gale triangulaire du bout des branches du genévrier est le logement des œufs d’une tipule. Enfin les fruits encore verts du bigarreautier, du prunier, du poirier, du pommier sont occupés chacun par une petite chenille déposée à leur tête par une petite phalène, et cette chenille, qui habite ces fruits, m’arrive à sa perfection que lorsque ces fruits sont près de leur maturité.

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