‹ Cours d'instruction réligieuse, ou, Exposition complète de la doctrine catholiqueChapitre 27 sur 90 · LEÇON V · texte numérisé non relu

LEÇON V

flnr rAihCtaBie

D'où YieQoent les erreurs dans lesquelles quelques mauvai» philosophes sont tombés relativement à la nature de Dieu.

Dieu s'est manifesté et il se manifeste encore à nous d'une manière si sensible; nous éprouvons d'ailleurs un tel besoin de penser qu'il y a un Dieu bon qui veille sur nous, et sur la providence duquel nous pouvons . nous reposer, que Ton comprend difficilement Téga- 4i rement des hommes qui ne croient pas en lui. Cependant,^ nous le disions dans une leçon précédente au sujet de certaines opinions sur la nature et les facultés de l'homme, il n'y a pas d'erreurs où ne puissent conduire Tabus du raisonnement, l'oubli des traditions, et les passions déréglées du cœur. Nous en avons une preuve dans la ligue formée par une secte contre les croyances communes à tous les peuples. Nous verrons dans la suite de ces leçons des sophistes humilier l'homme jusqu'à l'abaisser au rang des bétes, en lui refusant une âme, sans nul souci de la dignité et de la liberté de l'esprit humain, bien qu'ils aient toujours à la bouche les noms de dignité et de liberté. Il ne faut nullement être surpris que ceux qui veulent l'homme sans âme, veuillent aussi un monde sans Dieu. Comme

L SUR L ATHEISME 7S

d'ailleurs ils ne pefi««nt pas qu'une société puisse sabsisler sans morale, ils ont été réduits à la folle idée d'une morale qu'ils ont appelée mdS^pene/an^e, indépendante de Dieu, de Tâme, de tout principe religieux.

Nous exposerons en peu de mots les opinions deces sophistes qui aboutissent tous à Tathéisme.

Page 1