LEÇON XXIII
■IniclM 4c «étns-Chrlflt et accompltoseinent «es i^roplieUcs
A l'autorité de sa parole, à la preuve si frappante qui ressort de son caractère et de tout Teosemble de sa coïkluite, Jésus-Christ ajoute celle de ses œuvres et rautorité des prophètes, pour eonGrmer sa divine mission. « Si vous ne voulez pas croire à mes paroles, dite sail-il aux Juifs, croyez à mes œuvres, car eUe&9 « rendent témoignante de moi; elles prouvent que le « Père céleste m'a envoyé'. » Quels sont ces miracles que Jésus-Christ nous donne comme une preuve irrécusable que le Père céleste l'a envoyé dans ce monde pour notre salut? Les prophéties que nous avons rapportées dans une leçon précédente se sont-elles accomplies en Jésus-Christ? Nous allons répondre a ces deux questions.
§ 1. — LBS MIRACLES 0PéR&8 PAR JBSUS-CHRIST SONT UNE PREUVE PBREBIPTOIRE I>E SA DIVINITÉ
I. Nous n'avons pas à discuter la réalité historique de ces œuvres; nous l'avons fait en établissant l'auto-
* Évang. de S. Jean» x, 38.
ttIRACLES DB JÉSUS-CHRIST 397
rite des livres du Nouveau Testament. Jamais histoire ne fut soumis^ à un examen plus approfondi ^ à des critiques plus sévères de la part de ceux qui avaient intérêt à la contredire, que ne Ta été le récit des évangélistes; jamais non plus la vérité ne sortit avec plus d'éclat des discussions, des doutes, des contradictions dont elle avait été l'objet. Les Juifs contemporains ne contestèrent pas les prodiges opérés par Notre- Seigneur; plusieurs en furent vivement touchés, et, malgré les préjugés de Téducation, malgré les périls auxquels ils s'exposaient, ils embrassèrent le christianisme; les autres attribuèrent la plupart de ces miracles à l'intervention du démon. Les philosophes païens, qui, dès les premiers siècles, combattirent la religion, ne contestèrent pas non plus les miracles rapportés jl^ans VÉvangile; à l'exemple des Juifs incrédules, ils 'essayèrent de les expliquer par la magie, et ils s'efforcèrent d'en atténuer la valeur en les comparant aux oracles de leurs faux dieux et aux miracles prétendus d'Apollonius de Thyane, et de quelques autres imposteurs qui passaient alors, parmi les idolâtres, pour des hommes extraordinaires. Quant aux disciples du SauYeur, hommes simples, sans étude, sans art, ils racontaient naïvement ce qu'ils disaient avoir vu de leurs yeux, avoir touché de leurs mains, et ils souffraient la persécution, ils mouraient, pour sceller de leur sang la sincérité de leur témoignage. L'univers a cru à la parole des apôtres, en se faisant chrétien.
Des philosophes incréilules du dernier siècle ont
accusé les Apôtres d'ignorance ou de duplicité, sans
fornauler une seule preuve contre eux; ils n'ont pas
osé cependant accepter les explications des phiioso-
COURS d'instr. u 23
JQS BÀVÈLATWN GHUTIBKI»
pheftoneteas; qu'cHilHilfidpo» lût? n&eml tB}ieia.aiiDé se jeter éMi ]e Mo^cmme : iki oirt «HMpiéJeB pmeip«rleB.|)lu0 uBivrMwllemcikt ateia s«f la eeitiMe kistoriqttd; quctqtiefr^uM ont pmmé h'^^TMÊgmob jugqif'è ukrr aoéttèl'exiiteMe (fa SfoimSeigMttr^ «e foi 8iA i«ooii)MB de !• ibliiou L& "rârâtéêTesl mnÂintftgée p«rlfiB oonÉradi@tktnSt«i.]i»3 ineebérc»cds oii«mt lmiftés^>«Baz qui l'attoqKiôGni si téméimmmmA.
RoTdiums aiu:am»c)e&4e Jémia^hnBt* Ces sirades ne BOBipu dos phéMimèoei^ pmluîto.daBa I«a aâm, tels fiae lesiJtaifr^n dunaudaifioâ^diS parttUes «esfi^ âiameiit) pirtn loffé oetefntaÉion de pammeà^ ol cUes n'aurapcBt c« iNiQlwUôme&t d'aulre réstttelcpBde satisfitifS' 1» aanmrté dm pcmplcsi N«4ne*^igue«)t, qui demÂt fpkènr no» maux ^soubkger iidfi ixi&rmi^, aima loieax âtire das miradas d'une utiHté dtreelft pour les hoDEim0&, en iaur procruront um s<HtiagaiMB? réel daas limn mvxx.
Qoli Bpitti auffise' de oiter un palil aornbue d'esetaptes. Il «paiffi^dfua ofeot ia fuiéa d0s v^g^aea 4e lauer qui aliaiaoi eng^utir ses dtensptea; par la yertuée , eette seokiparolOy ea&»e>-eactf^]0S'âottaoaleTé& sèrent, le teivpéte œssa, la. mer nademild'iin caliae parfait Un joiar, setrouwtàsavSnileimjaoQilureeos^' déraUie derJuifoquiéiaio^t yewia.dBOS le .désert pour entendre s» parole ; il épcei»^ UM; tendre compiftSfiiQSv pour eux, pa?ce ifu'il&élaieîit privite. de nenrnÉore ; il bénit alors doq pains <et. queîeyieB poiasenK que Toil éoni» par son ordre à cette troupe cMeposée de plus de quatre miBe personnes; or toute^funsat ra^sai^ées, et il vesta baauooupr phi» de pain ^a'il a'y en. avnît avant <yk'«i le diatrihaàC ; ear, de ees f esifâa^ o» reœ-
plit sept graxidôs corlteiUas^ Il serait h vueàdes âY«ug|e&-xiés, il guérit des iparaljsticpiei^, des ^[ûleptiqn%s^ diô6J»aflafflestoucmeût66 par lesdéiuonSyatsouffcaiit. toutes sortes de maiiLx.; il les i^uéiit, aûo par r&fVUeaiiûa de remèdes, mais par cette seuleparole : Je k veuxiy myez. fuérw. Il ressuscita trois morts; Tun Tdnait d'expirer, rautr^e était d^ià dms une. bière,. et «on.leipertait eu terre, le troisièmaiéttit inhumé depuis quatre jours. Avant d'opérer cette dernière résurrectîoo, la plus éclatante et la mieux cirçoBStanciée dont rÉvangile fasse mention, il s'adressa à son Père en présence de tous ceux qui rentouraient, et il le pria d'exaucer sa demande pour que le monde reaopnût
' LTiistoirB évangélîque rapporte deux multiplications nîîraculeosQB de.paiHB. fisas bL première^ que nous aTons 'rappelée, il y £111 cinq mil le. personnes rassasiéâ&, et dans la «ecoode il y en ilj^t seulement quatre mille; dans celle-ci, sept pains et quelques pettts poissom -setAirenl à la multiplication ; dans celle-là, II n'y avait «u que dnq pains et deux poisson». Une aulra différence est que dans la seconde on recueillit douze corbeilles des restes, et dans la première on en avait ramassé sept. Ausli les évangélistêsdisiin^aôrttJSVBesoin Tune de Tautre^de maftièreefue, malgré ia ressemblance qu'elles ont à différents ^égards, il estimpossible de les confondre. (F. Év. de S. Marc, viii, 19, 20.)
Il ne fat pas diflicile aux disciples de Jésus-Christ de savoir le nombre des pen«iiii«^ qui étaieBit présentes, parée qn'ils les flrant toutes ranger par bandes de cinquante et de cent. Ce aombre était si considérable, qu'il ne pouvait y avoir d'illusion possible sur le ftiit principal; plusieurs, sans nul doute, vivaient encore quand. satntiktaUbieu et saint Marc jpublièrent leurs Svangiles. Ce fut un des miracles les plus extraordinaires et les plus incontestables. Cinq mille personnes dans un cas, quatre mille dans un auiape, «ma&gpent de ces pains; elles «n sont rassasiées, et on raj>porte une fois «ept at, l'autse fois, douze oorbeiUes des morceaux qui restaient; beaucoup plus, par conséquent, qu'il n'y en arait avant que ce grand nombre de personnes en eussent mangé. . JéSHB-Christ votdait, par cette dermèrs circodstaoBe, rendra le miracle plus sensible aux yeux de tout le peupla.
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que c'était Lui qui l'avait envoyé; il commanda ensuite h Lazare de sorlir du tombeau, et, à sa voix, on vit le cadavre se ranimer ; Lazare fut rendu vivant aux nombreux amis de sa fomiile, qui étaient venus le pleurer, La nouvelle d'un événement si extraordinaire dut se répandre bientôt dans uûe partie de la Judée, et surtout à Jérusalem, qui n'était éloignée que d'une demi-lieue de Béthanie, où demeurait la famille de Lazare.
Ces miracles auraient converti lés Juifs, en leur faisant reconnaître dans la personne de Jésus le Messie i promis à Abraham, si de coupables passions ne les avaient rendus incrédules à la parole de Dieu; ils ne | contestaient pas les faits accomplis au milieu des villes, ; devant un grand nombre de témoins, et même sous leurs propres yeux; mais ils prétendaient que cesfaV^ étaient le résultat de la magie, de l'intervention^ démon, ou d'autres causes secrètes. Tandis que te j peuple, plus simple et plus droit dans rappréciation j des choses, se pressait auprès de Jésus, les grands âe j ce monde, les orgueilleux, les hommes de plaisir, lui j tendaient des pièges pour le surprendre, et, coiï^me j ils ne pouvaient le convaincre d'une seule faute, ils eurent recours à la violence. Jésus le savait : bien des fois il s'était délivré de ses ennemis sans nul effort^ es disparaissant ou en les frappant d'aveuglement, o^ changeant dans un moment les dispositions de ceui qui étaient venus pour se saisir de sa personne; maû, quaiid advint le temps où il devait s'immoler, il se rendit de lui-même à Jérusalem, au milieu de cem qui voulaient le perdre. « Nous allons à Jérusalem, « dit-il à ses disciples, et voilà que tout ce que les