‹ Cours d'instruction réligieuse, ou, Exposition complète de la doctrine catholiqueChapitre 39 sur 90 · DES PEUPLES INFIDÈLES · texte numérisé non relu

DES PEUPLES INFIDÈLES

jusqu'à l'époque récente où les Européens les ont connus, ils n'ont pas subi de graves modifications.

Finissons par un mot sur les livres sacrés des Chinois ou les Kings. Ces livres ont été, sinon composés en grande partie, du moins revus et mis en ordre par Confucius, philosophe mort quatre cent soixante-dixneuf ans avant Jésus-Christ. Ils renferment une morale tirée de Fhistoire de Chine, des rites et d'anciens cantiques. Un empereur les fit brûler deux ou trois siècles avant Jésus-Christ; et on s'efforça, après un certain nombre d'années, de les rétablir, soit de mémoire, soit au moyen de fragments qui s'étaient conservés. Tout ce que les savants nous ont dit de ces livres nous persuade qu'ils ne renferment aucun corps de religion ; il n'y a pas proprement de dogmes, mais seulement une philosophie morale et des cérémonies moitié religieuses, moitié civiles. Bans les livres chinois comme dans les légendes indiennes, on remarque des emprunts faits au christianisme. Ce qui doit d'autant moins nous surprendre, qu'il est aujourd'hu constaté que la religion chrétienne a été introduite dans les Indes et dans la Chine bien longtemps avant que les missionnaires des derniers siècles y aient porté l'Évangile.

Cette simple notice, qui résume les travaux et les observations des savants les plus versés dans Tétude des antiquités, tout incomplète qu'elle soit, montre rincontestable supériorité de nos saintes Écritures sur tous les livres religieux des autres peuples.

Les plus anciens de ces livres, si l'on excepte tout au plus les Vêdas^ ne remontent pas au delà de cinq à six cents ans avant Jésus-Christ. Il y avait près de mille

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ans que Moïse avait formé la législation des Hébreux, . quand Zoroastre et Confucius rédigèrent leurs livres.

Nos Écritures ont toujours été connues du public et elles ont subi, au moins depuis le schisme des dix tribus, un contrôle perpétuel de la part des sectes ennemies^ ce qui a dû empocher toute altération, toute interpolation importante ; les livres sacrés des autres peuples n'ont été connus que de certaines castes; rien ne prouve qu'ils soient tels aujourd'hui qu'ils ont pu être à leur origine. Les savants critiques j ont^ au contraire^ découvert des indices non équivoques d'interpolation«

Nos Écritures, enfin> renferment une histoire suivie et des preuves certaines de l'intervention de Dieu dans l'établissement de la religion, des dogmes et une morale en harmonie parfaite^ Rien de semblable ne se rencontre ailleurs : on ne voit nulle part, dans les monuments du paganisme^ d'histoire suivie, ni d'événements miraculeux sérieusement constatés» ni cet enchaînements de faitS) de dogmes et de morale qui constitue une religion*

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