‹ Cours d'instruction réligieuse, ou, Exposition complète de la doctrine catholiqueChapitre 62 sur 90 · LEÇON XV · texte numérisé non relu

LEÇON XV

Anelameté des peaple*.

§ 1. — AtJCtW PEUPLE NE PEUT PRÉTENDRJŒ A UNE ANTIQUITÉ PLUg KKOCSÉfe QUE CELLE QUE MO^ lÉffiSMfNft AU HicUOE

Vexposé historique qne^ nous avon^ftif, d'après la Qmèsey Ûe la création du premier taomme, du déli^ €ldè la dispei^ion de&enffisŒftg deVoé, mms amena ■^^ dire quelques mois sur Tancâernseté des peuples. B j a là une question de eirofiologie qni nens intéresse, parce qu^on a prétend» tpoufer tfans réiat de n)OB continents, dans les courbe» inférieures de la têpre, enân dans Tbistoire des peuples, .une &bjeetien contre le récit de nos saints Krres; objeetiitHi assurément peu sérieuse, mais qu'il ne confient pas de passer sous silence.

Nous devons d'abord distinguer trois époques : la ptemière, depuis l'origine du mimde jusqu'à la création d'Adam; la seconde, defmis Adaod jusqu'au déluge, la troisième, depuis le déluge jtœqu^ P6re cbrétienne.

I. La Genèse dit qu'au eommeneetMttt Dieu créa le ciel et la terre; elle dépeint l'état de chaos dans lequel se trouvèrent confondus tovis les éléments, et la production successive, pendant six jours, de la terre,

25£ REVEI.ATION PRIMITIVE

des plantes, des aBimaux, et enfin la création du premier homme. Mais elle ne dit pas le temps qui s'est écoulé entre le commencement et la création du premier homme, elle ne donne même aucun moyen de révaluer. Le chaos avait-il été produit par le bouleversement d'un monde ou d'uQ ordre de choses antérieur? Les six jours dont il est parlé, soût-ce des jours de vingt-quatre heures, sont-ce des périodes indéfinies?

On admet assez communément que Dieu aprè& avoir créé les éléments, disposa toutes choses pendant six jours. « Moïse, dit Bossuet, nous a enseigné d que ce puissant architecte, à qui les choses coûtent .« si peu, a voulu les faire à plusieurs reprise&et créer u l'univers en six jours, pour montrer qu'il n'agit pas « avec une nécessité ou par une impétuosité aveugle. «. Le soleil jette d'un coup, sans se retenir, tout ce « qu'il a de rayons; mais Dieu qui agit avec une sou- (( veraine liberté, api^qne sa vertu où il lui plait, et u autant qu'il lui platt. En faisant le monde par sa « parole, il montre que rien ne le peine; en le faisant « à plusieurs reprises, il fait voir qu'il est le maître <( de sa matière, de son action, de toute son ^atre- « prise*. »

. C'est l'interprétation la plus ordinaire ; il est néaur moins à observer qu'elle n'a jamais été considérée comme de foi, et que chaque fidèle conserve une pleine liberté d'entendre dans un autre sens le texte de la Bible. Si donc il était prouvé que l'état de nos continents, que l'extérieur de la terre, ses couches •

* Diteourt sur l'Histoire univer$eUe, part. II, chap. i.

AIÏGIB9NBTÊ DBS PBUÏ^LBS 253

diverses, o&t demandé des milliers de siècles, nous n'en serions nullement déconcertés et nous n'éprouverions aucun embarr^ {K>ur donner aux savants tout le temps qu'ils voudraient, avant l'apparition du pre^ nder homme dans ce monde. Que Ton donne aux six fours de la Genèêe une explication littérale, ou une interprétation métaphorique, comme saint Augustin croyait qu'il est permis de faire, cela nous est indifférent, tant que nous ne eonsidérona ces questions que d'après la BiUe et d'après les enseignements, de l'É- $^ise. Dieu ne s'est pas proposé, en nous donnant les saints livres, de satisfaire notre curiosité^ de nous révéler le secret des révc^utions intérieures que le globe terrestre a pu subir; il laisse a l'esprit humain les reefaarches de la science, et il nous apprend ce qu'il nous importe surtout de çavoir pour lui rendre là ^ gloire qui lui est due et pour atteindre à notre fin dmnière.

II. Nous ne savons donc rien de certain sur la première époque, depuis la création du monde jusqu'à l'apparition du premier homme sur la terre. L'histoire commence pour nous à. Adam. La Genèse nous a con- Mrvé les noms et la suite des pères, de famille, des pirtriarches qui se sont succédé depuis Adam jusqu'au déluge, avec les &its les plus saillants de leur vie. L'histoire se continue par la suite des générations des onfants de Noé, jusqu'à Abraham, et nous donne, avec la (fopersion de ces hommes, l'origine des peuples. Elle est beaucoup plus riche de détails depuis Abraham jusqu'à l'ère chrétienne, pour tout ce qui concerne la famille de ce patriai:che et des nations qui ont eu plus de rapports avec elle.

COURS D*IN8T. I. nr^X^]^

£54 nÈviuL'nm ^nmnvrm

Nous pouvons assurer qœ tom les peuples sent testis de rtm des trois fits dé Noé> ear Im indi^àGos affirment cefidt^ cfMxtre laqmel-onn'a jamais fait d'objeetiOB décisive, «oonae nous ravws mi plus haut ; et nons eonelueûs que leur histoire ne pM. pas ira* monter fiw haat qpe qualqBes^ aeUiers diauéea wbxlX rère etepétie^Be, i peu pràalioâi^miUe a».

Il li'est pas poiiâlde de dom^atiiBe dale plus préeisev parce que les sainls'livres laisseut quelque vbacmàé à cet égavd; iaaàa4i m'est pas possible uon ptas de s'écarter notablement de celle date, de veei^r arbitrairement et indé8mB»0iitr^)figined«s natiens étam un passé imaginaire ; ThMoim ue de^irmet pas.

L'ineertitude des dates provient des^^amates'qin se trouvent daiœ les trois te:^tes de la -Oeïiàee^ le «nnoritain, les sepiante et le têssfe kéhfeu'\ p^isr I» siipputsMcm des années des patriarobes qui onl téeu avant le dé- ^ luge. D'après le texte hébreu, le déluge aurak eulîea l'an 1656, d'après le texte samaritain, Taa laoT, et d'après la version des Septan^, ¥mir2242^ II7 aanvai quelques différences, mais moms fortes pour les dttt8& à partir du déluge, jusqu'à la vocation d'Abraham. De là résulte une dlÂérence de «hronotogie parmi les savairts pour fixer l'époque de la venue de Kolre-Seigneur ; ce serait, sdon les uns, vers Taa 4000 cto la création du monde qufl faudrait flx^ la nainsaiice de Jésus- Christ, tandis que, selon d^auftres, oesimût entre l*an 5000 «t l'an S5eO; quelques cnMiqaes ont cru pouvoir assigner Pan dOOO; Nous n'avons pas à examiner quelle est la date la

» Voir ce que nous avons dit de ces trois textes daiis la ' on VIL

pto exacte ; persoime m te sait ; nuiia il est £acik de s'ex^pUfuer Tevigûie^es variâmes, ai o& aurait ig^rand t^t d*m. déduiire ime coaséqoance contre Faul^rité des aai&te Uvtes.'Les ehiflres pidsaitîflai étaienl saaa àoi^ papâÂtei&ea^ exai^s ; mms des seribas nogbgetite aurca^ jd'^ge ea êtge^ altéré ces ehiffres dans un grasid nemèpa de oaa&uaarils. Les oc^istes, même les ]^eH3 «oigneux, (KQst pu se iiiépi'eiàdra en traBScriyaat de vieux manuscrits, où les nombres eSisicés par un loDg usage ne pouvaient pas être devinés à l'aide du contexte.

L*attention Teligîeusiî qm veillait à la garde des textes sacrés a donné à chaque partie de ces textes des soins proportionnés à son importance, et Dieu n'était pas tenu de faire des miracles pour conserver le etàSre exact dés généraliOBS pa^narcaks à te^aters ^la multitude innombrable de trimsedptieiis bébmques^ samaritaines, grecques, liËtinés, etc. Yoilà pmirqaoi tous les textes sont d'on parfait aecet d dans taule» lauBS parties essaitieUes, m ce qui toaebe la subs* tffDce des faits reHgieux; le dogme, la morale, le culte et la religion ; ils ne diflèreint que sur des dates et des d^taite qui n'ont que peu d'impcalaiiGeu

Nous avons donc, dans mie laeswe qui suffît pour le but divin des srài^es Édutaros, l-ordre chrcmolû^ giqoe des faits qu'elles racontât ; nous ne devons pas y rechercher une chronologie détaâllée et précise, im système complu de dates nettement indiquées, méthodiquement enchaînées et parfaitement conservées \

^ De V«lr«gei:, i*À0e de Vhomme^ du mondA, ^aprèt la Bibk et VÉgUse, I" partie, (^iqp. v. —L'Église laiâse une pleiae liberté à chacun d'adopter la chronologie du texte juif qui se trouve

256 RÉVÉLATION PRIMITIV» ^

IIL Les hommes sages se tiennent dans ces limites ; il y a beaucoup de témérité, pour ne pas la qualifier en des termes plus sévères, dans la prétention de ces savants qui veulent assigner aux peuples une antiquité sans nul rapport avec les tradittons chréttennes. Ils nous parlent de la critique et de la science ; ce qu'ils avancent est donné par eux comme des faits acquis à la science, et ce ne sont que des conjectures, des systèmes fantaisistes.

§ 2. ^ LA. GBOLOGIK , L'aBCHBOLOGIK ET LB8 LIVRBS HISTO- RIQUES NE DONNENT PA8 AUX PEUPLES , UNE PLUS GRANDS ANTIQUITE.

On a consulté la géoU^e, Tarehéologie, les livres historiques des peuples. 4

I. La géologie nous laisse dans Tignorance sur les époques où ont pu se prpdmre dans l'intérieur et sur la surface du globe, les événements qui en ont modifié l'état primitif. C'est ce dont conviennent les hommes compétents, qui se sont livrés à des études sérieuses. Les espèces animales, qui n'existent plus aujourd'hui et dont on a. découvert des traces dans des couches fossiles, ont-elles été antérieures à l'homme ou contemporaines, et comment ont-elles péri? Nous ne le savons pas. Nous avons dit plus haut que rien ne s'oppose, du c4té de la BiUe et des enseignements de la religion, à les supposer andans la VfApLté, ou celle de la version des SêptanU, qui a été suivie daas le Hartyrolege. Selon le Hartyrolog^e» la naissance de Jésas-Christ aurait eu lieu Tan 5190.

ANGIBNKBTB DES PBUFLBS 257

témures ; mais la science est réduite à de pures conjectures.

Les savants ne sont ^ère moins embarrassés pour expliquer la couche des matériaux incohérents qui existe presque partout au-dessous de la couche de terre végétale. Des produits de l'industrie et môme des ossements humains peuvent se rencontrer avec des débris d'animaux , sans appartenir à la même époque, ni aux mêmes régions, portés çà et là dans l«s anfractuosités des rochers, dans des cavernes, par des agents extérieurs, tels que des courants d'eaux, par le mouvement des fleuves, des mers, de grandes inondations. ^

Même embarras pour les terrams qui ont pu s'être formés depuis la création du genre humain, pour les soulèveopents et pour l'abaissement des montagnes. ^ Les forces qui ont jadis soulevé des lits de mer et noyé des continents affaissés nous sont inconnues ; si elles agissent maintenant en certaines contrées, d'une façon insensible, pouvons-nous afQrmer qu'elles n'ont pas agi et à d'autres temps d'une manière différente ? qui osera dire si la durée de ces mouvements fut mesurable par siècles ou par années? On ne peut former là-dessus que des suppositions ; les preuves manquent.

Il résulte de ces incertitudes que tandis que certains savants avancent des assertions qui ne sont justifiées nipar les faits, ni même par des probabilités sérieuses, et veulent attribuer au monde et à l'homme une antiquité fabuleuse, d'autres plus réservés dans leurs calculs, parce qu'ils étaient plus positifs dans leurs recherches, ramènent Jes révolutions du globe à des

terme? parfMteme&t cooeiKabteÉr a¥e#lei ehfdiiologîe

historique *.

IH L'iarchéologîe nous réVftéra-t^e sut fancienHeté des peuples, des secrets que les sciences géologiqiites ne nous donnerrt pas ?

Ici encore des conjectures, des hypothèses, des affirmations, rien de prouvé. Des antiquaires enseignent que rhistoîrehumaine a dû traverser lentement trois phases, Tâge de là pierre^ Yâge du bronze et TSge du fer, et ils attribuent à ces diverses époques, une longueur incalculable.

Un écrivain fort judicieux que q^us avons déjà cfté fait des réflexions que le bon sens suggère tout d'abord, et dont chacun sentira la justesse. « L'usage du bois et de la pierre étant plus facile que celui des métaux, il était naturel que les hommes se fissent d'abord des instruments de bois et de pierre. Lors * même que Tusage du cuivre, de Tétain, du bronze et du fer a été connu, la majeure partie des populations pauvres qui vivaient de chasse, de pêche, ou du

\ EOtre bien d'antces exemple» da «as oooimdâotioas^ oa f «it <uter les avis divers sur la formation du Delta du Mlssissipi. Quelques géologues ont prétendti que ce Detta a dû commencer à se développer depuis plus de cent mille ans; ils ont mème.dfit^otiit <»ii4iiaote-huit mille ans, etr seloo. eux, le, gjenre humain anrait «xisté antérieurement à cette époque. D'autres géologues, après plusieurs travaux faits par ordre du gouvernement des État^-lÂiiB, em cenola de Pobserfalion géoivgiqii» et minéralogiqtte, et ta études les plus minutieusea sur la quantité de matières limoneuses €t sablonneuses tenues en suspension dans le 'fleuve, qu*il s*est écoulé seulement quatre nille et quelques centaines d'années d^ inia que ce ileuwe «L'avança da«i> le goUé dn Maûiue. •** Btmêç caih. de Louvain, juillet 1867. — Revue dee gueetioM hUtoriqtêes, octobre 1874, p. 504 et suiv. •

soiA des timipeaux «et des proèaits de TdfPÎeuUitmy a dû continuer indéfiniment à se fiadre dèi couteaux ei des badies ^i silex, des poiates de iwoKX» et ^ flèches eQ os et'en eorne.

<c Toutefois les nsatièreéquirsetrouTaiiSXtàla portée de l'homme, dans chaque limi^ mi été plw ou mou» ex]fA^ées par lui, quMd il a pu faeilMMOit s'en faire des armes ou des outils. Mais oas «raMa,.ces oixtils ne porteatpae leur date^ ooimxie de» médiulles ; rim dans tout cela ne saurait fournir les éléments d'u^e chTOBoiloeia pour l'histoi^ primitive de l'espèce hu*'

#Ii6B théories sur T&ge ds la pierre, seB s^divisioas et les autres âges réglés prâiistoriquei^ n'cmt dono «ucu&e solidité. Un archédogue deBeriin, le docteur Pallmann, s^est moqué à bim- droit dm tableaux 011 Ton peint ees trois âges. « Ces faataîsteane méritant a pas d^ètre réfutées;., quand rien de mieux n'est pos* « sibie, les directeurs <te musées pe^yenl classer les «« oi^ets antiques d'apràs leur matière» pierm, broKOt aiifer; comme xm biUioliiécaire qui pteeerait S68>lî«> « ysms d'Bpcès leur f(»«mat, in-folio,. ia-4^ in^^, saas «' égard à leur contenu^ Mais ùmn% rien^ gagnée p^ « là pourlachrofi<rfogie des pawplibs «matois a^qiair- (c ttoimsent ces objets. »

M Lie progrès artisti^e et industrielne santail, en eibt, aw)ir un chronomètre constant, général etréguliaa Un seul homme de génie et deux génératîoas de travailleurs ont pu le faire ayancar, dans certaines montrées, bien-plus que des oeiitaineS' de générations paresseuses et stupides n'ont suie faire ailleurs. Rien donc n'autorise à imaginer trois longues périodes de

progrès insensibléi^, aceomplifi par toutes les raees àveela même lenteur '. »

IIL L'histoire écrite ne fovorise pas plus querarchéologie et la géologie les calculs exagérés de ceux qui ne veulent pas tenir compte de nos traditions. On ne connaît rien de certain dans l'histoire des peuples, au delà de l'époque fixée par Moïse. Plusieurs peuples n*ont pas d'histoireproprement ditedes temps anciens: tes €haldéens n'en ont pas, les Indiens non plus. Que ceux-ci, pour cacher leur cmgine dans les nues/ se soient donné, je ne dis pas des milliers, mais des millions de siècles, et qu'ils fassent intervenir à certaines époques des déluges universels, pour se dispenser de raconter l'histoire des temps antérieurs, il faut le pardonner à la trempe de leur esprit si porté aux exagérations et aux rêves chimériques, et ne pas s'en préoccuper davantage. Les fables indiennes ne sont pas une objection contre le récit de nos livres historiques.

Les Chinois ont quelque chose de mieux : ils ont, saxfô doutOt comme la plupart des peuples, leurs temps fabuleux; maiis ils ont aussi une véritable histoire. Le livre le plus ancien où elle soit consignée a été écrit par C!onfucius; il nous représente, à une date qui se rapproche beaucoup de celle du déluge, un bon empereur nommé {Yao, qui attire les hommes des forêts pour les faire habiter ensemble, et travaille avec eux à donner un écoulement aux eaux qui couvraient une partie des terres. Au delà de cette époque, la Chine ne connaît rien de positif.

Les Égyptiens avaient, comme les autres nations,

* De Valroger, Revue dei queitiont histonquei, octobre 1874, p. 483-490.

A2fCI£NNBTB DBS PSUP3s.ES 261

le désir assez naturel de se donner une haute antiquité; ils ne la pousscàent cependant pa& aussi loin que les Indiens : ils se contentaient, au temps d'Alex!andre le Qrand, de 33,000 ans, qu'ils âivisai^t en deux époques : Tune, résenrée aux dieux et demi-dieux, qui auraient régné 30,000 ans sur leurs terres, et l'autre où aurait commencé le règne des hommes. Dans la première, on ne voit que de la mythologie ; dans la seconde, il est fait mention de plusieurs dynasties de rois, mais on ne marque pas si ces dynasties ont régné simultanément isur diverses provinces de l'Egypte, ou si elles ont été successives. De plus, on ne sait pas si les mêmes' rois n'ont pas été désignés plusieurs fois S6US des noms différents ; la plus grande incertitude se fait remarquer pour les premiers siècles, et l'histoire ne se suit pas. On ne peut donc faire aucun fond ^" sur la chronologie de ce peuple, pour peu qu'on remonte vers son origme. Il peut très>bien se faire que la plupart des rois dont les not^s sont portés dans les premières dynasties aient été comme ces rois dont parle Josué, ou comme ceux dont il est fait mention dans Homère, princes gouvernant des peuplades peu xi(»nbreuses, et qu'ainsi il y en ait eu plusieurs en même temps.

Ce que nous ne pouvons considéra sans surprise, c'est que les adversaires de la révélation aient tenté de se prévaloir de choses si incertaines pour infirmer le récit de Moïse. Ils vont, avec une rare assurance, soutenir que certains peuples n'ont pu parvenir à l'état de science et de législation que l'on a remarqué chez eux que pendant tant de siècle?, comme s'ils avaient une mesure pour déterminer le temps néces-

262 vàviLATBcnif^ fmmnrfB I

^ I flaire è ces dé^eioppemests. H^scdle, ite citent avec j

confiance dtes auteurs qu'ils n'ont jamais vus, Aousi I

on ne possèée que des fragments d'une douteuse I

authenticité. Ils ont môme voulu nous donner; en ,

preu^ de leur système, des monuments, selon eux,

bien plus anciens, smis comparaison, que ne Test la

•Oenàsev et ces monuments, soumis à- Fexamen, ont

été attribués, par les sav^ots, aux empereurs romajas.

Une réflexion bien simple aurait àd arrêter ces

«rttiques, principalement en ce qui concerne PÉgypte

dont ils ont le plus parlé. Auraient-il)^ la pcétention

de mieux connaître Thistoire ancienne de ce pays que

Moïse qui l'a habité pendantquatre^vingts ans, quinze

siècles avant l'ère cbrétienne? Les historiens les plus

aiiciens de TÉgypte^ sont venus* près de miile ans après

lui, et il avait été élevé à la cour des rois ; il asmit

vécu avec les hommes les plus édaîrés de ce pays. Si ^

rhistoire de ce peuple^demanéaii une' plus haute aa<-

tiquité) pourquoi pbifait-il le déluge s^près dti temps

<^ il vivait ? Bien ne rauraîA empêché df en reculer la

ddAQ pour la mettre en harmonie avec les traditions

d'un grand peuple, et de ne pas^ donner lieu à des ré-

elas»ition& de la part môme èea Hébreux qui avaieal,

«omme lui, passé la plus grande partie de leur vie en

Egypte. Il fallait sans doute, ou qu'à l'époque de

Moïse l'Egypte ne se orût paa aussi anoi^me qu'cm a

voulu le dire plus tard, o^ que ses pr abritions* ne> fus-

senir pe& fondées ^

^ Voir les Diteown du card. Wîseman sur tes rappùrls de ta wimce aot€ la rtUgitm^ disoonrs vT", les Sairète cfe JToiilIftêry, par X;.Dttdf]wl8, soûBéM: vz et yiu

uinmivtttm 26$

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