CREATION I>]B L HOMME
« féroees comme aux bétes de somme, en un mot à ((•<|toute espèce d'animaux, le nom qui convenait à fi maeuû d'eux et^ caractérisait sa nature. Admirez « quelle fut la puissance de ce souffle répandu sur sa « face, et quelle fut Téminence du savoir que le Sei- « gneur donna au principe immatériel dont il l'aie ïiiina '. »
Adam dut connaître aussi le monde végétal que Dieu avait soumis à son empire ; et les lois de l'agri- Gulture, qu'il devait appliquer à la culture du paradis terrestre. Sous ce rapport comme en ce qui ccmceme le règne animal, les docteurs catholiques pensent que tout ce que Thomme peut acquérir de sciences naturelles par la force de son génie, fut connu d'Adam.
Un esprit aussi orné de science humaine était bien plus éclairé dans les choses d'un ordre supérieur. Adam connut Dieu, les lois de l'ordre moral, les rapports de dépendance dans lesquels toute créature raisonnable doit se tenir envers son Créateur. Sans ces lumières, il n'aurait point compris la portée morale des permissions que Dieu lui avait données relative-ment à Tusage des créatures, et de. la défense qu'il lui fit de manger des fruits de tel arbre. Déplus, Adam sut parler dès le ^premier jour de son existence, et il le fit avec autant de facilité que d'exactitude et de précision. La preuve en est péremptoire : car ce fut peu de moments après son entrée dans le paradis terrestre qu'il donna des noms à chacun des animaux qui lui furent présentés, et qu'il tint le discours rapporté par la Genèse sur l'origine de la femme, sur les
• Homélie XIV sur la G«nèse.
COURS d'instr. I. 9
lais qui régîSBefii la fn wUa, ût toa 49woi«s respectif» des époux.
Gottiueut le premier boiiuafte..a-t-il acquis tout da scienae, et le donnatarel de Im (mosmmq/nk&r par la parole? Uine peut venir à Fes^cit cte persoime 4e^sup* peser quaîLjappnt.à pws^ et à parler, qa'il acquit tant de connaissances, tant de noms, et les règles de la ayntaKQ^^par ison Irawii^^m' l'étiuie ^ la réfieidon. Le i«Bps>lii& 4U m»qué ; H|ueUe qjie pût être l'activ3lé.de sw èwt^iW la ipfm ^&^m^ iD(ettîi09noe,.il était hfliffî'fffUfff"^^ ifotpossîiblie que, dws jw j9ur, il se roiMitt compte des idées pivai»iè9^s quiiconstituei^t l& £Mui4ela raisoiBt, et que pffoaéflwt.par voie d!ûbser- ^caïkiiiAet de ral60)m6M»eftt, du tomu: k Ymoimmif il acquit to soieMe (dwt nous le 1f^w^ dwft«r des. pfcnvfiB si feappai^aB.
Sttpposecar^oa q»eDiau Im «dpjnt toutes o^ béâtes par la çarake, jpar um eoseignemeot ^leffbal? L'É- (HÎtuM fiainte ne le «dM paaj eette suppo^itU^n wwiqpe de ymseoikbUuice. I.«t. parole et )e$..aatffes mgûm extérîcMdrs im 9»mfoU rdooMner la pivamii»^ j^^isée.» parc» ^ue^ pdup coNapl^eadf^ ces isign^s , il &ttt affoir d'abord qitetqiies noUws. UMiz ym bommo m ffoXm psésMoe^àrétat àHfpmnmoe ^mplèto, pnm de toute idée et doué seutocaeat de ia f^uUé de cojwpceaiire^; vous lui pmie^ voyais votre pairole, qpue Iw difa^reUe ? UfeiateAdra âes sof^, il prouvera qiketeiiie aeMa^s.;. iU 9'awa .p^ d'idées, il «e se mettra pas ea irapiiort :iutaUealu.el mm nom. Noo, si rjfm n'ace^K^e î la parole que sa vertu prepi^^et xia* turelle, si Ton ne suppose à l'intérieur aucune illumination, il est impossible çpi^ l^opme tn ri^çoive
attb>6 chose que 4d8 s^ssiKtkineu Bira^tn^u eafin que Qimi aKaeba aux ^quefaïae^ paroles eK.t6riaur6B qu'il, ptoaeuça la yertu fisâraonleMae â'éciairer <iiis£ant«^-. ment le ppem^p hanMne, de lui appsrendreusie laugue,» de lui former une gyutane, de.lui âonuer roe Dombre eensidérablede mots imt il eut beaoin pour parler» et qu'il employa avee taut de faoilité et d'intelÙ^iu^e foeJques heures seulemeut après ea oréatiôu? Ge.i»ira^ u-eat aseurém^^ pas iiaposaibie à,la toui|er«|>ws* sanoe de Dieu; mais rien md îihuib dit que Dieu ait Twlur€qpérer; 1^ plus.do(4e0 interprètes des saiiirtea Beritv^res ne roni pas supposé^ il ^ »n toul ipcôat invraisemblable.
Concluons qu'Adam reçut de Dieu, au moment et en vertu de l^ création, la pensée eila parolat^comna^ il en reçut Tâme et le corps. L'enfant apprend graduellement à parler, parce qu'il est enfant ; Adam usa spontanément de la parole, fiaree qRi'il futietéé^aneo la pItoHude de eesfacuUés ptr^queB'iet^înteUeotueUea^ saehant ^Btenére et pai\ler. B i^eçixt de Bieu «n lespcit acibr et pâaéfevaat tpi, m^m l'action de la iumière in-«* térieure qui l'éclairait, vit des preioiers ptiaeipAS e^ da&s les principes les ccHiséquences vqui s'en dédui*. seat; il eut donc des idées nettes et presses; sim or*^ gane mcal était a 1 état le pkis pur, le fkm flexihle, l6|>lus parfait; ileentit le besain de produire au de-^ hovs les idées qu'ilavait dans l'esprit, et lessefitiraents qui ranimaient; il entendit Dieu parler; il posséda donc dès lord tûiAtesi les conditions «de la parole, et il
« Représentons-nous l'état réel de l'homme sortant « fies mains de Dieu, » nous dit uipi savant dfetingué
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dont nous aimons à emprunter ici les paroles, parce qu'elles rendent bien notre pensée, « son corps «st « dans la plénitude de la force^ son esprit est inondé « d'une lumière intérieure qui lui manifeste les idées, « les principes, les vérités nécessaires. Il a devant « lui une nature merveilleuse dont il comprend le « langage muet. Cette vie qui circule autour de lui/ « riche et abondante, il la retrouve en lui-même, et il « se sent prêtre et roi de cette création. Dans ce mo- « ment suprême d'inspiration, sa langue se délie, la « parole s'échappe de ses lèvres, et cette parole est « un hymne d'adoration et d'amour qu'il adresse «a « Père de la vie *. »