‹ Cours d'instruction réligieuse, ou, Exposition complète de la doctrine catholiqueChapitre 43 sur 90 · DONS SURNATURELS QUE LE PREMIER HOMME A REÇUS DE DIEU · texte numérisé non relu

DONS SURNATURELS QUE LE PREMIER HOMME A REÇUS DE DIEU

Avons-nous dit tous les dons qu'Adam reçut de Dieu? Avons-nous suffisamment expliqué ces paroles du livre de V Ecclésiastique : Dieu les a remplis de la lumière de l'intelligence^ il a rempli leur cceur de sens et il leur a montré les biens et les maux; il a fait luire son œil sur leur cœur pour leur montrer la grandeur de ses œuvres^ afin qu'ils glorifient la sainteté de leur nom?... (Ch. xvn.)

Ces paroles ont un sens plus élevé et plus profond que nous n'avons pas encore médité. Indiquons-le du moins en peu de mots, il sera mieux compris dans la suite.

Dieu révéla à nos premiers parents beaucoup de vérités qu'ils n'auraient jamais connues par les seules

> PhilosopfUe et Religion, par M. l'abbé Maret, XV» leçon, Nature et Origine de la parole.

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lumières naturelles de la raison, et il leur manifesta les secrets de sa providence sur eux. Non-seulement il leur apprit, dans les entretiens dont il les honora, les circonstances du fait de la création telles que la Genèse les rapporte ; mais il leur apprit beaucoup de vérités qui les éclairèrent merveilleusement sur les fins de la création, sur Tusage qu'ils devaient faire des « créatures « et surtout sur leurs destinées futures.

Adam et Eve surent par ces révélations divines qu'ils ne passeraient sur la terre qu'un temps limité, et destiné aux épreuves auxquelles la volonté souverainement sage et bonne de leur Créateur devait les soumettre. Ils £»irent que, s'ils étaient fidèles, ils ne mourraient pas; mais que, parvenus au terme de ces épreuves, ils seraient transportés dans un monde meilleur où ils jouiraient éternellement de la vue de Dieu; qu'alors, à cette simple connaissance qu'ils avaient de Dieu dans la vie présente, où ils ne le connaissaient que par sa parole, par les raisonnements de leur esprit, par le spectacle du monde où quelques-unes des perfections divines viennent se réfléchir comme dans un miroir, succéderait i^ne vue directe, immédiate de Dieu; qu'ils le contempleraient non pas seulement dans ses œuvres, mais qu'ils le verraient tel qu'il est en lui-môme ; en un mot, qu'ils le verraient face à faee^ et que dans cette vue ils jouiraient éternellement avec lui d'un bonheur inaltérable.

En même temps que Dieu éclairait l'intelligence de nos premiers parents en leur découvrant ces desseins d'une miséricorde ineffable, il touchait leur cœur et

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les saiHîtifiait poar le remplie de respérance ém . biens éternels, et ranimer d'une charité pure*

Adam et Eve étalent donc heureux, autant qu'il. eïit possible à Tbofimie d'être heureux sur k terre. Us aspiraient à une pleine possession de Dieu, et iiss^umssaient à lui par les sentimenls d'un amour qaà devait un jour se consommer dans le eiiel. Qui autait troublé leur pab^? ils n'a^tenl rien à craindre des animaux qui tous étaient soumis à leur empire, n» de l'intempérie des saimms que Dieu avait mises dans une proportion parftdte a^ec les besmn» de la vie présente* Il ne s-élevaiten eiËX, de la^ partie iBféd*ieurey aneun de ces mouvements désordoonésquitroubtent la raison et comprometteni l'ianoee&ee du eosur : ow, tant que les hommes furent soumis à Sieu^ les smb lèrent soumis à la volonté.

Tout alors était dans l'ordre» Malheurmisenidnt le ^ péobé, une curiosité indiserète suivie é*\m désir <»^goeilleux d'élévation et de la révolte c&èXt^ IM^ fit perdre à nos parents 1^ btmheur a^ee rinneemce. Bieu les punit sévèremmt, â les privtade sa^ gi^èee, et il les soumit, eux et leur postérité, am^e misèfes de la vie et à la m^rt ; mais^ parce qu'il ne voulait paS' les perdre, il usa de miséricorde du milieu môme de ans justes rigiï<eiirs ; il leur offrit le panteni, en lew promettant un médiatew. Adamf cmtàr ces promasn^ ; il televB par Tespérasee son àfiie abattue, ouvrit son 4K»i^ au repentir, et remim en grâce av^a Dieu.

Nous avons dit brièvement les dons naturels qao l>ieu a&itsàrrhoffime enk créant, et les dons surnaturels dont il voukafi Forner en vue dea desseina qu'il aviât connus sur laK Nou9 vendons ailte^»r^ diuor vokb

osLÈàomK DK i/amHMË . isa

«xplication un peu plus développée du symbole chrétien, que rhomme fut justement dépouillé de ces dons surnaturels par suite de son péché, et qu'il a été réconcilié avec Dieu par la médiation de Jésus-Christ notre rédempteur i. Il nous paraît utile de nous arrêter sur ce qui vient d'être dit de la création de l'homme, pour considérer plus attentivement sa na- We eft SES f^fifùltés', étf.gmir dSduire de ces* notibws des conséquences contre plusieurs erreurs contemporaines. Usera facile, en comparant la doctiine primitive et les données d'uoe sage philosophie, ane&les opinions que des sophistes modernes s'efforcent de répandre dans le public, de voir où est la vraie di'l^té, en quoi consiste la solide grandeur de l'homme*

' Tome II, leçons XV et XVI. — Explication du Symbole sur ^ Ift création et sur le péché originel.

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