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serait également indifférent sur le vice et la vertu. Jl faut donc qu'il cherche, qu’il désire, qu’il aime ce qui est, ou ce qu'il croit être utile àson bonheur; il faut qu’il craigne et qu’il fuie ce qu’il juge désagréable ou funeste pour lui. Seulement je voudrais qu’on allumât ses passions pour des objets utiles; qu’o/i attachât son bien-être à ces mêmes objets; qu’on le détournât par des motifs sensibles et connus de ce qui peut faire du tort, soit à lui-même, soit à un autre; c’est ainsi qu’on en fera un être raisonnable et vertueux.
L’éducation fausse et incomprise que l’on donne généralement n'a pour but que decimenter ces amours dégoûtantes qui, un jour ou l'autre, doivent faire payer bien cher aux malheureux enfants qui en naissent les fautes commises par d’imprudents parents, quel que soit leur état de santé.
Remédier à ces infractions, détruire les prédispositions ou réceptivités pathologiques , prévenir l’absence de l’hygiène, s’opposer en un mot au développement de tout principe morbide , en l’attaquant dès que l'enfant est mis au jour, tel est notre devoir, et comme nous nous proposons de prévenir et d’annihiler non-seulement les maladies de l’enfance, mais encore de prévenir celles qui se manifestent dans l’âge adulte, nous ferons connaître les règles qui s’appliquent à ces deux âges différents.
Pour ce qui concerne l’âge adulte, deux ordres de moyens sont à notre disposition et convergent vers le même but :
1° Moyens hygiéniques ou diététiques.
2* Moyens pharmaceutiques.
Les premiers comprennent les climats, les changements de température et de régime, l’assainissement des villes et des habitations particulières, le choix des vêtements; les institutions sociales; les habitudes; les travaux intel-
lectuels ; la morale ; les émotions vives; les passions, etc., autant de modificateurs dont il convient de régler l’emploi selon nos besoins, car l'équilibre physiologique ou la santé ?e trouvent rompus non-seulement par les perturbations du milieu dans lequel nous sommes et par la rencontre obligée de causes étrangères à notrè propre organisation, mais encore par les besoins naturels non satisfaits ou satisfaits outre mesure et contre nature.
Qui niera l’office tout prophylactique de l'hygiène? qui niera que ses préceptes déduits de l’observation et de l’expérience, que ses moyens qui reposent tous sur la loi des semblables, n’aient un autre but que celui de prémunir l’économie contre les fâcheuses influences qui sont la source des divers dérangements delà santé?
Tous ses enseignements ne prescrivent-ils pas de nous familiariser par l'habitude avec les situations, les conditions, les influences dont nous voulons modérer les impressions et prévenir les dommages ; de tenir la vie que nous voulons conserver, toujours en rapport avec ces influences pathogénétiques, seul moyen de leur résister, de les vaincre ou d’équilibrer leur action. Le seul moyen de nous préserver des maladies que peuvent faire naître les diverses influences, comme le froid, le chaud, le sec, l’humide, les courants d’air, les travaux du corps et de l’esprit , c'est de savoir nous exposer, dans la mesure et les conditions commandées par la prudence, « ces mêmes influences et de suivre les prescriptions secondaires de l’hygiène dont le but prophylactique, à l’égard de ces divers éléments, est de les approprier à l'organisme.
Hahnemann, en créant son Dynamisme, admettait que tout vit dans la nature, que tout ce qui constitue l’univers est dans un rapport voulu avec l’ensemble de l’organisme ou l’appareil organique avec lequel on le suppose correspondre plus directement, ce qui rend les parties
constituantes de l’univers indispensables à la vitalité de chaque être.
Ce rapport, cette harmonie sont représentés d’une part par le milieu qui nous entoure, et d’autre part, par l’homme qui fait l’objet de nos études et de nos recherches. L’homme ne vit qu’à la condition cle subir son milieu, mais pour le subir il est doué d’une liberté d’action limitée, il est vrai, mais suffisante pour lui permettre de s’harmoniser avec ce milieu en faisant subir à son tour, au monde extérieur, les changements susceptibles de s’accommoder à son organisation. C’est donc l’étude de l’action générale des modificateurs sur l’homme qui doit nous occuper. L’œuvre du médecin doit se borner aujourd’hui à recueillir les effets ou phénomènes produits par ces agents naturels , et alors une fois les phénomènes connus, suivant les idyosincrasies, indiquer dans quel cas et dans quelle mesure ils pourraient être appropriés à l’organisme, car mille causes sont capables d’y engendrer des perturbations.
Ainsi, nous n’arriverons à prévenir ou à triompher de certains troubles organiques, qu’en nous garantissant contre la funeste influence des changements de climat et de température, qu’en assainissant nos villes et nos habitations. Pour ce qui est de ce dernier point, notre voix a été entendue, car Paris aujourd’hui, avec ses rues larges et spacieuses, ses places publiques, ses squares, est loin de ressembler à ce qu’il était, il y a même 20 ans; qu’en ordonnant mieux notre régime, en apportant dans notre genre de vie la régularité la plus austère, en faisant que le travail soit mieux rétribué, réparti avec un peu plus d’équité, de manière que certains individus ne soient pas obligés de pousser leur travail jusqu’à l’extinction, tandis que d’autres vivent dans l’indolence, dans l’oisiveté et dans des orgies continuelles. Remarquez une chose cependant :
Tandis que ces privilégiés de la fortune, par des excès de
toute nature, en raison de la vie factice et conventionnelle qu’ils mènent au sein d’une société corrompue, tandis que ces privilégiés dis-je, sont sûrs d’éprouver ces perturbations dont je parle, les mômes phénomènes se produisent et s’expliquent chez ces malheureux qui, dénués de tout, voués à la plus grande misère, vont chercher un oubli de leurs maux dans quelques écarts de régime et de conduite, écarts qui sont grandement justifiés à nos veux par les privations et les chagrins qui les accablent et sous le poids desquels ils succomberaient sans cet oubli de soi-même et ce passage de la réalité au néant, momentané il est vrai, et malheureusement trop passager pour eux.
En un mot, le moyen de prévenir la plupart des troubles organiques, au point de vue physiologique, c’est de prendre plus à cœur le bien-être matériel des populations ouvrières. Jadis c’était la religion qui lançait ses anathèmes, aujourd’hui c’est à la science d’émettre ses avis, de donner des conseils, car d’elle dépend le sort des nations à venir.
Les moyens pharmaceutiques ou thérapeutiques proprement dits, sont ceux dont nous pouvons tirer un très-grand parti non-seulement, dans l’intérêt de notre propre conservation, mais comme moyens préventifs, préservatifs ou prophylactiques. L’ignorance dans laquelle nous étions de leurs effets sur l’homme en santé, était seule cause que nous les regardions comme autant d’agents nuisibles, tandis que le contraire a lieu. Ces différences dans 1 appréciation viennent de trois choses-:
Ie De la manière dont nous avons envisagé la vie {Dynamisme).
2e De la manière dont Hahnematin a envisagé ou conçu la pathologie et surtout de l’explication qu’il a donnée des maladies aiguës et chroniques.
3° De la manière dont il a envisagé la matière médicale.
en créant son expérimentation pure , laquelle a donné naissance h la loi des semblables.
Les moyens pharmaceutiques comprennent toute l’échelle des préparations homœopathiques depuis les teintures-mères et les triturations, jusqu’aux dilutions et aux globules. Ce sont les moyens les plus puissants pour combattre et prévenir non-seulement une maladie épidémique quelle qu’elle soit, mais encore pour combattre toutes les affections héréditaires et prévenir leur développement.
C’est un sujet tellement important et d’un si haut intérêt pour tous les membres qui composent l’humanité, que je vais développer un peu ma pensée, afin de bien vous faire comprendre ma proposition et ce qu’on doit entendre par prophylaxie au point de vue désaffections épidémiques.
Constatons d’abord qu’en temps d 'épidémie, quoique sévissant dans un même milieu, au sein de la même atmosphère et dans des conditions extérieures en apparence semblables, une partie de la population est à l’abri de ses coups. Ce fait, tout vrai, tout réel qu’il est, n’en est pas moins surprenant.
Pour nous qui nions la puissance de la force médicatrice, comme force intelligente surtout, comment expliquer cette exemption qui, par sa fréquence et son évidence, mérite cependant de fixer notre attention?
Selon nous, elle réside, en partie du moins, dans la constitution particulière des sujets qui alors impunément peuvent subir son influence. En effet, les éléments qui forment, le milieu atmosphérique à l’action duquel nous sommes soumis, renferment un principe épidémique , invisible, insaisissable, essentiellement un, qu’il ne nous sera jamais peut-être permis d’atteindre. La diversité dans les effets morbides ne provient que de la diversité dans les constitutions individuelles. Toute exemption «u préservation ne vient que de la présence soit latente, soit réelle ou avouée
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cl’un miasme ou élément étranger' qui, pénétrant les profondeurs de l’organisme, ne permet pas à d'autres miasmes de se développer surtout quand ils sont en similitude de symptômes. C’est vous indiquer déjà qu’il faut se placer dans la condition de ceux qu’elle épargne pour ne pas se rencontrer sous ses coups.
Les épidémies prennent leurs victimes dans tous les rangs et dans toutes les conditions de la société ; aussi l’influence épidémique sera-t-elle subie différemment selon le sexe, l’âge, le tempérament ou complexion physique et morale, en un mot, selon Yidrosyncrasie de chaque sujet et selon les conditions hygiéniques actuelles sous lesquelles il se trouve placé. Telle est la raison de ses rigueurs inégales.
Le miasme ou élément morbide échappant à nos recherches, nous n’arriverons à garantir l’économie des atteintes d’une épidémie qu’en arrachant l’organisme au milieu dans lequel il séjourne, mais assez à temps pour qu’on n’ait pas à redouter son éclosion, ou, ce qui est préférable, en modifiant le dynamisme vital ou élément physiologique avec des moyens appropriés. Dans ces deux cas, comme moyen subsidiaire, on prescrira, dit le docteur Gastier unbon régime, c’est un proplylactique précieux en soi qui répand dans l’économie en général une puissance dynamique suffisante pour permettre à l’économie de servir de support à deux éléments étrangers que vous allez mettre en présence l’un de l’autre, Y élément morbide et Y élément médicamenteux , et pour lui permettre de dominer leurs atteintes.
Cette proposition de préserver l’individu d’une atteinte épidémique au moyen d’agents appropriés, pourrait encore au besoin trouver sa raison d’étre dans l’immunité qui dépend et accompagne presque toujours l’introduction lente et répétée au sein de l’organisme de l’élément toxique luimême.
En effot, les influences délétères au milieu desquelles
nous vivons, semblent. constituer pour certains individus une continuité d’action à l’épreuve de laquelle leur économie se fait et se fortifie. Les émanations du mal, si Ton peut ainsi dire, paraissent favorables à leur préservation. N’est-il pas jusqu’aux poisons dont les plus fortes doses restent sans action chez les sujets habitués à en prendre de petites.
Comment concilier ces deux faits :
Dans l’un j’admets le miasme et son pouvoir contagieux-, dans l’autre, je considère ce miasme comme un élément propre à nous garantir et à nous protéger contre tout envahissement épidémique.
Ces deux faits ne semblent-ils pas être en contradiction? non, Messieurs, vous en trouverez la démonstration dans la définition que je vous ai donnée d’un agent médicamenteux. Je vous ai dit, si vous vous en rappelez: Il est hors de doute que tout agent médicamenteux qui sert au rétablissement de la santé chez l’homme malade , peut en troubler l’harmonie chez qui se porte bien. Et nous avons vu que la perturbation qu’il amène dans l’organisme se traduit par des phénomènes semblables à ceux qu’il est appelé à guérir en cas de maladie.
Nous avons ajouté et suffisamment prouvé, que le principe du dérangement était le même, que ce soit un élément morbide ou un élément médicamenteaux qui l’ait produit. Si donc, nous adressons à l’organisme des moyens dont les manifestations et la durée d’action nous sont connues et sont le plus en rapport avec l’épidémie régnante, nous le mettons à l’abri de toute atteinte, à moins que la dépression puissante opérée par celle-ci sur la vie ne nous ait pas donné le temps d’agir.
Grande et sublime vérité, messieurs, qui devrait être dans toutes les bouches et connue du corps médical principalement, car elle embrasse l’art de guérir tout entier, dans sa partie médicale proprement dite.
Que nous enseignent 1 observation des faits et le témoignage de l'expérience ? que dans le cours de la vie, les maladies épidémiques, surtout celles qui ont leur manifestation du côté de la peau et dont le caractère est contagieux, n’affectent guère le sujet qu’une fois. Dans leur pitié généreuse, elles semblent môme prendre sous leur protection plus spéciale, ceux qui viennent d’acquitter le tribut réclamé par elles.
Il semblerait que ce miasme, en se développant aux dépens de certaines parties constituantes de l’économie, ait épuré l’organisme soit en détruisant certains éléments, organiques qui servent ou serviraient en quelque sorte de véhicule à d’autres miasmes ou éléments toxiques, soit en comblant au sein de l’organisme un vide ou une lacune qui, sans lui , aurait pu ou dû être rempli par d'autres éléments morbides.
Un fait non moins remarquable, c’est que les maladies endémiques préservent des maladies épidémiques , et que les naturels d’un pays où une affection est endémique, sont généralement épargnés, ou ont relativement, et sous tous les rapports, beaucoup moins àcraindre que les étrangers qui sont obligés de s’entourer de beaucoup plus de soins.
Ce n’est donc toujours qu’une question d’équilibre ou d’harmonie , et si un sujet est soumis plus d’une fois , ce qui est extrêmement rare, aux atteintes d’une épidémie, cela ne vient que de ce qu’on n’a pas laissé l’affection se développer dans sa plénitude, qu’au lieu de lui opposer des semblables comme nous l’avons entendu, compris et démontré, on lui oppose des contraires, c’est-à-dire des médicaments qui, n’étant pas en rapport d’analogie avec les premiers par leurs symptômes, no servent qu’à la refouler, l’opprimer , d’où il résulte que si le malade ne succombe pas sur-le-champ, il se fait de nouvelles transformations de la maladie qui font croire au médecin à une affection nouvelle,
tandis que c’est toujours la même, sous une autre forme et avec des manifestations différentes.
Parmi les moyens prophylactiques je vous en citerai un que vous employez journellement. Je veux parler du virus vaccin, moyen le plus sûr et le plus généralement reconnu pour préserver l’économie de la variole. Mais il en existe bien d’autres, qui sont:
La belladone pour la scarlatine lisse de Sydenham.
La pulsatile pour la rougeole.
Le veratrum, le cuivre et le metallum album pour le choiera. De même durant cette dernière épidémie de choléra, n’était-ce pas pour soustraire leurs clients à l’invasion des symptômes de cette affreuse maladie que les docteurs allopathes leur conseillèrent de porter sur la peau des ceintures de laiton, des plaques de cuivre ? Ou leur ordonnèrent, à des intervalles plus ou moins éloignés, certains médicaments prophylactiques, camphre, café et autres, appropriés aux allures de l’épidémie?
Les passages suivants empruntés à MM. Trousseau et Pidoux ne suffisent-ils pas pour faire voir que le quinquina, tout en guérissant les fièvres intermittentes de marais, assure en même temps l'immunité contre les récidives.
« L’action inexplicable du quinquina, disent MM. Trousseau et Pidoux, sur les effets des miasmes marécageux est si réelle, il a tellement la puissance de les neutraliser, qu’on croit pouvoir dire qu’il est le préservatif de la fièvre intermittente. Nous avons vu, disent-ils, des individus rester impunément au' milieu des émanations marécageuses, en ayant la précaution de prendre tous les huit jours huit grains de sulfate de quinine en une seule dose. » (Trait, thérapeut., Dict. des Dict. de méd., t. V.)
Puis nous lisons, Biblioth. du Méd. pratic., t. XiV:
« Disons enfin, comme un l'ait bien avéré, que les quinacés ne sont pas seulement curatifs des fièvres intermittentes, mais aussi prophylactiques de ces maladies; dans ce dernier but il sutjira de les prendre à de très-petites doses.
Par la vaccine , vous le savez, on se propose d’inoculer à l’économie, dans des proportions sagement calculées d’avance, un principe morbide lui-même , son essence; et à défaut de ce principe inconnu, invisible, insaisissable, on arrivera sans doute un jour au même but, en le remplaçant par un agent médicamenteux, le plus propre à imprégner l’économie a* émanations analogues à celles dont vous voulez le préserver.
Plus tard quand je ferai ma clinique, je vous ferai connaître avec détail les moyens appropriés aux miasmes dont on veut que les sujets dominent les atteintes, car, ne croyez pas que nos moyens prophylactiques connus ne se bornent qu’à frapper d’impuissance la scarlatine, la rougeole, la variole, le choléra, etc.; notre méthode embrasse presque tout le cadre pathologique.
En attendant, je vous dirai qu’en temps d’épidémie , je regarde le traitement prophylactique comme une précaution utile, nécessaire pour la majorité, indispensable pour quelquesuns et le point sur lequel je dois insister, c’est qu’il est pour tous ceux qui s’y soumettent de la plus parfaite innocuité. Du reste la loi de l’instinct de conservation doit nous faire adopter la loi de préservation.
Les faits ont parlé en sa faveur depuis plus de cinquante ans que Hahnemann en a conçu et mis l’idée en pratique, et surtout depuis plus de vingt ans que ce traitement est devenu presque la pratique exclusive d’un de nos vétérans en homœopathie, je veux parler de mon maître, M. le docteur Gastier, que j’ai constamment suivi dans cette voie et dont je n’ai eu qu’à me louer d’avoir -embrassé les idées,
après les succès merveilleux el. éclatants que j’ai obtenus au moyen d’une méthode qui réalise tant de bienfaits audelà même de notre attente. .
Seulement ma manière de voir n’est pas tout à fait ta même quant à l’administration et à la dose du médicament. Je ne considère, moi, un suj et à l’abri de toute atteinte épidémique et en pleine immunité que quand nous avons obtenu avec nos médicaments des symptômes réels, caractéristiques, et en effet quelle preuve avons-nous que le médicament, ait développé son action si ce n’est dans les phénomènes qu’il produit; tandis que M. le docteur Gastierale grand tort, à mon avis, de ne pas prendre assez en considération ces manifestations et se contentant de jeter dans l’économie de temps à autre un médicament à haute puissance, lequel, comme je l’ai déjà dit à propos des médicaments, peut se trouver neutralisé et par conséquent perdu pour l’économie. Nous ne pouvons donc Retirer un bénéfice véritable de la médication qu’en la donnant à doses raisonnables et sagement graduées à distances peu éloignées.
L’avantage que l’on doit tirer d’un traitement prophylactique bien appliqué, en présence d’une épidémie souvent fort meurtrière, comme le choléra, par exemple, fait que l’on serait bien coupable de ne pas appeler l’universalité des êtres aux bienfaits d’une pratique toujours utile, souvent indispensable et toujours inoffensive , surtout dans l’incertitude où l’on est de la véritable situation de chacun des êtres qui doivent subir le fléau.
C est aux hommes de bonne foi, de cœur et de dévouement de prouver la réalisation de tous les avantages qu’offre cette méthode, en mettant à profit les enseignements qu’elle donne. Du reste, l’homme ne doit mourir que de vieillesse, c est la sa mort normale, celle qui le délivre de
toutes lus infirmités et qui sun ient tout naturellement sans douleurs et sans commotions. Quant à celle qui résulte de la maladie , celle-là est une mort anormale, due à l’abus que l’homme a fait de sa liberté ou à son ignorance.
C’est cette deuxième espèce de mort qu’il nous est donné de combattre et de faire disparaître un jour par des moyens prophylactiques.
Dans la prochaine séance, je traiterai de la prophylaxie au point de vue des affections héréditaires.