LEÇON VII
liTTcs de rAnden et da ifoaveaa Vesuiiiieat : leur autorité historiqae.
Les saintes Écritures sont divisées en deux parties, Y Ancien et le Nouveau Testament, ainsi appelés parce que Tun renferme l'alliance particulière que Dieu avait faite avec le peuple hébreu, par le ministère de Moïse ; l'autre, l'alliance qu'il a faite avec le monde entier, par la médiation de Jésus-Christ.
§ 1. — INDICATION SOMMAIRE DES LIVRES DE L* ANCIEN ET DU NOUVEAU TESTAMENT.
L'Ancien Testament renferme une série de livres historiques qui nous donnent, sans interruption, l'histoire des grands événements relatifs à la religion et au peuple juif, depuis la création du monde jusqu'aux siècles qui ont précédé immédiatement Jésus-Christ. Ce sont : les cinq livres de Moïse, la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome, désignés communément sous le nom de Pentateuque; les livres de Josué, des Juges, Ruth, les quatre livres des Rois, les deux livres des Paralipomènes, Tobie, Judith, Esdras, Esther, Job et les deux premiers livres des Machabées. Les livres prophétiques forment une divisiou
non moins importante de l'Ancien Testament ; ils renferment les annonces que Dieu a faites à diverses époques, de ce qui concernait l'état futur de son peuple et surtout le Messie, dont les prophètes n'ont pas cessé de parler. Ces livres renferment aussi des faits historiques du plus haut intérêt, dont la narration est mêlée aux prophéties, de même que les livres historiques nous ont conservé plusieurs prédictions faites par les patriarches. On distingue les quatre grands prophètes, Isaïe, Jérémie, Ézéchiel et Daniel, des petits prophètes, qui sont : Baruch, Osée, Joôl, Amos , Abdias , Jonas , Michée , Nahum , Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie. Ceux-ci nous ont laissé des écrits moins étendus, et c'est le seul motif qui leur a fait donner le nom de petits prophètes»
^ Les Psaumes appartiennent tout à la fois à la partie historique et à la partie prophétique de l'Ancien Testament ; mais on les classe communément parmi les livres sapientiaux, parce qu'ils se composent principalement de prières, de conseils et d'exhortations au service de Dieu, ainsi que les Proverbes^ YEcclésiaste^ la Sagesse, le Cantique des cantiques et l'Ecclésiastique, Le Nouveau Testament nous donne dans les quatre Évangiles de saint Matthieu, de saint Luc, de saint Marc et de saint Jean, et dans les Actes des Apôtres, l'histoire de Notre-Seigneur, sa doctrine, les commencements de l'Église : il contient de plus des lettres ou Épî&es écrites par quelques-uns des Apôtres; quatorze écrites par saint Paul, aux Romains, aux Galates, aux Corinthiens, aux Éphésiens, aux Colossiens, aux Philippiens, aux Thessaloniciens, aux Hé-
breux, à Timotbée, à Tite et à Philémon; deux écrites par saint Pierre aux Juifs dispersés dans les provinces ; une écrite par saint Jacques, une autre écrite par saint Jude, et trois adressées aux fidèles par l'apôtre saint Jean ; la dernière de ces trois lettres est adressée à une pieuse femme nommée Ëlecta. Le même apôtre nous a laissé V Apocalypse j livre moral et prophétique, qui termine le Nouveau Testament.
La société chrétienne, qui considère les livres de TAncien et du Nouveau Testament comme un dépôt infiniment précieux qu'elle a reçu du ciel, a toujours veillé avec un très-grand soin à leur conservation. Dans les premiers siècles, il peut y avoir eu des doutes au sujet de quelques épîtres adressées à des Églises particulières, parce que Ton n'avait pas pu encore constater et faive connaître partout les traditions de# ces Églises, et aussi parce qu'il pouvait y avoir des exemplaires auxquels il manquât quelque chose; mais, aussitôt qu'on eut fait les vérifications avec toute lattention que demandait une affaire si im{)ortante, il fut dressé uin catalogue exact de toutes les saintes Écrituiesu On laissa de côté les relations oql las écrits qu'avaient composés de pieux fidèles, sur ce qu'ils avaient appris des Apôtres ; on condamna sévèrement ceux que des novateurs avaient répandvis sous des noms respectables, pour favoriser leurs systèmes; et tous les vrais chrétiens surent alors queJs étaient les livres que l'Église recevait camoie veaaal des Apôtres.
Le Concile de Trente n'a fait que repreduire cesatalogue fixé dès les premiers siècles, et il a posté k
décret que nous croyons devoir mettre ici : « Le saint « Concile... ayant toujours devant les yeux le dessein « de détruire Terreur et de perpétuer dans l'Église « la pureté de TÉvatigile, promis par les prophètes « dans les saintes Écritures, publié par la bouche « même de Jésus-Christ Notre-Seigneur, Fils de Dieu, a qui, ensuite, envoya ses disciples le prêcher par « toute la terre, comme une source de toute doctrine <( salutaire et des règles des mœurs ; considérant que « cette vérité et cette morale sont renfermées danâ « les livres écrits et dans les traditions orales recula « par les Apôtres de la bouche de Jésus-Christ, ou « des Apôtres eux-mêmes, sous l'inspiration du Saint. « Esprit, et transmises comme de main en main jus- « qu'à nous; reçoit, à l'exemple des Pères ortbo-
^ « doxes, tous les liv res de l'Ancien et du Nouveau.
^ « Testament, parce que tous les deux sont l'ouvrage « du même Dieu i il reçoit aussi les traditions sur. la « foi et sur les mœurs, comme dictées par la bouche « de Jésus-Christ ou par le Saint-Esprit, et ccnser- « vées dans l'Église catholique, par une successioa « non interrompue; il les reçoit avec une égale afiéû- « tion et un même respect *. »
Noos aurons à nous occuper, dans une autre leçon, de rinspiration divine que le Concile attribue aux saintes Écrilures; voyons pour le moment qu^e e^ leur autorité historique '.
^ CottcUe àe Trente, seman lY.
^ L' Anekn Testameat a ét^. écrit en bébre», à l'exceptian d'an pâlit. Bombre de livres qui parurent assez tard, et qai furent composés ea gtee.. Le Nouveau Teslameirt, si on excepte l'ÉvangtSe de saint Matthieu, a été écrit en grec. 11 s'est fait tte noQïbfeusec
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