‹ Cours d'instruction réligieuse, ou, Exposition complète de la doctrine catholiqueChapitre 78 sur 90 · LA CONDUITS BT LK CARACTBKB DB JESUS-CHRIST · texte numérisé non relu

LA CONDUITS BT LK CARACTBKB DB JESUS-CHRIST

s'accordent parfaitement avec LB titre DB PILS DB DIEU.

Il y a entre la nature divine et la nature humaine des différences si profondes, qu'il n'est |>as donné à l'homme de pouvoir contrefaire Dieu. Si quelqu'un était assez insensé pour se croire Dieu, ou assez ambitieux pour protendre aux honneurs divins, sa folie se ferait bientôt remarquer, son ambition se trahirait

Épit. aux Colosses, i, 15, 16, 17; — aux Philippiens, ii, 6,7.

COUR» D'INSTR. I. D,g,tzedbyG??OgIe

386 EÉVÉLATION CailtéTIWNB

iAfailUbieteeiit : îispfNMible è lui da avenir peadaof un petit nombre de joufs na tel personnage, a'il veut parattre au d^ors et 6e manifester au peuple.

Le earaelèra coiMitafiimeat soutenu de Jésos-^Cbristf aa vie «itàère^ aous quelque point de TUie qu'on U coD^dàrek, rép<md ai bîBu à la qualité qu'il se doane, que Ton ne pourrait surprendre ni une parole qu'il ait dite, m une action qu'il ait faite, m une iaclmation qu'il ait manifestée, ^ui ne soit digne du fiis è Dieu, qui ne etmvienne perfailement à un homotà- Dieu.

A qui oserait-on le comparer parmi les hemiDea? Avant hii, il y avait eu des aagpes, des légj«Iateurs,il; avait eu deasaints, il y aviât eu4ea botnu^ea extrêmement remarquables, lee uns par de rares veirtus, d'autres par une grande deotriAe, d'autres par r6mpir| qu'ils avaient exercé sur leur siècle. Mais que ca hommes, si grands qu'on iréuiile les supposer, paraissent petits si Ton vient i lea eomparer à Jésus- Christ i Dans chacun d'eux paraissent, à côté de quelques qualités éminentes, d'étranges faiblesses, et, s'il en eàtque la grâce ait délivrés des corruptiousde leuir nature et élevés au-dessus de la eenditioa commune, on s'aperçoit que ce qui les a élevés à un état 2»irnaturel est un bien qui leur est étranger, c'e^ une action siqiéri^ure à etu^. Dieu les a sanctifiés, ik n'étaient pas saints par euxrmêmes; et, d'aiUeurSf quelle fut leur sainteté si on la met en parallèle avec celle de Jéaus-Gbrist? Non, il n'y a pas de con^anÂson possible.

Jésus-Christ n'emprunte rien au siècle qui Ta vu naître, ni «u peuple au milieu duquel il a vécu. Né

,^ VENUE D8 iàmH^^CÊmi^ l 60K CARACTÈRE 387

dans une condition obscnirè, élevé par doi partQte pauvres atix tramtu desquels il eonsacrm tes trente preorièfes unnéeS) 0an& qu'^m ie vit jamais frécpienler lee écoles pubtiques, il «e moiitre, dès lee premîerB jDUrë, BQpérieur à to^ les^ prcgugée do son temps, étranger aux pAss^one des aniras faot&ftn&es, et^ pour nous servir des termes de rév^aagéliste saî&t Jean, plein de grâce ^t ck vér^^ comme él emvenaît a» PUt unique de Pieu. Il expKq«e lee mystères de JUm. avec une 8ini|:Aidté, une élévatîM ot une profondeur qui confond Tesprit humain. Qiselques^ims de^es parents» surpris de Fentendre développer avec tant de sagesse le sens des divines Écritures, se demandent: Gom- {nent sart41 tout cela, lui qui n'a pas apprte àUre? Lés anciens du peaple, les docteurs de la loi, les jiiarisiens, cherchent en plusieurs cii«eai&stances ft le ^rprenidre <tans ses^ pandtos, et lui proposent des quesHetis sous les fermes les plus captieuses. D'un mot il répond à tout; et ce vûM, il le (fit avec une pé^ nétration d^esprit et une simplieité de kmgiagie qui porte la lumière avec soi et foiiceles contradicteurs au silence. On se taisait devant itii, dit FÉvangile» et on admirait ses réponses^ parce qu'il parlait, ncm comme les scribes ou les pharisieng, *mais comme ayant la puissance **

On avait entendu des rhéteurs qui cb^t^baient à éblouir par l'éclat de leurs paroles, des philosophes qui s'appliquaient à persuader par la force des raisonnements, ou à surprendre par les équivoques dans lesquelles ils s^enveloppaient, ou à étonaeff par Tobs*

) £?ang. de S. Matthieu, yii, 29.

388 ' RBVBLATION CHRBTIBN^fE .

curité iniDtelUgible du diseours; les prophètes qui avaient parlé au nom de Dieu, l'avaient fait souvent avec un enthousiasme et des transports qui manifestaient en eux la présence d'un esprit étranger; ce n'est point ainsi qu'enseignait Jésus-Christ. Son langage était simple, ses comparaisons étaient prises des choses les plus* familières aux Juif^» c'étaient des paraboles et des comparaisons que lui fournissaient l'agriculture, la vie champêtre» le soin que les bergers prennent de leurs troupeaux, les usages de son peuple, et sous le voile de ces paraboles il présentait les vérités les plus hautes du royaume des cieux.

Au lieu des preuves par lesquelles un philosophe aurait cherché à établir sa doctrine, lui, content de se faire comprendre, parlait avec autorité, disant ce qu'il avait vu dans le sein de son Père ^ N'était-c^ pas un langage, une manière d'enseigner qui coa/ venait à THomme-Dieu? Ajoutons que ces paroles ont traversé plus de dix-huit siècles, étudiées et commentées par les hommes les plus habiles, sans que les ennemis de la religion aient jamais pu y découvrir la moindre erreur ni une ombre de contradiction, sans que les docteurs de rÉglise soient parvenus à épuiser le fonds de sagesse et de doctrine qu'elles renferment : ces paroles ont toujours fait l'admiration des enfants de Dieu ; ce sont véritablement des paroles de vie étemelle '.

Jésus*Christ ne s'est pas moins montré Dieu dans ses œuvres que dans ses paroles. Enlouré d'hommes qui surveillaient sa conduite, il a pu leur dire sans crainte :

Évang. de S. Jean, i, 18.

Évang. de S. Jean, yi, 69.

YBNUB DB JBSUS-CHRIST : SON CARACTBRB 389

Quel est celui d'entre vous qui me convaincra de péché? Et ceux-ci avouent par leur silence qu'ils ne peuvent pas le convaincre d'avoir mal fait. Si plus tard ils élèvent contre lui des accusations, que sont-elles? que lui reprochent-ils? d'avoir guéri des malades le jour du sabbat, et de s'être dit Fils de Dieu : ni les Évangiles ni les livres écrits par ses ennemis ne rapportent d'autres incriminations. A l'accusation de faire des miracles le jour du sabbat, il répond : Mon Père ne cesse dopérer^ et moi f opère semblablement. Si l'on ajoute qu'il fait ces œuvres par la vertu de Belzébuth, le chef des démons, car les Jui& en vinrent à cette absurdité, il demande comment il peut se faire qu'il agisse par Belzébuth, lui qui, par sa doctrine, renverse le royaume du démon. Il continue donc à faire s œuvres les plus extraordinaires, et il les opère ns s'émouvoir, agissant couMne le maître môme de la nature, à la volonté de qui toutes les lois de l'univers demeurent soumises.

Que ne pouvons-nous ici parcourir, en suivant ce récit évangélique, tous les traits de la vie de Jésus- Christ; on verrait comment il allia toujours les naïves et légitimes émotions de la nature humaine avec la bonté infinie et la sainteté de la nature divine. C'est pou de dire que celte vie fut à l'abri de tout reproche, que de vertus surhumaines, que de perfections on y découvre f II se laisse approcher des petits enfants qu'il bénit, il aime à se trouver au milieu des pauvres, des infirmes, des ignorants, pour les instruire, les consoler et les soulager; il appelle à lui les pécheurs, s'entretient familièrement avec eux, et leur pardonne s'ils ont du regret de leurs crimes. On l'appelle l'ami

yC?^bgIe

390 AévÉLATÏOÏÏ dttttîhiWM g

des pécheurs, et il ne s*en défend pa», tar c*ert pour les sauver, dit-îl, qu*il est ventt dâtts cô monde. Il supporte la gtosBÎèrôté et les Importirnîtés îles Juife avec une inaltérable douceur, ne léinoïgnAnt tf indignation que contre les profenateurâ du temple, et contre les pharisiens hypocrites qui abusaîent d'une fausse apparence de vertu pour séduire et pour égarer les hommes.

Mais n'y a-t-il pas eu en Jésus-Christ des faiblesses? ne Tart-on pas vu pleurer et se troubler? Oui, certainement, JésuS'Christ a été sensible ; il ne ressembla pas à ces prétendus sages qui se firent une vertu d'une .stoïque impassibilité, hommes vains qui prétendaient forcer la nature et se rendre indépendants de ses faîblesses. Ces hommes auraient-ils jamais pu, arec leurs fastueuses maximes, consoter une seule dou- a leur? Jésus-Christ, qui voulait no«s soutenir et notts instruire par ses exemples, éprouva les infirmités humaines qui pouvaient être çompatrbîesavecsa nature divine, et, en même temps qu'il fut sensible comme homme, il se montra fort et puissant comme Dieu. Il pleura sur la mort de son ami Lazare, et il le fit sortir vivant du tombeau; au jardin des Oliviers, il laissa son humanité en proie à la tristesse et à Tennui, mais il la soutint par une conformité parfaite aux ordres de Dieu ; lui qui, seul dans ce Jardin, semblait abattu sous le poids de se^ douleurs, se releva, il alla au-devant de ses ennemis, se livra à eux, et il soufiWt toutes les humiliations, tous les tourments avetr un calme inaltérable. II pardonna à ses bourreaux; il fit plus, il les aima, et offrit à Dieu sa mort pôUr leur siadut. L'officier romain qui assista à cette mort se retira du

^ VENUE DB jéSUfiHOHRIST : SON CARACTERE 391

Critaîre, se frapfpant la pc4trine «t 4»aât : Vraiment 4:êhii^là était le Mk tfc Dmi. <T«st l'impre^iOB bous la^ qartie demeureront tons ceux qui auront étudié avec uucdeurdéf^gé de passion la doctrine, la vie et U mort de Jégtrs-ChrKrt.

Ou'on nous perttietle de i&ottre ici un téenoignage Irien connu, tuais qui esl trop instractif pour le passer sous silence.

Napoléon avieôt reçu tine éducation ctiPéH^mne; il avilit cru dans son enfance à la reiigi^ai, «t U ne cessa jamais d'y croire. J^eté paria Provence «ur le rocher de Sainte-Hélène» il s'occupa, plss qfull n'avait fait depuis bien longtemps, de ces graves considérations ; elles furent souvent l'objet de «es entretiens tfvec le petit nombre d'amis qui ravaîemt at^compagmé ,jdans son exil , et qui tous ne partageaient pas sa mamère de ve*r. Un d'eux, le général BertraiM^ osfa ooinparer un jour Jésus-<^brist à quelques grands hommes de l'antiquité. L'empereur répondit : Je cimaat» les hommes j et je v&hs éHs qm Jésm n'est pas un homme. Il s'exprima ensuite à peu près da»s cos termes^ :

«Tout en lui m'étonne; son esprit me dépasse, ^ sa vokmté me confond. Etotre lui et quoi que ce soit au monde, il n'y a pas de terme de comparaison. Il est vraiment un être à part; ses idées et ses senti*ments, la vérité qu'il annotice, sa manière de convaincre, son Évangile, son empire, tout est pour moi on prodfige.

« Le Christ attend tout de sa mort : est-ce là l'in-

* GesréfieKioiis ont été recueillies de diverses relations venuefi de Sainte-Hôiène, par M. le chevalier de Beaoterne, dans un oavrage intitulé : Sentiments de ffapoléon swr le thrisfianiimê.

392 RÉVÉLATION CHaSTIBNNB .

vention d'un boœme? Non; c'est au contraire une marche étrange, une conQance surhumaine t Nayant encore que quelques disciples idiots, il est condamné à mort : il meurt objet de la colère des prêtres juifs et du mépris de sa nation, abandonné et contredit par les siens, et cependant il assure que ses disciples prêcheront l'Évangile , et qu'ils le persuaderont à l'univers.

u Ce n'est, ni un jour, ni une bataille qui en ont décidé. Est-ce la vie d'un homme? Non; c'est une guerre, un long combat de trois cents ans, commencé par les apôtres et entretenu par leurs successeurs. Dans cette guerre, tous les rois et toutes les forces de la terre se trouvent réunis d'un côté ; de l'autre, je ne vois pas d'armée, mais quelques hommes disséminés çà et là dans toutes les parties du globe, n'ayant d'autre signe de ralliement qu'une foi commune dans le mystère de la croix... Partout les Chrétiens succombent, et partout ce sont eux qui triomphent.

« Vous parlez de César et d'Alexandre, de leurs conquêtes et de l'enthousiasme qu'ils surent allumer dans le cœur du soldat, pour Tentrainer avec eux dans des expéditions aventureuses. Mais il faut voir là l'ascendant du génie et de la victoire, l'etret naturel de la discipline militaire et le résultat d'un commandement habile... Combien d'années l'empire de César a-t-il duré? Combien de temps l'enthousiasme des soldats pour Alexandre s'est-il soutenu? Ils ont joui de ces hommages un jour, une heure, le temps de leur commandement. Et, si la victoire les eût quittés, doutez-vous que l'enthousiasme n*eût aussitôt cessé? Je vous le demande, l'influence militaire de César et

VBNUB DE JBSUS-GHRIST : SON CARACTÂRB 393

d'Alexandre s est-elle prolongée au delà du tombeau?

« CoDcevez-vous un mort faisant des conquêtes,

avec une armée fidèle et dévouée à sa mémoire? Cou*

cevez-vous un fantôme qui a des soldats sans solde,

sans espérance pour ce monde-ci, et qui leur inspire

le support de tous les genres de privations ? Le corps

de Turenne était encore tout chaud que son armée

décampait devant MontécucuUi. Et moi, mes armées

m'oublient tout vivant, comme l'armée cariha^inoise

fit d'Annibal. Voilà notre pouvoir , à nous autres

grands hommes; une seule bataille nous abat, et Tad*

versité nous enlève nos amis. Que de Judas j'ai vus

auprès de moi I Ah I si je n'ai pu persuader ces grands

homnaes politiques, ces généraux qui m'ont trahi...;

si moi, qui les ai si souvent menés à la victoire, je n'ai

u vivant réchauffer ces cœurs égoïstes, par où donc,

tant glacé moi-même par la mort, parviendrais-je à

réveiller leur zèle ?

u Concevez-vous César, empereur éternel du sénat romain, et, du fond de son mausolée, gouvernant l'empiro, veillant sur les destinées de Rome ? Telle est l'histoire de l'envahissement et de la conquête du monde entier par le Christianisme; voilà le pouvoir du Dieu des chrétiens, et le perpétuel miracle du progrès de la foi et du gouvernement de l'Église. Les peuples passent, les trônes s'écroulent, l'Église de* meure I n

Napoléon revenait souvent sur cette idée; l'amour que Notre -Seigneur a inspiré à un si grand nombre d'hommes lui paraissait un des signes les plus certains de sa divinité. « Il veut, disait-il, l'amour des hommes» c'est-à-dire ce qu'il y a au monde de plus

394 HiVjttATIOK tMlÉtlttlKB

diffldltdi obtetïif ; il Tetige, et il y téassk tout «lé ê\fite. J'éfl coïïcltts sa divinité. Alexandre, CéÉâr, AaaibRl, LôXàÊ XIV, avec tout leur génie, y cmi éebc^. Ils ont con(}Uis le monde, ils n'ont pu pffrvetdf à àtoir un ami... Yos enfants, général Bertfand-, tous aiffi^-ils? VOttS le» aimeîretvouâ n'ête&paâ sftf d'être payé de retour. Si tous veûiet à mourir, ils se «èntiendiuieiJt de YOus eA dépensant votre fortune ; mtAà vos petiteenfaiïts sauront à peine si tous avez eHiMé... SI vous dtes le général Bertrand ! et nous sominw dans une lie, et vous n'srvez; â*atttre dii^traetion qm tai vue de votive famille !

(( Le Christ parle, et désormais lès géMvattoitôlui appartiennent par des liens plus étftMels> plue inliffles que ceux du sang, par Une tmion pl^^ «aérée, pIuB impérieuse que quelque union qtte ce tsoit Le plus grand mifacle qu'il ait fait est sans œQiU'eâit le règne de la charité.

« J'ai passionné des multitudes qui mouraient pour xùùi. A Dieu ne plaise que je forme aucune comparaison entre ^'enthousiasme des sddals et la cfearité chirétienne, qui sont aussi, différents que leur cause! Sïais, enfin, il fallait ma présence, Télectrieité de mon regard, nfôn accent, une parole de moi... Certes, je possède le secret de cette puissance magique qoiaDlève resprit, mais je ne saurais la eommumquer à personne ; aucun de mes généraux ne Ta reçue ou definée de mm. Je n'ai pas davantage le seieret d'étemiser mon amour dans les 0(Bur«. MaintMaftt que je suis à Sainte^Hélène, maintenant que je avis cloué sur ce roc^, qui bataille etconqaâert des emptres pour moi? Où sont les courtisans de mon infortune? Pense-t^n

VENUE D|& ^S$l7S-CBflISX : S0N CARACTÈRE 3d5

à moi? Qui se remue pour moi en Europe ? Qui m'est demeuré fidèle ? Où sont mes amis ? Oui, deux ou trois, que votre fidélité immortalise, vous partagez, vous consolez mon exil.

« Telle est la destinée des grands hommes; Ton nous oublie ! Louis XIV, à peine mort, fut laissé seul, dans l'isolement de sa eban>br9 à, coucher de Versailles, négligé par les courtisans : ce n'était plus leur maître, c'était un cadavre. Encore un moment, voilà mon sort et ce qui va m'arrîver à moi-m8me. Assassiné par l'oligarchie anglaise, je meurs avant le temps, et mon cadavre va dira rendo à la terre p(mr j «bvenir la pâture d«s vers. Quel abîme «ntre cette mteère profo«u(te et le règne éternel du Christ, pirèchâ, encenâé* aiiM,

^ adoré, vivant dans tout Tiuaiver&l.». ^

On assure qu'à la suite d'une de cea ooQv^rsatîoiia,

^^apoléon, voyant te général Bertrand ga^rder la s»-* lence, lui dit avec quelque émotion : « Si vovâ MCQm- « fMrenez pas que JéSQ&^Chrîst est Dieu, eh bian, j'^i « eu tort de vous faire géfiérc^}. »

396 ItiVBLATION CHRBTIBNIIB

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