LES POSITIVISTES
Les positivistes forment une école dont le chef avoué et le ibndateur a été Auguste Comte, mort vers le milieu de ce siècle, après avoir subi de graves atteintes de folie. Dans les commencements, ils se bornèrent à écarter les questions d'origine et de fin der-
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nièr^, eoBMie iosolnbies poer la seienoe^ Le» efforts te&téa ^ v8iDeiiie»t par les positiviBteB de diverses époques les portèrent à ne s'occuper que des pkéitomèûes qui tombent sous les sefis et à éédttire, par Toie d'observation ei par ks cidente de f éométrie, tes lois qui régissent le monde, laissant à chacun ;la tiberté de penser ce qu'il voudrait de Todgine première de ce monde et de ses deatkiées déânitives. Dîeu ne fut pour eux qu'une suppoaitioin; iVs ne voulaient ni adoateftre, aï contester son elistenee ; ils ne portèrent leurs études que sur des faits dont ils pouvaient se rendre raison, et c'est pour cela qu'ils se donnèrent le nom de posiUviUes.
Les positivistes ne demeurèrent pas longtemps sur <^ terrain; après avoir relégué l'idée de Dieu et de l'âme parmi les suppositioas que la science n'a pas à discuter, ils finirent, et en peu de temps, par considérer cette hypothèse comme inutile, ne pouvant rien expliquer, et ne répondant à rien d'existant, à rien de réel; ils donnèrent donc dans l'athéisme, sans en faire l'aveu. Ils repoussèrent dès lors toutes les idées religieuses, sous quelle forme qu'elles se présentassent; elles ont pu servir provisoirement, disaienl^'ils, mais elles sont désormais sans objet, on doit tes abandonner sans retour. L'humanité, se substituant à Dieu, selon eux, dons le gouvernement du monde, elle est sa providence à elle, et s'il fallait un culte, c'est à l'humanité qu'on devrait le rendre. Auguste Cornue exprima le désir que Ton consacrât le Panthéon i ce culte, pour lequel on a com^^sé un calendrier bizarre.
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^ 3. — LES aiATÉRULISTBB.
Les matérialistes dîsieïit franchement qu'il û'y a de réel que les corpff, qu'ils ne croient qu'à ^existence 4e la matière, et en cela ils sôût plus sincères que les positivistes ôt que nos panthéistes modeiTies, qui enveloppent leurs pensées dans des expressions nuageuses, dans des phrases évasîves, et aboutîssetit à la même erreur, la négation d'un Dieu personnel, distinct du monde, et la négation d'un principe spirituel, pensant et libre dans l'homme, c'est-à-dire de l'âme.
Selon les matérialistes il n'y a donc pas de substances spirituelles ; l'homme et le monde s'explSiquent sans Dieu, par le développement nécessaire et fatal des lois naturelles, par la vertu des propriétés élémentaires des choses ; il n'existe dans ce système qu^un *tre unique, dont chaque chose est une partie, et oet être unique c'est le monde, l'univers, la matière éternelle et sans cause ^
Nousn'entreronspas dans d'autres développements ; ces quelques mots font suffisamment connaître la pensée des sophistes qui font de nos jours des efforts inouïs pour pervertir les générations qui s'élèvent. Kous nous demandons : Gomment les hommes, ont-ils pu concevoir le projet impie de vouloir chasser de la pensée et du cœur des hommes Fidée et l'amour de Dieu, notre Père unique, lui sans lequel rien ne s'explique? Pourquoi essayent-ils d'abadsser rhomme au rang des animaux, et de ne pas lui donner d'autre espérance que la pensée que tout s'engloutira pour lui dans le tombeau...
^ L'AihéUme et le Péril social, page 82.
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Ils nous parlent de science. L'un prétend montrer combien peu la vieille hypothèse de Dieu est en harmonie avec la science moderne ; Tautre assure que ce n'est pas d'un raisonnement, mais de l'ensemble des sciences que sortjce grand résultat : il n'est rien audessus de la nature; les autres ne cessent de répéter ces mots de science^ de critique^ d! observations scientifiques^ comme si la science était née avec eux, qu'ils en eussent seuls le monopole, et que comparés à eux, tous les grands hommes de l'antiquité, et tous les conlemporains qui croient en Dieu, n'aient été et ne soient que des insensés!... Et quelles nouvelles découvertes ont-ils donc faites ; quels procédés scientifiques ont-ils mis en œuvre ; qu'ont-ils trouvé dans la science? Rien, absolument rien; ils n'ont que des négations et des phrases à opposer à la croyance des peuples, et aux raisonnements si simples, mais si péremptoires, que nous avons proposés. A la place de la vraie science, ils substituent la fantaisie de leur imagination, des absurdités, des effets sans cause, des hypothèses gratuites, de vrais non-sens. C'est bien à eux que s'appliquent les paroles que saint Paul a dites des sophistes de son temps : ils se sont évanouis dans leurs pensées, et tandis qu'ils se donnaient le nom de sages, ils sont devenus insensés ^