‹ Cours d'instruction réligieuse, ou, Exposition complète de la doctrine catholiqueChapitre 67 sur 90 · MISSION DE BCOÏSB PROUVÉE PAR LES MIRACLES · texte numérisé non relu

MISSION DE BCOÏSB PROUVÉE PAR LES MIRACLES

!ines sont couverts d'ulcères; la grêle ravage la campagne, fait mourir une quantité considérable d'animaux et brise même les arbres ; ce que la grêle avait épargné est dévoré par les sauterelles. Ensuite il se répandit sur TÉgypte de si épaisses ténèbres, que personne n'osait âe mouvoir du lieu où il était; et cependant les Juifs fixés sur la terre de Gessen, dans le centre du pays, jouissaient de la lumière du ciel. Enfin, rien n'ayant pu fléchir l'opiniâtreté de Pharaon, Dieu le fra,ppa d'un coup plus terrible en faisant mourir, dans une même nuit, tous les premiers-nés <Ies hommes et des animaux. Ce fut le lendemain un deuil universel; car il ne se trouvait pas une famille qui n'eût un mort à pleurer, excepté cependant les familles des Hébreux, qui, sur Tordre qu'ils en avaient reçu, avaient mis du sang de l'agneau pascal sur fleurs portes.

Le doigt de Dieu était manifestement là, et ses ennemis furent contraints de l'avouer. Il suffisait que Moïse l'ordonnât, pour que ces fléaux vinssent aussitôt désoler le pays, et ils cessaient à l'instant même où Moïse levait les mains vers le ciel et adressait une prière à Dieu pour les faire cesser. Impossible donc d'attribuer ces phénomènes à un concours de causes naturelles. Frappé de terreur, le prince consent enfin à ce que le peuple hébreu sorte de l'Egypte; mais à peine Moïse eut-il fait mettre en marche son peuple et les étrangers qui voulaient suivre sa fortune, qijie Pharaon se mit à les poursuivre, et il allait les atteindre sur les bords de la mer, sans qu'il fût humainement possible de les sauver, tout ce peuple se trouvant resserré entre l'armée égyptienne et la mer

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Bouge. L6 peuple, saisi d'effroi, se plaint à Moise ; il lui reproehe de l'avoir retiré de Tégypte pour le faire mourir daos le désert. Mais Dieu, qui voulait donner une preuve nouvelle et plus éclatante de sa puissance, dit à MiHse : « Elève ta verge, étends ton « bras sur la mer et divise-la, aûn que les enfants « d'Israël marchent à sec dans son lit. Pour moi, je « vais endurcir le cœur des Égyptiens, afin qu'ils en- <i trent dans la mer après vous, et que je fasse éclaa ter ma gloire sur toute l'armée de Pharaon ; c'est « alors que les Égyptiens reconnaîtront que je suis « Jbhovah ^ )) Mo'ise étend donc la main sur les eaux : aussitôt elles se divisent, en peu d'heures le vent a desséché le fond de la mer, et les Hébreux la traversent avec tout leur bagage, ayant à droite et à gauche les flots suspendus comme d'épaisses murailles; ils atteignent sans difficulté la rive opposée. L'armée ù^ Pharaon les suit; mais, au moment où elle avançait^ liftoïse étend de nouveau la main, et les eaux reprennent leur état naturel,* enveloppant et submergeant tois les ennemis de Dieu. « Cest ainsi, est-il dit dans « l'£xode, que les eaux, retombant, couvrirent les <c chariots, les cavaliers, et toute l'armée de Pharaon, « qui étaient entrés dans la mer en poursuivant les « «nfants d'Israôl, taillis que ceux-ci avaient mardié « à pied see au milieu de la mer, ayant à droite et à « gauche un mur formé par les eaux. Alors Moïse et «,les Israélites chantèrent un cantique pour rendre 41 gloire à Dieu de cette délivrance ^. i Ce cantique, expression de la reconnaissance du

' Exode, XVI.

' Exode, XIV, XV.

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