‹ Cours d'instruction réligieuse, ou, Exposition complète de la doctrine catholiqueChapitre 33 sur 90 · LEÇON VI · texte numérisé non relu

LEÇON VI

loi bvHiniM par le» lumlèMs iMtpreUc» 0t la raison et par la rév«Utfon.

Bappelons-Bous ces belles paroles de Fénélon : a II •<( y aim soleil des esprits* qui les éclaire tous mieux « que le soleil visible n'éclaire les corps. Ce n'est pas <( au dehors que ce soleil de vérité répand ses rayons, <( il habite en chacun de nous« »

Nous n'avons pas à chercher quel est ce soleil, nous-^Ê' le connaissons. Dieu est la lumière qui éclaire tout homme venant dans ce monde; il le fait par une action continue 5ur nous, action qui n'est pas distincte au fond de la création et de la conservation. L'homme n'est intelligent, il n'est raisonnable, que par cette lumière intérieure qui réclaire ; c'est par elle qu'il conçoit la vérité des premiers principes, qu'il s'élève à la connaissance de Dieu, qu'il peut déduire de cette connaissance les lois fondamentales de l'ordre moral, c'est-à-dire ses devoirs à l'égard de Dieu et à l'égard du prochain, ainsi <pie l'usage qu'il doit faire des créatures (^ U Pro- Tidence a mises à sa disposition. Nous appelons imturellcy cette lumière, cette raison, cette faculté de connaître, parce qu'elle est inhérente à notre nature <l'homme; et ainsi nous attribuons à la raison tout ce

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que nous savons, par l'un des moyens de connaître <c[tti ê&oà esk nous ^en vertu de notre cr éation, qui sosat les conditions de notre existence comme êtres raisoniiabteB, tels qae le stm intime, la relatian des sens extérieurs, le raisonfiement et Téviâenee.

Mêm I>idu n'a-l^l i^s d'autres saoyens de £»»us mfitruire qu6 celte lumière naturelle? Nepeu4-ilpas ooœ parlel*, pour bous manifester des vérités plus hautes qua cette lumière seule ne nous donxkera jaiBais, et aussi pour nous rappeler et nous faire imeox eofuprendre d'autres vérités que la raison aurait oufeMées, conîcaé^f^f dénatuirées, bien qu'elles ne soient pas hors de sa portée? Quel homme raisonnable, et lant soit peu attentif, contestera que Dieu ne le puisse? Quoi ! nous nous parlons les uns aux autres, nos èHies 4Be eemmuniquefit jautueUemenit leivs pensées, elles ^ s'inetruident par des eommufiiealions réciproq^ues , eelui qui sait, ^eetgae cekii qui ignore; et Dieu ne pourrait pas communiquer avec nous, nous parler, noue instruire?... Le bon sens ne permet pas d'élever UiiL doute sérieux sur la possibilité de oes commonications divines faites à rhomme.

Yoilà donc la raison et la r évélatioii, deuix iao;f ens dont Dieu, selon l'ordre de sa Providence, se sert po«Lr nous icffiiniire. Plue on y réfléchit, plus auesi on deiKieure eonvatneu que la révélation ^rait un grand Ineiilait alors même q^sbe Dieu ne nous aurait jpee desinié&à un état surnaturel; en second lieu que la réi^tetim était nécessaire m Dieu nous appelait à cet état. En&it^il estineont^table qu'il y a eu des révéla^tieas <ttviûes.

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