‹ Cours d'instruction réligieuse, ou, Exposition complète de la doctrine catholiqueChapitre 30 sur 90 · SUR L ATHÉISME · texte numérisé non relu

SUR L ATHÉISME

habite, les enfants qu'il élève, les champs qu'il cultive, n'ont pas plus de réalité que les songes de la nuit.

De tels paradoxes ne sont pas moins contraires aux notions les plus élémentaires de la philosophie. Nous avons une idée fort distincte de nous, du monde et de Dieu : ces idées s'excluent réciproquement. L'idée d'un être multiple, contingent, imparfait, exclut celle d'un être simple, nécessaire, parfait. Le fini ne peut pas être infini ; les confondre, c'est anéantir Tidée de l'un et de l'autre. Le Dieu des panthéistes ne serait pas un, puisqu'on le compose d'attributs contradictoires ; il ne serait pas simpkj puisqu'on l'identifie avec la matière; il ne serait pas joar/h«V, puisqu'on devrait lui attribuer les faiblesses et tous les désordres qui se rencontrent parmi les hommes ; il ne serait pas Dieu. Les panthéistes ne disent pas, comme les athées, qu*il n'y a pas de Dieu; au contraire, ils ne cessent de parler de lui ; mais, nous l'avons déjà fait observer, tandis qu'ils paraissent l'exalter en voulant le retrouver partout et dans tous les êtres, ils lui ôtent son caractère le plus essentiel, ils détruisent sa simplicité et sa personnalité ; ils en font une vraie chimère.

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