LEÇON XIX
névélatton divine sur le mont fflnal.
Dieu révèle de nouveau les dogmes et les préceptes de la religion primitive. — Il impose au peuple hébreu une loi dont toutes les dispositions sont très-propres à inculquer ces vérités fondamentales. •— Il ne faut pas confondre la religion établie dès le commencement pour tous les hommes, avec la loi positive donnée au peuple hébreu.
*^ I. Cinquante jours s'étaient écoulés depuis la sortie d'Egypte, quand Dieu voulut enfin donner à son peuple une loi écrite qui fixât son culte et les formes de son gouvernement. Jamais rien d'aussi solennel ne s'était vu au nionde. Moïse, averti des desseins de Dieu, prescrivit au peuple de se préparer pour le troisième jour. Or, ce troisième jour, au lever de l'aurore, des tonnerres se firent entendre, les éclairs brillèrent; une épaisse nuée couvrait la montagne > un son de trompette retentit avec force, et tout le peuple qui était dans la campagne trembla de frayeur : cependant, sur Tordre qu'il en avait reçu, il s'approcha et vint s'arrêter au bas de la montagne. Tout le mont Sinaï fumait, dit Moïse, parce que Jéhova y était descendu au milieu du feu, et la fumée de ce feu s'élevait comme d'une fournaise ardente, et toute
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la montagne en fut ébranlée*. Alors Dieu appela Moïse, et, le peuple se tenant au pied du mont Sinaï, on entendit : Je suis le Seigneur, ton Dieu^ qui foi tiré de la terre d Egypte; tu n'auras pas (Vautres dieux devant mot.,.
Les dix commandements que Dieu promulgua sur le mont Sinaï n'étaient pas noureaux ; ils sont l'expression abrégée des devoirs qui ont été imposés à l'homme dès l'origine du monde, devoirs fondés sur la nature, devoirs imprescriptibles, mais qu'il importait de rappeler au peuple, à une époque où le polythéisme avait égaré les esprits et où les superstitions avaient si profondément altéré la morale.
Dieu grava sur une pierre les trois premiers de ces commandements ; il grava les autres sur une seconde pierre, pour mettre une diflférence entre ceux qui regardent immédiatement son culte et ceux qui se rap- ** portent immédiatement au prochain. Les uns et les autres se résumeot dans l'amour de Dieu et l'amour du prochain, et tout se réduit ultérieurement à l'amour de Dieu. « Maintenant, dit Moïse, que demande « de toi l'Étemel, ton Dieu, sinon que tu l'aimes de « tout ton cœur et de toute ton âme, afm que tu sois « heureux'? f Voilà donc la loi fondamentale, principe fécond, d'où découlent toutes les obligations que nous avons à remplir envers Dieu et envers nos frères» et dont l'observation doit assurer le bonheur de l'homme.
IL Après la promulgation solennelle du dogme de l'unité de Dieu, et des4ix commandements auxquels
^ Exode, XIX.
^ Deutéronorae, vi, 5.