LEÇON XXV
«éM^ChrlM a f— lirM# la rHiglWi «taMIc 4èf reHgtee ém ■laaâc et 1«1 a «MUi« m perfectlan.
Jésus-Christ nous a donné une connaissaDce plus parfaite des dogmes révélés dès le commencement du monde. — Il nous a enseigné une morale plus élevée et un culte plus pur. — Il a établi un ministère public de pasteurs auxquels il a confié la garde de la religion.
Nous avons dit, dès le commencement, que la vraie religion est une et invariable , bien qu'elle ait dû recevoir un développement successif dans le cours des siècles; il nous est facile maintenant de voir cette unité et ce développement, en comparant le Christianisme avec les dogmes, la morale et le culte donnés primitivement aux hommes. Il résulte de ce rapprochement que nous croyons tout ce que nos pères ont cru, que nous avons les mêmes devoirs à remplir, que notre culte enfin ne diffère pas essentiellement de celui qu'ils ont pratiqué; mais que, sous ces trois rapports, il y a eu progrès, Dieu nous ayant commimiqué par les prophètes, et ensuite par son divin Fils , une connaissance plus étendue de ses mystères, et donné a^ culte, comme à la morale, un nouveau degré de perfection.
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I. Quels furent tes dogmes de la religion dès le commenoemenl? L'existence et l'unité de Dieu, la création, l'existence des Anges, la chute du premier homme et sa réhabilitation en vertu des mérites du médiateur promis, sa destinée surnaturelle. Voilà ce qu'ont cru no3 pères d'après une révélation divine^ et c'est pour cela que les patriarches comparaient habituellement la vie présente à un pèlerinage vers une vie meilleure. Jésus-Christ a-t-il changé quelques-uns de ces dogmes pour leur substituer des doctrines nouvelles? Non, mais il les a rétablis dans leur intégrité primitive ; il nous les a révélés de nouveau en développant les vérités qu'ils renferment, et dont lecHinciens n'avaient eu qu'une connaissance imparfaite.
Jésus-Christ est venu dans le monde pour dissiper les ténèbres que les passions et une fausse philoso* il^phie avaient répandues sur la notion de Dieu, et ramener les hommes à l'idée primitive que la révélation leur en avait donnée, sa parole a jeté sur ce dogme fondamental un si vif éclat, que les erreurs du polythéisme, qui avaient infecté les peuples, ont ' fui loin des contrées où est prêché l'Évangile ; les nations éclairées par le Christianisme croient toutes à Tunité de Dieu, au dogme de la création et à la providence.
Les premiers hommes, en professant le dogme de l'unité de la nature divine, avaient pu entrevoir la multiplicité de personnes dans cette nature: car Dieu parlait souvent de lui-même dans des termes qui insinuaient ce mystère. Toutefois, ni les expressions si remarquables dont Moïse s'était servi, ni les paroles plus explicites des prophètes qui étaient venus après
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lui, n'avaient dft donner ttne Mée assez nette de la ^Trinité, pour que ce 'dogttiB defvtrrt poputeire ; et, s'il était connu des hommes les plus instruits, les ptas versés dans riritelligence des Écritures, il ne Tétait pas du corps de la nettîon juive. H était réservé au inessie de nous faire pénétrer plus avant dans les profondeurs de ce mystère; c'est tui cfui nous a appris qu*il y a trois personnes en Dieu, le Père, le Verbe, le Saint-Espritj et dansquelbrdre lé Verbe et le Saîiïl- Esprit procèdent du Fère. Donc, sur ce point, Wotre- Seigneur, en confirmant la révélation feite primîttvement, nous a communiqué de nourelles luniières; c'est par lui aussi, c*est par son incarnation et par son imiùolation, qu*ont été admirablement manifteïlés les attributs divins, la sainteté, la justice, W bonté infinie de Dieu, sa puissance souversfine, l^brdre de sa. providence sur notre salût
Adam avait reçu la promesse d*un Sauveur; mais il ignorait quel serait ce Sauveur. Abraham apprit qu'il sortirait de sa race et que todtes les nations seraient bénies en lui ; mais comment s^opéferaît ce mystère? te fut un secret pouî^ lui. Les propîiètes annoncèrent dans la suite, avec plus de prècïsion, Itirilanaîssattce du Messie, Fautre ses abaissements, d'autres "ses grandeurs et ses triomphes, caractères qu'il ftit difficile aux Juifs d'imaginer réunis dans une seule personne. Jésûs-Christ enfin a paru, et nous avons pmir ainsi dire vu de nos yeux la réalisation parftiîte de ^es dieisseins de justice et de miséricorde que Dieu ^vâit conçus.
En répandant des lumières* nouvelles tutik nature divine, sur nncamalion du Verbe et la rédemption
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^u tMfiée, Jéèu0*ChiisliKms a fait mieux ccmnattre austri 4e9 âdsftiiiéee IMures de rbcome, ht résurrection deeœit'S, lespeiûe&réderVée&âuxpéohdctrs, le bonheur -éternel dont les âmes justes jouiront dans la possession de IMeu. Les dogmes ite sont donc pas 'Chttigés, mms ils softt aiieux ooimus; s6us ce rttpport la religlaiii devoenre la m^ine.
IL Bisons delà morale el»du culte ce que nous -avem dit des eros^ances.La monale donnée à Adam se ré0Qme dans ces deux mots : Amour de Di€fti et du pro- '<fhftki j avec r^lif|«itk>fi de tendre à la fin surnaturelle pour laquelle rbotnme a été créé. Le culte est dans la prière et dans les sactillces qui tiraient leur valeur du sacrifice que de^ît offttrunjoup leMessie promis. Or cette morale demeure iavariablemesit la môme, mais elle reçoit une nouvelle perfection dans le ohris- ^ tiankime; et le ottlte cbrdtien réalteeloules les figures du culte ancien.
1i suffit de Mte te Sermon sur la montagne, qui nous a été conservé dans Tévangile de saint Mattbieu, «et celui que Jésus'^^hrist prononça la veiBe de sa mort , ponr voir laiieairté^âe la morale cbrétienne et sa supériorité surtout cequi-avait été proposé aux hommes Jusqu'alors.
Notre-Seigûeur'pébètrele fond du cœur humain, pour nous en dév<»ler les misères, non comme les eages du paganisme, qvà. se livraient à dé vaines dé- ^âamations^ mais dans la vue de nous humffîer et de nous faire recourir à Dieu, pour chercher en lui le remède à ees-mals^les de notre4»ie. Sa morale paraît <lure :'car il exigé de nous un^ grande abnégation; il nous prôdie la mortification du cœur et des sens; il
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préconise la douceur, la palîe&ce, le détacham^tdes biais de ce monde. Il déclare heureux ceux qui ont faim et soif de la justice de IMeu, et non ceux que dévorent l'ambition et le désir de la fortune; ceux qui souffrent persécution pour leur attachement à la loi de Dieu, et non ceux qui se procurent les jouissances de la terre* Une telle morale est trop opposée aux passions pour qu'elle ne soit pas contredite, et, d'un autre côté, elle répond trop aux Trais besoins de Thomme pour qu'elle ne soit pas vraie. La religîcm, en effet, ne peut avoir que ces deux buts : affranchir l'homme de l'empire des convoitises et Tamaner à Dieu par l'exercice d'un culte spirituel. Il faut qu'elle détruise l'égo'isme et qu'elle mette Famour de Dieu et du prochain dans le cœur ; c'est là que tend essentiellement la religion si elle est vraie. Mais comment atteindre ce but sans imposer à l'homme te sacrifice de^ l'orgueil ou de l'amour exclusif de soi?
Cependant Notre-Seigneur tempère admirablement les rigueurs de cette morale par le sentiment d'une confiance filiale qu'il nous inspire envers Dieu, par les touchants exemples qu'il nous a laissés, enfin par la gdicequi donne aux âmes une force surhumaine. Bien différent de ces dissertateurs académiques, qui dictent une leçon de morale 5an& donner les moyens de l'observer, et de ces Pharisiens qui n'auraient pas voulu toucher du doigt le fardeau qu'ils imposaient aux auU*es, Jésus-Christ n'enseigne, pas une vertu qu'il n'ait pratiquée : il a prêché Jl'amour de la pauvreté, et il a vécu dans ée monde sans avoir une pierre sur laquelle il pût reposer sa tête; il a voulu que nous fussions prêts à tout souffrir pour la gloire de Dieu,
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^et Mii a souffert, il est mort pour les iatérèls de son Père, nous laissant sa croix comme un souvenir de son obéissance et de son amour. Cette croix, placée sous les yeux du chrétien, est un abrégé admirable des instructions et des préceptes de TÉvangile; c'est un encouragement donné à notre faiblesse et une consolation préparée à nos ftmçs, quand elles souffrent.
Notre-Seigneur fait plus encore que de nous instruire et de nous exciter par ses exemples. Comme il ne voulait ni désespérer rhomme, ni lui inspirer une vaine présomption, il lui enseigne un dogme que la philosophie n'avait pas soupçonné, dogme qui concilie la gloire de Dieu avec les mérites de l'homme, une solide humilité avec une juste confiance; il lui enseigne qu'il ne peut pas faire le bien par ses seuls % efforts, mais qu'il le peut avec le secours de Dieu : Sam moiy nous a*t-il dit, vous ne pouvez rien...; venez à moi, et je vous soulagerai*.. Si vous demeurez en moi^ vous porterez un fruit abondant... Demandez^ et vous recevrez^. Si donc l'homme prétend observer la loi, se former aux vertus,, et opérer sontsalut par la seule énergie de sa nature, il se trompe gravement ; c'est un orgueilleux qui ne manquera pas de faire bientôt l'expérience de sa faiblesse. Comme une branche séparée de son tronc se dessèche et meurt, ainsi cet homme, privé du mouvement et de la vie qu'il ne pouvait recevoir que de Notre-Seigneur, sera stérile en bonnes œuvres; la main de Dieu le séparera de la société des saints; mais qu'il s'humilie et qu'il prie,
» Évang. de S. Matthieu, iv, u ; S. Jean, xv, 5.
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la Grâce le justifiera, et, avec elle, il tf y a rien dans Tordre du Î3alut qui lui soît impossible.
C'est parle culte, principaiément, que nous vient la Orâce. Dans tous les temps; les éléments du culte ont ^té la prière et le sacrifice; mais autrefois, avant la venue dé Jésus-Christ, les sacrifices ne plaisaient à Dieu qu'en vue de la victime auguste qui devait s'immoler à sa gloire. Maintenant que les desseins de' Bien ont été réalisés, nous avons, avec la prière, le Sacrifice par excellence et les Sacrements : notre culte se compose de ces trois objets. La prière est particulière ou publique, selon qu'elle est faite à part, ou dans les réunions des fidèles, sous la présidence des pasteurs. Le Sacrifice est celui qui a été offert pour la Rédemption du monde sur la croix, lequel se continue sur nos autels dans la divine 'Eucharistie. A Tautel, comme au Calvaire, Jésus-Christ est prêtre, îl es^ victime; il offre le sang qu'il a versé, la vie qu'il a immolée à la gloire de son Père. Idée sublime que Dieu seul pouvait concevoir dans sa sagesse infinie , que lui seul pouvait réaliser dans sa toute-puissance. Les Sacrements sont des signes sensibles, établis pour communiquer plus immédiatement à Thomme les grâces qui doivent le sanctifier, dans toutes les situation de la vie. Par le Baptême, il entre dans la société des enfants de Dieu; il grandit et se perfectionne dans Tesprit du Christianisme par la Confirmation et par l'Eucharistie. La Pénitence le relève de ses chutes; il y a une Grâte particulière pour bénir le lien qui forme les familles. LTSxtrômé-Onction le soutient dans ses derniers combats, quand il touche au terme de ses épreuves.
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Le ChriffUanisme deVaût'ôtre o<rfth<3*c(ue ou universel, il ihllatt à son culte une grande sinaf^iicilé pour *(!fu'îl'se prêtât au cjaractère et ftux situatitos diverses ^es peuplés; il lui fallait aussi uïie majesté qui com- '^loandAt le respect. Jésus-Christ y a pourvu. Rien de plus sifflple : une parole, un peu d'eau, un morceau de pâte, quelque» gouttes de vin, suffisent au prêtre pourftiire un, sacrement et po»r offrir le sacrifice. Y a-t'ii pays au monde, si pauvre qu*il soif, où l'on ne "^puîsse exercer un pareil culte? Toutefois, ce même xulteade la magniâcenee dans ses rites et dans ses solennités; sous ce rapport, rien n*égala jamais nos fêtes religieuses.
En "établissant des sacrements et un sacrifice, Jésus- Christ a établi un Sacerdoce; i) n'a point délégué aux pères de famille les hautes fonctions du sacerdoce, comme il avait été établi à la première époque, parce qu'il fallait aux miiristnes de ce culte un dévouement, une pureté, une 'Séparation dès ehoses humaines que l'on n'aurait pas trowrés daBsla plupart des chefs de famille. Il n'a pas choisi nOn phis une seule famille sacerdotale, comme Tétait celle d'Aarcto, parce que, le sacrifice devant s'offrir sur touëîes points du monde, une famille n'y eût pas suffi; et' d'ailleurs, il ne voulait pas que ses prêtres cotttradassent des alliances chamelles, qui auraient été un obstacle à l'esprit de dévouement. Le sacerdoce, qui prend en Jésus-Christ lui-même sa source, a été communiqué aux Apôtres; •^ Tïotre^eîgneur, en le leur donnant, a établi qu'ils le communiqueraient à leur tour, par l'imposition des mains, à ceux qu'ils jugeraient propres au ministère de la parole et à la dispensation des choses saintes.
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Nous nous bornons ici à indiquer sommairement ce que nous nous proposons d'expliquer avec une étendue convenable, dans l'exposition du Symbole, du Décalogue et des Sacrements. Ce simple aperçu nous montre que la religion, demeurant essentiellement la même qu'elle fut à Torigine, a reçu de Jésus-Christ sa forme et toute la perfection qu'elle devait avoir dans ce monde. « Ce qu'on appelle aujourd'hui la re* (c ligion chrétienne, dit saint Augustin, a existé depuis « l'origine du monde jusqu'à Jésus-Christ, et c'est de a lui que la vraie religion, qui était aussi ancienne « que le monde, a commencé d'être nommée reU- « gion chrétienne*. »
III. L'avantage inappréciable du christianisme est . d'avoir, dans les premiers pasteurs, un ministère public que Jésus-Christ a étobli gardien des dogmes, de la morale et du culte. i
Dans tous les temps il a dû y avoir sur la terre une autorité visible et parlante, qui conservât et transmît le dépôt sacré des traditions religieuses. Ce furent d'abord les pères de famille, les patriarches qui, selon Tordre établi, enseignaient à leurs enfants ce qu'euxmêmes avaient appris de leurs aïeux. La Providence suscita, dans la suite des temps, des prophètes qui ramenaient le peuple hébreu de ses égarements, et qui réclairaient sur les desseins de Dieu. Ce peuple eut de plus une tribu spécialement chargée de la garde de la religion; aux prêtres était confié l'enseignement de la loi, eux seuls eurent le privilège d'offrir les sacrifices; c'était à eux, et surtout au grand<prêtre, que
* Liv. I dei Rétraetaêioniy chap. zia.
mVIMITB S»U CH&IBTXAMI8ME ' 445
le peupfe &'adressatt dans ses doutes. Jésus^Christ apprit aux Jvits à respecter Tautorité de la Synagogue, alors même qu'elle touchait à sa fin et que ceux qui la composaient se laissaient aller à des passions coupables qui amenèrent la ruine de leur nation. (( Ils sont assis sur la chaire de Moïse, leur dit-il; « pratiquez ce qu'ils enseignent, mais ne faites paa ce « qu'ils font. »
Cependant ces diyerses autorités, établies pour la conservation des doctrines, se ressentaient de l'imp^fection de l'ancien ordre de choses. Les pères de fit* mille n'avaient pas reçu la promesse d'une assistance surnaturelle qui mit leur enseignement domestique à l'abri de Terreur; ils faillirent à leur mission quand les superstitions de l'idolâtrie se répandirent dans le
»onde et infectèrent les générations. La voix des prolètes ne pouvait retentir partout, leur enseignement ne fut connu que d'un petit nombre de peuples; ils ne formaient pas d'ailleurs un ministère régulier et continu, qui seperpétuàt à travers les siècles. La tribu sacerdotale de Lévi, quelles qu'aient été la nature et l'étendue de Fassistance qu'elle recevait de Dieu pour l'enseignement de la loi, n'était directement établie que pour la nation juive. Une autorité plus grande, plus assurée, plus manifeste aux yeux de tous les peuples, devait succéder aux pères de famille et à la Synagogue, pour conserver intacte la religion chrétienne. Nous avons vu Notre -Seigneur, quand il commença la prédication de son Évangile, choisir douze disciples parmi tous les autres. Ce sont les douze Apôtres destinés à devenir les colonnes de l'édifice spirituel qu'il allait élever, et les chefs du peuple saint qu'il voulait
446' n^f^é^MMir >.«».«,.^x,» .
f fbftffer sur la tet^re* De-cwdouze ile&obemliuiqulil
éIftMit le ehef du saeré eottége, et auquel ilôtcMma- ^flques pTomeostô s « âiman , ête de iJ^a,>tu es n Fi«n^, etMr<$eltoFterpeiebftlmâ<moa Ég^, et « • les portfes de l'«»fer Be^rémudrpat pas ooatre eU€. ii HtB doimerai l^stdefscte royaume des ciefux; tout « -M' que tn lieras sur la terre sem iié ckns le eiel ; tout u ce que tu délieras surla terre sera délié dansée <^Lb En yeftu ée ces promesBea ftdtes ^Mua Dieu dont la peir^' ptdflsaiite ^opàre tmit ee qu'il veut, Pi^re devait être le fondMMnt inétoafikJi^le de la société "chrélîeu&e; tous, simptos^fidèles M pasteurs, tous indMûietteuietit allaient élre eauoiis à k puâssauee des ^aft^j oar JéauS'Christ, eu (Ssaiit: Jeté dfnmerai les clefs durcgaiUMHies €t0Mx.»«^ n-exoeptait rimi.
Jésus-Ohrist: réalisa seS' ^omesses ; il€onsoaiiua&» "CûWTre^et assura laslabiliié du Cfaristiamsaie a¥aul1l monter au ciel. Il^vait coi^é aux4ouze.dis€iples le «arac^re saioi^du saoardoeevlateitte de sa mort, en instituant le saeiîâoe eucharistique ; illeur donsa leur miSBiôn, après sa ré8ttiTee!iofi^APîerre^deq[uiil avait reçu un triple témoignage d'anaour, il dit : Fmstm ïigneemx,pm^Keê brebis, lui donnant par là le «oin de dirtger et de nourrir, d'instruire et de gouverner les «gmeaux et les brebis, et tospasteurs mtêmes, pasteurs à l'égard 4es piduples, et brebis à Tégard de Pierre. Aux douze ApAtres, au milieu desquels était Pierre,!' au Comme mon Père m'a envoyéy je vous envoie; allez, emèigmz toutes tes imtiom y bapiiêcmtaunom du Père, ei du FilSy et du Sù^-Esprit, voîlà^uiijé*sms mee Dons jusqu'à kl eofmMfMêm Ûu'Sièeie. Il<seufflaiégaIfiimeBt sar tous, pou pleur tommunîquer le ta^me esprit, et
invtmrà bu etasumAtoMME 447
leur dit : Recevez le Saint-Esprit , les péchés seront remis d ceux à qui vous les remettrez^ ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez.
Tous les Apôtres reçurent donc une puissance divine pour l'enseignement de la foi et pour la dispensation des sacrements; mais ils ne la reçurent pas tous au même degré ni avec la même étendue, car Notre-Seigneur, pour établir l'unité de son Église, voulut d'abord constituer la primauté dans la personne de Pierre; il voulut que les autres Apôtres se tinssent inviolablement unis à leur chef. Pierre vivra dans ses successeurs les pontifes romains, jusqu'à la fin des siècles, pougiaitiaiM tt^yoïiyerner la société spirituelle des fidèles; sa voix se fera entendre partout, elle retentira aux extrémités du monde ; tous les ^vrais enfants de bieu la vénéreront eoDiae la voix de ' '^ésuB-Christ, dont il est te vicaire et l'organe. Les évoques succéderont aux Apôtres, et gouyerneront la partîederÉgij«&Bpécîaldiamteonfié6àleur«oUioitude par le pasteur suprême. Tant qtfîîs demeureront unis au centre, Dieu sera avec eux, et leur enseignement sera pur : par leur ministère, la grâce du salut se répandra sur les peuples. Or toujours la plus grande partie des évêques demeurera dans cette concorde, dans cette union He cretyanees, dans la subordiitatien hiérarchique au vicaire de Jésus-Christ; la vraie religie», le Ghriôtiamame, la société ehrétienneque Jésus- Chîfeta-fôrmée, quil a ainsi réunie seus l'autorité des pasteurs, subsistera toujours, car il lui asolennellement promis qu*il TasâisterajiHsqu'à la^fln des sièdes, pour que jamais les puissances de l'enfer ne prévalent contre elle.
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